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Cuir : La filière cible le haut de gamme
Publié dans Finances news le 23 - 09 - 2010

* Malgré la crise, la filière a enregistré une progression de 2,6 % et de plus de 5 % en valeur en 2009.
* Même si 2010 enregistre un recul dû au retard des commandes, la branche chaussures termine le premier semestre avec 11 % d'évolution.
* La 3ème édition de MaroCuir veut donner une nouvelle impulsion et redynamiser les actions de communication et de promotion du secteur au niveau du marché local et à l'international.
La troisième édition du Salon MaroCuir se déroulera du 30 septembre au 2 octobre à l'OFEC de Casablanca. Cette édition survient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la concurrence des pays de l'Est et de l'Asie. Une concurrence accentuée par la crise mondiale, et ce malgré l'évolution des demandes et des besoins des donneurs d'ordre sur le marché mondial.
Mais ce contexte n'entame en rien le moral des professionnels déjà boosté par une progression de 2,6 % et de 5 % en valeur en 2009, avec une contribution importante aux exportations industrielles de l'ordre de
3 Mds de DH. En effet, le Maroc est l'un des rares pays à enregistrer une progression, se plaçant ainsi 7ème fournisseur en chaussures de l'Union européenne. Et malgré une légère baisse au premier semestre 2010, justifiée par un retard des commandes, la filière chaussure enregistre une évolution de 11 %. Les professionnels sont donc optimistes quant au maintien du même cap de progression pour le reste de l'année.
Pour cela, le secteur vise le haut de gamme à forte valeur ajoutée. La niche européenne est dans la ligne de mire pour le recrutement des grandes marques. L'objectif est non pas de sous-traiter mais de fabriquer le produit fini. L'Europe pèse pour beaucoup dans la production à l'export. L'Espagne arrive en tête avec 35,06 % de parts de marché à l'export talonnée par la France avec 33,85 %. L'Allemagne représente 13,89 % de PDM, contre seulement 6,17 % pour l'Italie.
La filière est d'ailleurs fortement engagée dans le Programme de Renforcement des Capacités Commerciales des pays arabes, ENACT. Le marché américain n'est pas bien loin, lui aussi. Actuellement, ce marché présente une part insignifiante dans la production à l'export avec 1,12 % seulement. Mais, il présente un grand potentiel pour la filière puisqu'il absorbe à lui seul 900 millions de paires de chaussures par an.
Etat des lieux
La filière cuir au Maroc regroupe cinq secteurs professionnels à savoir : chaussure, tannerie et mégisserie, vêtement en cuir, maroquinerie et articles de voyage, sellerie et ganterie. Bien que présentes sur l'ensemble du territoire national, les unités du cuir sont en grande majorité situées dans la région du Grand Casablanca (54 % des unités de fabrication), de Fès (34 %) et Tanger qui bénéficie du mouvement de délocalisation des entreprises espagnoles et portugaises.
La filière occupe une place stratégique dans l'économie marocaine avec une contribution importante aux exportations industrielles de près de 3 milliards de DH. Le secteur emploie 40.000 personnes, ce qui représente 3,5 % de l'ensemble des autres branches de l'industrie et les professionnels sont toujours demandeurs de main-d'œuvre.
L'un des principaux atouts du secteur, en plus de la forte tradition et savoir-faire, est la disponibilité de la matière première. Et encore, un important travail doit être fait au niveau de la collecte. Surtout que la filière est en cours de finalisation de l'étude de l'amont. Ce travail structurant, associé à la présence d'une association dynamique qui fédère le secteur, augure d'un bel avenir de cette filière.
Cependant, celle-ci accuse également des faiblesses. En effet, la qualité des cuirs finis reste très moyenne, la créativité aussi.
Et l'un des boulets de ce secteur est l'insuffisance des dispositifs actuels de formation par rapport aux besoins. Il est vrai qu'actuellement le projet d'Ain Cheggag à Fès prévoit le pôle formation, mais cela saurait-il suffire ? Quand on sait que cette industrie compte 360 unités de production, autant dire que c'est une goutte d'eau dans l'océan.
Ce qui mine les efforts de la filière aussi est l'importance de l'informel.
Un Salon pour promouvoir les atouts du Maroc
Cette troisième édition de MaroCuir est le fruit de la conjugaison des efforts de la Fédération marocaine des industries du cuir, de Maroc Export, du ministère de l'Industrie et de celui du Commerce extérieur.
La mission de MaroCuir est de créer un événement fort, un lieu de rencontres et d'échanges qui se positionne comme un accélérateur d'efficacité de la filière. Et ce d'autant plus qu'il y a une concurrence accrue de nouveaux événements sur le Maghreb pour promouvoir des destinations concurrentes.
Il fallait donc impérativement attirer les donneurs d'ordre et les investisseurs étrangers vers le Maroc, et cela passe par l'amélioration de la communication et l'image de l'industrie marocaine du cuir à l'échelle internationale. Les professionnels en sont très conscients, c'est pourquoi le Salon instaurera un nouveau carrefour de communication et de contacts privilégiés avec les partenaires institutionnels concernés par le secteur.
Au 15 septembre, ce sont quelque 140 sociétés qui ont confirmé leur participation à l'événement, ce qui représente une augmentation de
16 % du nombre des exposants. La dimension internationale du Salon est confortée par la participation de 34 exposants internationaux principalement d'Europe et du Pakistan.
Cette rencontre sera l'occasion de débattre de sujets d'actualité pour le secteur. Puisque trois conférences se tiendront en marge du Salon pour traiter de l'évolution du marché international. Mais également du projet d'Aïn Cheggag et surtout de la possibilité d'intégration des industries du cuir des pays de l'Accord d'Agadir.
Mettre en relation les fabricants et les donneurs d'ordre nationaux et internationaux reste tout de même l'un des objectifs principaux de pareille manifestation afin de mieux recruter de nouveaux clients pour le Maroc.


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