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Entretien : «Nous devrons gagner la bataille de la compétitivité»
Publié dans Finances news le 14 - 01 - 2010

* La campagne agricole se déroule dans de bonnes conditions, mais il est encore tôt de prédire ses résultats.
* Les exploitants marocains ont intérêt à investir dans la qualité pour consolider leur positionnement dans les marchés extérieurs, surtout européens. Le PMV ouvre les perspectives de cette opportunité.
* Tour d’horizon avec Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture.
- Finances News Hebdo : Comment se présente le déroulement de la campagne agricole ?
- Ahmed Ouayach : Il se déroule dans de bonnes conditions, surtout avec les pluies bienfaitrices qui sont généralisées et qui concernent tout le territoire national.
L’apport en eau généré depuis la deuxième semaine de décembre a permis un excédent pluviométrique important dépassant largement la moyenne nationale. Certaines régions ont été fortement atteintes par les inondations mais la situation est mieux que l’année dernière où le scénario était catastrophique. Les pertes restent limitées et les agriculteurs marocains ont une forte capacité de se remettre de ces aléas.
- F. N. H. : Le fait que le démarrage de la campagne a été tardif cette année par manque de pluie, en novembre et octobre, n’a-t-il pas impacté les travaux ?
- A. O. : C’est vrai qu’il y a eu une perturbation qui a ralenti les travaux. Mais il faut dire que les pluies sont arrivées à temps et qu’elles ont incité les exploitants à activer le rythme des travaux. C’est plutôt la campagne de l’année dernière qui était exceptionnelle qui a démarré plus tôt. Pour l’actuelle saison, les choses sont plus ou moins dans les règles. Les mois d’octobre et de novembre ont été, certes, moins humides que la normale, mais n’empêche que la période qui a suivi, notamment la deuxième quinzaine de décembre jusqu’à maintenant, est très favorable.
- F. N. H. : Est-ce qu’on peut prédire une bonne campagne agricole avec le niveau du cumul pluviométrique?
- A. O. : Personne ne peut prévoir les rendements. Il y a, certes, les prémices d’une bonne ou mauvaise saison. Mais il faut dire que c’est comme un match qui se joue à la dernière minute. Il y a des campagnes qui démarrent bien et qui se terminent en catastrophe et le contraire aussi. A la fin du mois de novembre, vu la faiblesse de précipitations, certains avaient annoncé une saison compromise. Alors qu’avec le retournement de tendance d’autres commencent à prévoir une bonne année. Certes, les pluies d’automne sont importantes pour l’épiaison mais encore faut-il qu’elles soient bien réparties dans l’espace et dans le temps. Les pluies de printemps, surtout les mois de mars et avril, sont également importantes pour le rendement et la qualité de la production. Mais il n’empêche que ces pluies rendent tout le monde optimiste malgré un démarrage difficile. Il est encore trop tôt pour prédire quoi que ce soit. Si la saison est moyenne, c’est déjà pas mal. Il ne faut pas non plus pécher par excès d’optimisme.
- F. N. H. : Qu’en est-il du secteur de l’élevage ? Le gouvernement a baissé les droits de douane sur le maïs et certains intrants ; est-ce que ces mesures seront maintenues ?
- A. O. : L’élevage est un secteur stratégique de l’agriculture nationale, non seulement pour les exploitants en amont, mais aussi en aval pour la branche de l’agro-industrie comme l’aviculture par exemple. En favorisant ces activités, le gouvernement veut donner un coup de pouce au secteur.
Il faut dire que les intrants ont toujours constitué un handicap majeur pour les agriculteurs. C’est un élément-clé de compétitivité aussi bien pour le cheptel que pour les fabricants des aliments composés.
L’orientation actuelle est d’encourager le maïs ensilage qui n’est pas importé.
Pour le maïs en grain, la production locale est largement insuffisante pour répondre aux besoins; l’option pour l’importation est incontournable.
Les droits de douane ont été sensiblement réduits pour cette année et ils devraient l’être probablement pour 2011.
- F. N. H. : Comment voyez-vous l’accord du Maroc avec l’UE ; est-ce que c’est un accord équilibré ?
- A. O. : Globalement oui. Le Maroc a très bien négocié cet accord. Le gouvernement a pris tout son temps et il a associé les professionnels. Il était question de trouver une formule win-win qui préserve les intérêts de tous.
Mais on n’a pas encore les détails de l’accord pour pouvoir le juger suffisamment. Mais le plus important est qu’il a permis d’augmenter les quotas du Maroc dans différents produits exportés en tenant compte des réalisations de la campagne agricole nationale pour ne pas déstabiliser la production du pays et pénaliser les exploitants.
Les secteurs les plus concernés par les clauses de l’accord sont les viandes rouges, le sucre et, bien sûr, les céréales. Les Européens, pour leur part, se sont engagés à accompagner la réalisation du plan Maroc Vert que ce soit au niveau du financement ou sur le plan technique.
- F. N. H. : Cependant, on a remarqué ces derniers temps que les normes européennes sur les produits agricoles sont encore plus exigeantes. Cela ne va-t-il pas pénaliser nos exploitants ?
- A. O. : Ces normes nous incitent à être plus compétitifs pour répondre à la demande des importateurs européens; vu la concurrence acharnée, ils vont trouver un pays qui réponde à leurs normes.
Il est de notre intérêt d’améliorer toujours notre compétitivité. Nous devrons gagner cette bataille. C’est à l’avantage de la réputation et de la renommée de nos produits. Nos producteurs doivent s’adapter et investir dans la qualité qui est, en fin de compte, un investissement rentable, surtout pour le long terme.
- F. N. H. : Quelles sont les principales dispositions du plan Maroc Vert pour 2010?
- A. O. : Il faut transformer ce grand chantier qu’est le PMV en véritable plan d’action. Déjà, des mesures ont été prises et sont en train de se concrétiser sur le terrain à travers les contrats-programmes sectoriels.
Il faut dire aussi que la déclinaison régionale du PMV est importante pour tirer profit des atouts et des spécificités des différentes régions. La création de certaines organisations dédiées comme l’Agence des oasis, ou l’Office de la sécurité alimentaire, vont donner un coup de pouce à la réalisation du programme.
Il y a aussi d’autres chantiers qui seront lancés pour accompagner le PMV.


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