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Q&R : «Il faut un équilibre entre les filières et aussi entre les régions»
Publié dans Finances news le 29 - 04 - 2010

* Le PMV est à sa phase de démarrage et nécessite l’adhésion de tous.
* Les résultas records de la dernière saison sont hors de portée, mais une récolte plus que moyenne se confirme de jour en jour.
* Point de vue de Ahmed Ouayach, président de la Comader.
- Finances News Hebdo : Comment se déroule la réalisation du Plan Maroc Vert (PMV)?
- Ahmed Ouayach : Elle se déroule normalement. Mais il est encore prématuré de tirer des conclusions concrètes. Dès le départ, il a été décidé d’atteindre d’ambitieux objectifs comme l’augmentation du PIB, l’amélioration du revenu des agricultures, du potentiel et la compétitivité à l’export. Les préparatifs se poursuivent et concernent les principales filières qui ont la plus grande superficie et qui ont un impact direct sur les agriculteurs. Le PMV va démarrer et engager des réalisations dans certaines filières comme les céréales, les viandes rouges, l’oléiculture.
- F. N. H. : Quels sont les chantiers prioritaires qui doivent être prochainement mis en œuvre ?
- A. O. : Il y a tout d’abord tout l’arsenal juridique de l’agrégation qui est un important pilier du PMV. Il y a aussi les grands chantiers concernant les céréales pour donner aux opérateurs plus de visibilité. Il faut également assainir la structure foncière; le PMV prévoit la distribution de 70.000 ha/an. Au programme figure également la réforme du circuit intérieur, notamment les abattoirs et les marchés de gros.
Le PMV a insisté sur l’économie de l’eau et il est envisagé d’étendre les aides à l’irrigation localisée. Mais le plus important est l’élément humain. Il faut mobiliser les opérateurs agricoles et les exploitants pour qu’ils adhèrent au PMV.
- F. N. H. : Dans sa déclinaison régionale, pensez-vous que le PMV aura des contraintes à surmonter, notamment les disparités entre les régions ?
- A. O. : Oui, il y a des contraintes et aussi des handicaps; certains sont d’ordre structurel, d’autres conjoncturels. Par exemple, la région du Gharb a été pendant deux ans victime d’inondations, ce qui doit pénaliser le programme du PMV. Mais il faut dire que les régions ne présentent pas les mêmes potentialités. Certaines peuvent aller plus vite que les autres en raison des conditions climatiques et humaines. Alors que d’autres sont pénalisées par l’état des infrastructures; une raison qui explique pourquoi les premières attirent plus d’investisseurs.
Pour réussir le PMV dans sa globalité, il faut établir, d’une part, un équilibre entre les filières et, d’autre part, entre les régions. Car les disparités ne peuvent que provoquer des fractures, surtout entre les populations.
- F. N. H. : Quelles sont vos prévisions pour l’actuelle campagne agricole ?
- A. O. : Ce qui est sûr, c’est que nous n’atteindrons pas la production record de l’année dernière qui a été une saison exceptionnelle sur tous les plans.
Cette année, la campagne a démarré tardivement en raison des inondations dans certaines régions, en plus d’autres conditions climatiques défavorables.
Mais je peux dire que, dans l’ensemble, la saison sera plus que moyenne. Avec une production aux alentours de 70 millions de quintaux. Car l’état végétatif est jugé bon dans plus de 60% des superficies.
- F. N. H. : Comment expliquez-vous la flambée des prix de certains produits agricoles comme les tomates, par exemple, qui sont actuellement hors de portée ?
- A. O. : Les produits agricoles subissent cruellement la loi de l’offre et de la demande. Les moyens de régulation des prix et de l’approvisionnement ont montré leur limite. Mais il faut préciser que cette flambée reste conjoncturelle. Le cas des tomates est bien particulier du fait que les cultures ont été endommagées par les inondations.


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