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Sofac Crédit
Publié dans Finances news le 08 - 09 - 2005

Le Plan stratégique mis en place a permis à la société de redresser sa situation financière. Elle devrait renouer avec les bénéfices fin 2005. L’analyse de BMCE Capital.
Parallèlement à un contexte sectoriel ardu, la rétrospective quinquennale des réalisations de Sofac Crédit met en exergue deux périodes distinctes :
- le bilan 2000-2003 est marqué par la chute de la production, la perte de parts de marché, la difficulté à s’aligner sur les règles prudentielles de Bank Al-Maghrib, l’accumulation des impayés et l’inaptitude à accéder à un financement compétitif;
- ces éléments ont poussé l’actionnaire de référence à s’impliquer activement dans la gestion de la société pour assainir ses comptes et redresser ainsi sa situation financière. Pour cela, la CDG a mis en place le plan d’action 2003-2005 qui a donné ses premiers fruits au cours de l’exercice 2004, puisqu’il s’est soldé par des réalisations financières satisfaisantes.
Une évolution de l’encours en demi-teinte
Entre 2000 et 2003, l’encours brut de crédits a accusé un repli annuel moyen de 2,05% pour se fixer à près de 1,9 Md de DH en fin de période. La baisse de la production de 12,4% en moyenne par an, occasionnée par l’accumulation des impayés suite à une mauvaise sélection des clients, en est à l’origine.
Néanmoins, l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante en 2003 et la réorientation de la stratégie avec l’appui de l’actionnaire de référence, a défini un nouveau départ pour la société. Ambitieux, le plan d’action stratégique annoncé par le management en 2003 a impliqué l’ouverture simultanée de plusieurs chantiers d’envergure, dont la redéfinition de la stratégie commerciale et la mise en place d’une gestion des risques.
Les premiers résultats de ce programme de restructuration sont perceptibles en 2004, année où la société a renoué avec les bénéfices. En effet, porté par un contexte économique favorable et par un portefeuille de crédits en cours d’assainissement, l’encours brut de la société de financement s’est apprécié de 5,4% pour se monter à 2,0 Mds de DH, s’alignant ainsi sur l’évolution de la production qui atteint 608 MDH au 31 décembre 2004.
Ce regain d’activité a permis à Sofac de renforcer sa position sur le marché. Avec une part de 9,0% de l’encours total réalisé en 2004, la filiale du Groupe CDG occupe désormais la quatrième place après Eqdom, Wafasalaf et Assalaf Chaabi.
Une santé financière en rétablissement
Au niveau de l’exploitation, le produit net bancaire (PNB) s’est contracté en moyenne de 3,5% entre 2001 et 2004. Il est nettement affecté par la détérioration de la marge d’intérêt (-7,5%) qui subit l’effet combiné du renchérissement du coût des ressources occasionné par une dégradation des fondamentaux de la société et du repli des rendements de crédits dans un contexte de baisse du TEG.
En effet, la montée en force des concurrents, notamment sur le segment de l’automobile, a entraîné une baisse tendancielle des prix, qui s’est soldée par une détente des taux de sortie dans le but de maintenir, voire renforcer sa part de marché. Parallèlement, l’érosion du TEG entre 1999 et 2003 laisse peu de marge de manœuvre à la société qui constate le tassement de sa marge d’intermédiation.
Toutefois, au terme de l’exercice 2004, le PNB marque une évolution de plus de 2% à106,2 MDH, tirant profit de la réduction de 10% des charges d’exploitation bancaire à 119,2 MDH. Cet allègement tient compte d’une optimisation des ressources, constituées exclusivement de CMT et de BSF.
En résulte la baisse de 115 pbs du coût de refinancement, générant ainsi une économie de près de 33 MDH.
Sur un autre registre, les charges générales d’exploitation ont augmenté de 8,1% en moyenne entre 2001 et 2004, passant de 48,9 à 61,7 MDH, impactés principalement par les coûts engendrés par le plan de restructuration et par le renouvellement des effectifs (les charges de personnel s’élèvent à 31,4 MDH contre 18,8 MDH en 2002). Leur poids dans le PNB global se fixe à 58,1% en 2004, en hausse de 16,8 points comparativement à 2001, traduisant ainsi une baisse de la productivité. En outre, la contraction de la marge financière entre 2000 et 2004 entraîne le repli du taux de rendement opérationnel de Sofac Crédit de 1,4 point pour s’établir à 5,6% à la fin de l’exercice 2004.
Progression des créances en souffrance
La circulaire n°19/G/2002 relative à la classification des créances en souffrance et à leur couverture par les provisions a été édictée par Bank Al Maghrib le 23 décembre 2002. Entrée en vigueur le 1er janvier 2003, la circulaire est devenue applicable à compter du 30 juin 2003, tandis que les sociétés de financement ont eu la possibilité d’étaler les provisions induites par ces nouvelles dispositions sur deux années au maximum, soit jusqu’au 31 décembre 2004.
Tiré par le poids de l’encours déclassé du crédit automobile (soit 95%), l’encours des créances en souffrance de Sofac a progressé, au cours de la période étudiée, de 0,9%, avec un pic en 2003 à 717,6 MDH fixant le taux de contentieux à 38,7% contre 19,3% en 2000.
En revanche, le taux d’impayés de crédits non affectés se contient à 7%. Il convient de préciser à ce stade que celui-ci émane quasi exclusivement des prêts octroyés aux clients non conventionnés et non employés de la fonction publique. C’est la raison pour laquelle Sofac tend à privilégier les fonctionnaires dans son portefeuille clients.
Avec les efforts de provisionnement entrepris en 2004, le taux de couverture apparent de Sofac s’élève au terme de cette même année à 91,2% contre 63,8% en 2000.
L’assise financière de Sofac étant fragilisée par le tassement de l’activité et l’amoncellement des impayés, la société de financement s’est trouvée confrontée aux problèmes de refinancement.
Le ratio de solvabilité s’en est trouvé amenuisé à 7,4% au 30 juin 2003 contre 11,3% à fin 2000. Ce déclin a nécessité la recapitalisation de l’entreprise en novembre 2003 de 150 MDH, induisant un renforcement de 54% des fonds propres de la société et par là même, une conformité aux règles prudentielles de Bank Al Maghrib. En effet, l’augmentation de capital réalisée en 2003 s’est matérialisée par le redressement de ce ratio à 8,2% au titre de l’exercice 2003 et 12,2% en 2004.
Une stratégie ambitieuse
Le résultat net de Sofac retranscrit les difficultés rencontrées par la société de financement au cours de la période 2001-2003. En effet, en 2003, l’entreprise a enfoncé son déficit à -75,7 MDH comparé à -9 MDH en 2001. Elle a ainsi accumulé des pertes de 118 MDH sur la période 2000-2003.
L’implication plus active de la CDG en tant qu’actionnaire de référence et l’avènement d’une nouvelle équipe dirigeante avec de nouvelles orientations stratégiques a donné des résultats palpables en 2004.
En effet, Sofac Crédit est en phase de négocier un virage décisif dans son processus de développement, mettant à profit les dérapages du passé.
Initié par la CDG, le nouveau plan d’action stratégique est ambitieux : des chantiers ont été ouverts tous azimuts et évoluent positivement, permettant à la société de se repositionner sur un marché secoué par des mutations réglementaires et par un renforcement de la concurrence.
Les axes de développement reposent sur la refonte organisationnelle et informatique, la mise en place d’une politique de gestion des risques, la restructuration des ressources de financement et la redéfinition de la stratégie commerciale.
Perspectives 2005 & 2006 encourageantes
Tirés par des progressions soutenues de l’encours brut de Sofac Crédit, les PNB prévisionnels pour les exercices 2005 et 2006 sont estimés respectivement à 109,3 et 119,6 MDH, en hausse de 2,8% et de 9,5%.
La progression estimée des frais généraux est de +0,9% en 2005. Compte tenu de la finalisation du plan de redressement, les charges générales d’exploitation devraient s’inscrire en quasi-stagnation à 62,2 MDH en 2006. De ce fait, le coefficient d’exploitation devrait s’améliorer à 57% en 2005 et à 52% en 2006. Le résultat brut d’exploitation prévisionnel serait excédentaire pour les deux prochaines années de 47,0 MDH et de 57,4 MDH, marquant ainsi des augmentations de 1,1% en 2005 et de 22,2% au 31 décembre 2006. Compte tenu des efforts de provisionnement consentis au cours des deux derniers exercices et de la sélection dans l’octroi des crédits, les dotations nettes aux provisions devraient se replier de 8,8% à 46,5 MDH en 2005 et de 12,0% à 40,9 MDH en 2006. Par conséquent, le résultat net prévisionnel 2005 est estimé à 22,7 MDH, en hausse de 223,7% par rapport à 2004. A fin 2006, il s’octroierait 23,6% pour se fixer à 28,0 MDH. Il convient de noter, cependant, que ces prévisions ne tiennent pas compte d’une éventuelle croissance externe que Sofac Crédit pourrait mener au terme de son plan de restructuration. L’évaluation du titre Sofac Crédit par les méthodes de valorisation «les comparables et les anglo-saxons» aboutit à une valorisation moyenne de 236 DH pour l’action, soit une surcote de 10,6% rapportée au prix du 1er août 2005 de 261,05 DH.
Compte tenu d’anticipations favorables sur les potentialités de développement de la filiale de la CDG, les analystes de BMCE Capital recommandent de conserver le titre dans les portefeuilles.


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