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Maîtrise des dépenses : Un outil pour atténuer les aléas de la conjoncture
Publié dans Finances news le 02 - 04 - 2009

* Le comportement des entreprises diverge selon les secteurs et le type de managers.
* Pour garder leur marge, les entreprises réduisent leurs charges.
Face à une conjoncture économique difficile, les entreprises deviennent de plus en plus prudentes, notamment au niveau de leurs dépenses. La rationalisation des choix budgétaires est un maître-mot prononcé par tous les managers. Quand on n’arrive pas à accroître son chiffre d’affaires, la maîtrise des charges est l’un des outils majeurs pour garder les marges. Le comportement des entreprises diverge selon les secteurs. Au Maroc, certaines branches d’activités, notamment celles tournées vers l’export comme le textile, le cuir ou l’automobile, ont été durement touchées. L’Etat est appelé à la rescousse. Des aides directes sont prévues et d’autres mesures d’accompagnement sont au programme pour atténuer l’effet de la crise et de la baisse de la demande étrangère. Le ministère du Commerce et de l’Industrie, qui étoffe le programme de soutien, a reçu 416 demandes dans ce sens provenant de différents secteurs. Les dossiers qui ont été institués concernent jusqu’à présent 22 cas. L’enveloppe allouée est de 147 MDH destinée essentiellement aux entreprises opérant dans le textile. Dans ce secteur, qui travaille en grande partie avec des commandes émanant de l’Europe où la demande a fortement baissé, les entreprises sont plus habituées à des hauts et des bas dans leur activité. C’est un secteur gros employeur de main-d’œuvre où la flexibilité de travail est courante. «Faute de commandes suffisantes pour les mois à venir, nous avons réduit les heures de travail. Nous avons également suspendu l’embauche des saisonniers», commente un dirigeant d’entreprise textile basée à Hay Moulay Rachid, à Casablanca. La masse salariale est un paramètre majeur dans l’industrie textile. C’est pour cela que les managers de ce secteur restent attentifs à leurs ressources humaines en fonction de la conjoncture. Le capital humain est un facteur déterminant dans la réduction des charges, comme il peut aussi être essentiel dans toutes les opérations d’expansion ou de résistance à la crise. Ce paramètre suscite également des inquiétudes chez les autres secteurs vu sa connotation sociale.
Mais les dernières statistiques du Haut Commissariat au Plan (HCP) démontrent que l’économie nationale a tendance à créer davantage d’emplois que d’en perdre, surtout dans les services
Dans le secteur des NTIC ou de l’offshoring, touchés également par les effets de la déprime mondiale, on distingue au contraire une tendance à l’embauche, surtout des profils pointus. Des patrons d’entreprise rencontrent même des difficultés à recruter les candidats requis. On continue même à faire appel à des collaborateurs étrangers pour combler les postes vacants.
De leur côté, les cimentiers ont commencé à entreprendre des mesures drastiques. Suite à la hausse opérée sur les tarifs de l’électricité en mars 2008, elles ont opté pour l’autoproduction et certaines pour l’énergie éolienne. Pourtant, le secteur a réalisé des résultats notoires au titre de l’année 2008. «Nous anticipons une certaine décélération du marché du fait d’une baisse de la demande, surtout pour l’immobilier et les travaux publics», a indiqué Jean- Marie Schmitz, DG de Lafarge Maroc.
Parmi les mesures majeures prises face à la crise figure la réduction des budgets, notamment d’investissement. Un avis qui n’est pas partagé par la plupart des dirigeants. Loic Morin, Directeur général de Sopriam, a indiqué dans ce sens que «nous sommes obligés de poursuivre notre investissement pour pouvoir consolider notre position sur le marché». Des managers stipulent que dans les périodes de crise il faut investir car le rendement est assuré. Le marasme ne peut durer éternellement, c’est juste une, deux ou, dans le pire des cas, trois ans alors que l’investissement c’est la logique du court terme.
Pour Driss Benali, économiste, «c’est le niveau d’adaptation des entreprises marocaines qui peut leur assurer la survie ou maintenir leur expansion. Il y a des entreprises qui sont très vulnérables aux moindres aléas de conjoncture ; en revanche, il y a des entreprises qui ont des managers audacieux qui peuvent prendre des décisions difficiles mais inévitables et au bon moment». La crise mondiale a montré comment des patrons de grosses structures ont été éjectés de leur fauteuil à cause de leur manque de réactivité.


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