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Ramadan/Flambée des prix : Certains produits impactés par la faiblesse de l’offre
Publié dans Finances news le 28 - 08 - 2009

* En tête figurent les tomates, les viandes rouges, les figues sèches et les produits de pâtisserie.
* Le refus des éleveurs de vendre leur bétail et la faiblesse des importations en sont les principales causes.
Le risque de flambée des prix lors de ce Ramadan s’est confirmé dès les premiers jours. Les variations ne sont pas dans la limite de l’acceptable comme c’était le cas les années précédentes. Mais pour certains produits, les augmentations dépassent parfois les 100%. A part les produits agroalimentaires dont les prix sont fixés ou sont insensibles à une fluctuation automatique et sévère du marché, les autres produits, notamment les viandes rouges, blanches, le poisson, les fruits et légumes et les fruits secs ont vu leurs prix progresser sensiblement. Certes, la demande joue un rôle important durant cette période pour tirer les prix vers le haut mais pour cette année, c’est aussi une question d’offre. Contrairement au discours officiel véhiculé par la Commission interministérielle chargée de suivre la situation du marché, laquelle «a enregistré avec satisfaction l’approvisionnement suffisant et régulier des marchés en denrées de première nécessité», une tournée dans les différents marchés montre clairement que le panier de la ménagère en ce mois sacré revient nettement plus cher. «A part les tomates qui ont flambé à cause de la vague de chaleur qu’a connue le pays durant les mois de juillet et août et qui a causé des pertes conséquentes aux agriculteurs, les autres produits n’ont connu pratiquement aucune augmentation», souligne la Commission. La détente des prix attendue pour les prochains jours semble peu probable.
Le Ramadan est connu pour ses habitudes alimentaires exceptionnelles qui passent pratiquement du simple au double, à commencer par les viandes rouges dont les prix ont augmenté en moyenne de 17%. Ils se situent dans une fourchette de 70 à 80 DH le kilo en milieu urbain et de 65 à 70 DH le kilo en milieu rural. Cette flambée a accentué le phénomène de l’abattage clandestin. Une activité qui permet d’offrir de la viande à moins de 55 DH. Selon les investigations de la Commission interministérielle, «c’est une question d’offre, les éleveurs préfèrent garder leur bétail». «Nous rencontrons de plus en plus de difficultés à nous approvisionner en marchandises bon marché. L’offre est en deçà de la demande», explique un chevillard du souk hebdomadaire de Sebt de Tit Mellil. Le comportement des éleveurs est compréhensible. Plusieurs facteurs l’expliquent. Ils préfèrent garder leurs bêtes pour l’Aïd El Adha qui sera célébré dans un peu plus de trois mois. «La faiblesse de l’offre de moutons, l’année dernière, et la flambée de leurs prix durant les derniers jours avant l’Aïd ont incité les éleveurs à investir en masse pour cette occasion, espérant réaliser des marges conséquentes», a indiqué Mohamed Taki, président de l’association d’éleveurs dans la région de Benslimane. Autre facteur qui a milité en faveur de ce phénomène, nous explique Taki : «les résultats favorables de la campagne agricole qui s’est soldée par une abondance de l’aliment de bétail notamment l’orge, la luzerne et le foin. Les récoltes ont permis également une nette amélioration de la trésorerie des agriculteurs, ce qui permet le déroulement de leur activité dans de bonnes conditions qui leur permettent de ne vendre qu’une partie du bétail ou de le garder en entier».
Cette pression sur la viande ovine, fortement appréciée dans le monde rural, a eu un impact sur les autres types de viandes notamment bovine et caprine qui, à leur tour, n’ont pu échapper à la tendance haussière.
Pour la viande blanche, malgré une baisse des prix de 10 à 15%, les produits avicoles continuent d’évoluer dans une fourchette largement au-dessus de la moyenne. Les prix au départ de la ferme se négocient à partir de 15 DH tandis que les prix à la consommation, eux, évoluent autour de 18 DH.
Les œufs sont également concernés par la flambée : leur prix est passé en moyenne de 1 DH à 1,10 DH.
Pour le marché des légumes, la détente commence à se faire sentir. Une baisse de 10 à 15% est enregistrée. Mais le niveau des prix devrait descendre encore plus bas s’il n’est impacté par l’effet de la spéculation. En effet, la différence entre le prix à la production et celui à la consommation demeure flagrante.
Les mesures de contrôle et de répression restent insuffisantes pour rétablir l’ordre.
La flambée a touché également d’autres produits alimentaires fortement demandés en ce mois béni, notamment les dattes et les figues sèches. «A cause de la crise, nous avons jugé opportun de procéder à des importations mesurées. Tous les importateurs n’ont pas voulu s’aventurer pour des quantités importantes», a souligné un importateur à Derb Omar. Les figues sèches ont connu une hausse conséquente du fait de la faiblesse de l’offre. Les produits importés, notamment de Turquie, sont vendus en moyenne à 100 DH le kilo.
Les prix des autres produits très sollicités pour la pâtisserie comme le sésame, l’anis, les noix de muscade ou la cannelle ont connu à leur tour un renchérissement sans précédent. La hausse se situe entre 25 et 50%.
Les importations de sésame se font généralement à partir de l’Egypte avec qui le Maroc est lié par l’accord d’Agadir. Les produits locaux sont de meilleure qualité mais ne peuvent satisfaire les besoins du marché national. Un retour à la normale est attendu pour les deux dernières semaines de Ramadan suite à la baisse de la demande. Les consommateurs devraient se tourner, en partie, vers d’autres dépenses comme les articles vestimentaires à l’occasion de l’Aïd ou de la rentrée scolaire.


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