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Jamal Rachidi, un homme engagé :
Publié dans Finances news le 03 - 09 - 2009

Jamal Rachidi, responsable du département marketing et communication d’Eqdom, a hérité d’un lourd nom de famille. Fils d’un ancien directeur des douanes et de la première Marocaine à avoir intégré la Régie de distribution d’eau et d’électricité, neveu du martyr Ahmed Rachidi, Jamal a choisi de batailler ailleurs, dans la Com’.
Jamal Rachidi a beaucoup d’humour ; même durant le Ramadan, il trouve la vanne qu’il faut pour arracher des sourires autour de lui. Il est capable d’improviser un one man show hilarant. Toujours la bonne accroche ou la réplique qu’il faut pour chaque situation !
Mais, au fond, c’est une personne très sérieuse et qui s’intéresse de près à son environnement.
Cadet de trois frères, il est né à Casablanca mais passe une grande partie de son enfance à Hamrya, à Meknès. Il sera arraché de l’insouciance de l’enfance après le décès tragique de son père. «C’est une réelle tragédie dans ma vie. Quand vous perdez votre père, vous ne perdez pas seulement l’homme mais une partie de vous».
Jamal dit fièrement être le produit de sa mère qui a bataillé pour que ses enfants ne manquent de rien et n’aient besoin de personne.
«Depuis la mort de mon père, j’ai compris que dans la vie il faut batailler pour ses droits et non pas attendre qu’on vous les octroie». Il s’estime chanceux d’avoir eu la belle vie qu’il a eue, ne manquant de rien grâce au sacrifice d’une mère dévouée à ses enfants.
Il poursuivra ses études à l’école publique et a déjà une idée de ce qu’il veut faire dans la vie. «Je ne voulais pas entreprendre de longues études pour gagner rapidement ma vie ; car je ne voulais pas demander davantage à ma mère qui nous a tant donné». Il était fasciné par le monde de la communication et il voulait en faire son métier ; alors, après un
Bac D, il intègre Com Sup à Casablanca.
«Nous croyions révolutionner la Com’ !». Une fois son diplôme en poche, Jamal Rachidi effectue ses premiers pas dans la vie professionnelle du côté de l’annonceur en rejoignant l’équipe marketing de Bayer. On est dans les années 90, c’est l’époque de l’émergence du marchandising et du marketing opérationnel. Ça tombe bien puisque Jamal découvrira chez Bayer l’école anglo-saxonne de la Com’. «Elle privilégie le terrain sur la théorie, une expérience très importante pour Jamal qui commence à comprendre qu’entre anglo-saxons et francophones, il n’est pas seulement question de différence de langues mais aussi de mentalité et de perception.
Il restera chez Bayer quatre années avant de rejoindre, de l’autre côté de la barrière, les agences de Com’. Et pendant une dizaine d’années, il plongera dans le monde de la créativité et de la production : Klem Euro RSCG, Zone Bleue DDB, Capricorne, Cinemapress Young&Rubicam, Shem’s … il a bien roulé sa bosse. Et il a le temps tout de même de préparer un Master en communication politique ! Forcément après 14 ans, Jamal a éprouvé l’envie de souffler en s’offrant une année sabbatique. C’est ainsi qu’il passera l’année 2003-2004 à New York où il découvrira de près le pays de l’oncle Sam. «Les gens là-bas ont une autre perception des choses. C’est une ville cosmopolite où l’on découvre des gens de tous bords, mais chacun d’eux se bat pour son identité !».
En tant que spécialiste de la Com’, Jamal apprécie particulièrement les focus groupes où la parole est donnée au consommateur pour émettre son avis sur un produit ou une publicité. «Il est important de réaliser des études de comportement du consommateur». Ce dernier évolue rapidement. Sa perception aussi. L’évolution même des supports de communication doit être étudiée ! «Je pense que pour atteindre le consommateur, il faut arrêter de penser à sa place et essayer de regarder le monde à travers ses yeux».
Après s’être pleinement ressourcé, Jamal Rachidi va intégrer Eqdom où il doit gérer la communication de produits différents, pour des clients différents sur des supports différents. Il va rapidement établir un plan d’action pour un travail bien organisé. «Nous avons opté pour une spécialisation par métier car les communicants ne peuvent exister que collectivement. Nous avons deux formes de travail à gérer : les rendez-vous calendaires et les actions marketing récurrentes ».
Mais avant de communiquer avec le public externe, Jamal Rachidi croit dur comme fer à la pertinence de la communication interne qui contribue à créer une émulation des salariés autour des produits élaborés pour les clients. «Les salariés sont notre premier public et lorsque vous les valorisez ils vous le rendent bien!».
Jamal Rachidi a compris que le Marocain est très émotif et que le rire, comme émotion, est l’un des moyens les plus efficaces de la Com’.
Mais, il ne faut pas croire qu’il ne fait que rigoler à longueur de journée; il est même un peu caractériel. Il n’aime pas qu’on le bouscule, ni qu’on mette en doute sa parole. «Mon pire défaut, je pense, est ma nervosité et de ne pas être sélectif avec mon entourage, ce qui peut se retourner contre moi, parfois». Sa meilleure qualité, c’est qu’il a bon cœur, comme le disent de lui ses connaissances.
Dans la vie privée, il est plutôt casanier, consacrant le plus clair de son temps à sa femme et à son fils de 13 ans, Abderrahmane, qu’il aime tant. «J’aime également être en présence de gens cultivés, ceux qui me tirent vers le haut !». Il aime aussi lire des livres engagés, voir des films engagés, et assister aux conférences de débat. «J’aime particulièrement lire Roger Garaudy et Alija Izet Bojovic et les auteurs engagés pour de vraies causes». Il est lui-même engagé dans le milieu associatif puisqu’il est, entre autres, conseiller en communication d’une association caritative. Jamal Rachidi est également grand supporter de foot qu’il pratique également comme loisir. «Dans le foot, j’aime le travail d’équipe !».
Croyant beaucoup au destin, Jamal Rachidi changerait trois choses s’il pouvait remonter le temps. «J’aurais tout d’abord opté pour une carrière scientifique cartésienne où blanc veut dire blanc et noir, noir. La deuxième chose est que j’aurais pratiqué beaucoup plus de sport parce que c’est important pour notre santé et notre bien-être. Et puis j’aurais pu y faire carrière puisque j’étais champion du Maroc de basket à Meknès dans la section des minimes. Enfin, j’aurais attendu d’avoir 35 ans avant de me marier, ça m’aurait évité une bêtise monumentale que je regrette à ce jour!». Pas amer pour deux sous, Jamal Rachidi est très reconnaissant envers Dieu pour tout ce qu’il lui a donné !


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