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Bancarisation : L’Afrique est-elle prête à accueillir la banque de demain ?
Publié dans Finances news le 21 - 05 - 2009

* Le secteur bancaire en Afrique fait face à un épineux problème de liquidités lié à la crise internationale.
* Le FMI a revu ses prévisions de croissance du continent africain pour 2009 à la baisse, à 3% contre 6% annoncé initialement.
* La forte prudence en Afrique ne doit pas tuer l’innovation dans le secteur bancaire.
* La sous-bancarisation en Afrique est un sérieux défi.
Nouveau contexte, nouveaux défis. Celui de la bancarisation en Afrique du Nord, du centre et de l’Ouest a eu tout l’intérêt mérité les 14 et 15 mai dans la ville ocre à l’occasion d’Africa Banking Forum organisé par i-conférences. Ledit Forum se veut un forum d’échange, de débat et de rencontre. Il se propose d’apporter aux différents acteurs la plate-forme idoine pour une confrontation des expériences et un éclairage sur les secteurs bancaires et financiers de la région.
En dépit de la persistance de la crise financière, les intervenants sont unanimes à estimer que le sujet à débattre aujourd’hui sur la bancarisation en Afrique colle parfaitement avec l’actualité.
En effet, et bien que l’origine de cette crise soit la défaillance du système financier, l’Afrique s’est rendue compte, encore une fois, qu’elle se trouvait à la merci des autres continents. Elle est et reste vulnérable. Le cycle de Doha est arrivé dans une impasse : à fin 2008, la part de l’Afrique dans les échanges mondiaux était de 3%. Les échanges inter-africains étaient de 8% en ce qui concerne les exportations et de 9,3% en ce qui concerne les importations.
Le développement du continent africain relève d’abord du financement des projets, petits et grands, et de l’accompagnement des PME nécessaires à l’émergence d’économies viables dans les pays de ce continent.
Le grand bémol c’est qu’en Afrique, le développement de la banque se heurte au faible taux de bancarisation structurellement observé auprès de la clientèle des particuliers. Le potentiel de croissance pour la banque de détail n’est pas négligeable, notamment sur les activités de banque au quotidien. Un décollage du taux de bancarisation permettrait aux établissements non seulement d’élargir leurs sources de revenus, mais aussi de s’adresser à une clientèle plus large, à même de développer les services parabancaires. L’enjeu réside dans la mise à disposition de services à forte valeur ajoutée pour le consommateur, susceptibles de susciter l’adhésion du plus grand nombre aux services bancaires.
Fracture sociale vs bancarisation
«Il faut créer un environnement pour les non-bancarisés tout en offrant une panoplie de produits à coûts réduits pour la population pauvre», annonce W. Fellow, Directeur du programme FSVC Maroc. D’après lui, les banques africaines sont appelées à développer des offres financières durables et viables parce que celles qui n’ont pas de durabilité sont vouées à l’échec. Il suggère l’utilisation de la technologie qui n’est pas difficile à mettre en place.
Mais la soif de bancarisation ne doit pas passer sous silence le volet réglementaire. L’équilibre entre la nécessité de réglementation et la bancarisation se pose aujourd’hui avec force, d’autant plus que l’origine de la crise internationale reste les subprimes.
Les banques en Afrique sont amenées à trouver un compromis entre la mise en place de normes et le développement de la bancarisation. Une bonne réglementation se veut, certes, garante des bonnes prévisions, mais elle risque de tuer l’innovation.
L’unanimité est de mise sur le fait que les défis de la banque sont liés à sa culture interne. Il s’avère pour elle trop compliqué d’atteindre la population non bancarisée.
R. Zegers, coordinateur SME Finances BAD-Tunisie, partage l’avis qu’un compromis est aujourd’hui indispensable pour concilier entre bancarisation et prudence. «Je pense qu’il est désormais indispensable d’établir un équilibre en matière d’attente des différents groupes, des différents secteurs pour arriver à une viabilité financière et une rentabilité saine», s’empresse-t-il d’ajouter.
Il reconnaît à son tour que le système bancaire africain n’a pas été touché par la crise. Mais contrairement aux autres intervenants, il ne la lie pas aux bons fondamentaux du secteur bancaire africain. Il la lie surtout à la prudence dont la résultante est l’ignorance des groupes cibles (individus, PME…).
Aussi, il faut reconnaître que la crise économique et financière commence à atteindre l’Afrique. Le FMI a revu ses prévisions de croissance du continent africain à la baisse à 3%, contre 6% initialement. Le PIB par habitant diminue pour la première fois en 10 ans en Afrique. Les banques africaines sont désormais plus restrictives en matière de politique de crédit à cause d’un problème de liquidités. Et par ricochet, les PME ne peuvent plus investir et s’étendre.
La crise internationale a touché par ailleurs le secteurs du négoce qui affiche des signes d’essoufflement. Les réserves de l’ensemble des pays africains sont inférieures à celle d’un pays comme la Norvège (5 millions d’habitants).
C’est dans ce sillage que s’inscrivent les différentes mesures prises par la Banque Africaine de Développement. Son leitmotiv est de prévenir la crise économique et financière qui affecte les différents moteurs de la croissance économique et menace d’inverser les réformes surtout dans les pays à faibles revenus (Voir entretien p 18).
A l’instar de la BAD, d’autres institutions multilatérales sont exhortées à apporter leur soutien en Afrique tout en étant proactives. Il est aussi primordial de renforcer la régionalisation entre les pays africains. D’aucuns estiment que les banques basées en Afrique, affectées aujourd’hui par la crise, ne sont pas responsables. Réponse du berger à la bergère : les banques occidentales sont elles-mêmes en crise et ne peuvent apporter aucun soutien à leurs homologues africaines.


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