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Entretien : La feuille de route de Laamarti
Publié dans Finances news le 11 - 03 - 2010

* Très présente sur les gros risques, Sanad compte renforcer sa position sur le segment de la PME et se déployer dans le segment des assurances des personnes.
* Le développement davantage de synergies avec la CDG, qui détient 40% du capital de Sanad, fait partie des principaux axes stratégiques du plan d’action des trois prochaines années.
* 2009 est qualifiée d’année assez bonne pour Sanad.
* Tour d’horizon avec Abdelilah Laamarti, Directeur général de Sanad.
- Finances News Hebdo : Vous êtes fraîchement nommé à la tête de la compagnie d’assurance Sanad ; vous étiez Directeur Général Adjoint de la compagnie. Qu’est-ce qui explique, d’après-vous, une absence de communication par le passé ? Pourquoi un tel mutisme ?
- Abdelilah Laamarti : Je pense que chaque homme a sa culture. Nous avions, à la tête de la Direction de Sanad,
M. Abdeltif Tahiri qui a fait un excellent travail mais qui, certes, communiquait peu autour de cela. Je peux dire que c’est une question d’homme.
Mais cela n’empêche que nous avions communiqué sur des produits que vous avez eu l’occasion de voir sur la presse et les différentes artères de la ville.
- F. N. H. : A la différence d’Atlanta qui communique beaucoup, on remarque que sa filiale Sanad est trop discrète ?
- A. L. : Etant donné qu’Atlanta est cotée en Bourse, il est tout à fait normal qu’elle communique pour être proche des médias et des analystes qui veulent avoir le maximum d’informations sur la compagnie. Sanad, par contre, est restée dans l’ombre parce qu’elle est une compagnie non cotée. Mais aujourd’hui, nous allons essayer de rectifier le tir en nous attelant davantage à la communication autour de la compagnie et ses produits.
- F. N. H. : Atlanta et Sanad sont deux compagnies d’assurance sœurs dans le groupe Holmarcom. Peut-on savoir comment s’exploitent les effets de synergie entre les deux ?
- A. L. : Au niveau de la structure, Atlanta et Sanad sont effectivement deux sociétés indépendantes de par leurs organes de direction, leur positionnement. Au niveau commercial, elles sont concurrentes au même titre que les autres compagnies de la place. Maintenant, au niveau interne, nous avons développé des synergies sur tout ce qui est fonction-support, comme par exemple la plate-forme informatique, la gestion financière et comptable, la réassurance, les frais généraux, ….
- F. N. H. : Le contrôle interne se veut désormais une obligation pour les compagnies d’assurance afin qu’elles puissent honorer leurs engagements dans un contexte marqué d’incertitudes. Où en est actuellement Sanad, sachant que vous êtes trop présents sur les gros risques (industriels, maritimes…) ?
- A. L. : Au niveau du contrôle interne, nous sommes assez bien avancés. En 2008, la cartographie des risques a été élaborée. Des actions ont été par ailleurs planifiées en vue de pouvoir suivre et contrôler ces risques.
- F. N. H. : La grande partie du portefeuille de Sanad est composée d’entreprises. Est-ce que vous ne comptez pas vous déployer sur le créneau des assurances des personnes ?
- A. L. : On essaie en effet de développer le marché des particuliers pour lequel le réseau de distribution le plus efficace est la bancassurance. A ce niveau-là, nos actionnaires de référence, le Groupe Holmarcom et la CDG, essaient de nouer des liens de partenariats avec quelques banques de la place. Aujourd’hui, Sanad n’a pas encore de réseau de distribution de bancassurance.
- F. N. H. : Et pour le cas de Sanad, est-ce que vous n’envisagez pas un rapprochement avec une banque précise ?
- A. L. : Tout ce que je peux vous dire, c’est que des discussions sont menées avec des banques de la place pour développer un réseau de bancassurance pour notre compagnie.
- F. N. H. : Il y a cinq ans, la CDG est entrée à hauteur de 40% dans le capital d’Atlanta et de Sanad. Quels types de répercussions sur Sanad a pu avoir cette opération stratégique d’envergure ?
- A. L. : Nous avons jusque-là profité du portefeuille assurances de la CDG et de ses filiales qui sont aujourd’hui assurées auprès d’Atlanta et de Sanad. Par ailleurs, et comme vous le savez, la CDG est présente dans plusieurs gros investissements du pays et nous nous sommes fixé comme objectif de renforcer notre partenariat en développant la couverture des risques liés aux chantiers menés par la Caisse de Dépôt et de Gestion.
- F. N. H. : Qu’est-ce qui empêche un tel effet de synergie de voir le jour ?
- A. L. : L’entrée de la CDG dans le capital de Atlanta et Sanad est récente (un peu plus de 3 ans). La CDG a son métier et nous, nous avons le nôtre. Il fallait donc prendre le temps de bien se connaître et étudier les synergies possibles avant de créer des passerelles entre les deux groupes.
- F. N. H. : Et pour les chiffres ? Quel a été l’aliment généré par la compagnie au titre de l’année 2009 ?
- A. L. : Au niveau des chiffres, l’année 2009 a été techniquement une assez bonne année avec une croissance de 6% du chiffre d’affaires qui est de l’ordre de 1,2 milliard de DH. La croissance enregistrée par le marché global de l’assurance en 2009 est également de 6%. Nous avons par contre sur-performé le marché dans la branche automobile, avec une croissance de 18% contre 10% pour la moyenne du marché.
- F. N. H. : Quels sont les principaux axes stratégiques de votre plan d’action pour les prochaines années ?
- A. L. : Je suis chargé d’élaborer une stratégie sur les trois prochaines années. Je dirai d’abord que derrière toute stratégie, il y a une vision de l’actionnaire de référence qui définit, d’un commun accord avec le top management, un plan d’action pour réaliser cette vision. Cette stratégie est, bien entendu, traduite à travers un certain nombre d’actions pour atteindre les objectifs fixés.
Ce que je peux vous dire en premier, c’est que nous allons mettre le client au centre de notre stratégie. Quand je dis client, j’entends par là le courtier, l’agent et l’assuré. Donc, nous allons passer d’une structure organisationnelle orientée produit vers une autre orientée client. Le but est d’être plus proche de nos clients et de leur assurer un meilleur service, une meilleure satisfaction et donc une fidélisation. Deuxièmement, nous allons nous rapprocher encore plus de la CDG de sorte à mieux profiter de notre appartenance. De la même manière, nous continuerons à développer les synergies créées jusque-là avec le Groupe Holmarcom.
Et puis, nous allons renforcer notre stratégie qui est orientée vers la profitabilité, non seulement par le biais d’une politique de tarification adéquate, mais surtout en inculquant une culture de prévention aux assurés. Lorsqu’un risque est déficitaire, on ne peut pas augmenter indéfiniment la prime, il faut aussi chercher les causes du déficit, et donc comment le réduire.
Et enfin, nous allons essayer de booster la productivité au sein de la compagnie en optimisant l’usage des technologies de l’information afin de pouvoir réduire les coûts et les délais d’exécution…
- F. N. H. : Quelle appréciation faites-vous de l’avenir du secteur des assurances à l’aune de tous ces changements (contrôle de risque, contrat-programme, accords de libre-échange…) ?
- A. L. : Je pense que le secteur va devenir de plus en plus sécurisé. Je suis confiant quant à son développement parce qu’il y a un contrat-programme qui vise à élargir la couverture à une plus grande partie de la population et lui offrir une meilleure protection et, par là, démultiplier le chiffre d’affaires du secteur au cours des cinq prochaines années. Je pense que l’on va vers une plus grande maturité des compagnies d’assurance. Elles seront plus responsables et se contrôleront elles-mêmes à travers le contrôle interne.
- F. N. H. : Est-ce qu’aujourd’hui on peut penser, en toute tranquillité, que nos compagnies sont à même d’affronter leurs concurrentes étrangères ?
- A. L. : Il faut prendre la question très au sérieux en cas d’implantation de compagnies européennes ou américaines avec leurs moyens informatiques, leurs bases de données, leurs outils de segmentation du marché et de tarification, leurs techniques de vente, surtout au niveau du marché du particulier et de l’automobile. Il faut donc se mettre à niveau. Je suis persuadé que l’on y arrivera.


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