La Banque mondiale réaffirme son soutien au Plan Maroc Vert. L'institution vient de consentir un prêt de 200 millions de dollars, au profit d'un programme de renforcement des chaînes de valeur agroalimentaires au Maroc. Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) a approuvé un nouveau programme ambitionnant la création d'un environnement propice à la croissance du secteur agroalimentaire. Pour un montant total de 200 millions de dollars, ce projet, en phase avec la stratégie du ministère marocain de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, aspire à lever les obstacles au développement de filières spécifiques. Améliorer la compétitivité de l'agro-industrie et l'efficacité des marchés agroalimentaires, tout en assurant une meilleure intégration des petits et moyens producteurs. C'est l'objectif auquel souhaite aboutir le programme de Banque Mondiale. il est question pour l'institution de remédier à un certain nombre de problèmes structurels, notamment la sécurité sanitaire des aliments, la qualité des produits, et le manque d'intégration des marchés. Dans un communiqué, la BM dit avoir fondé son programme sur des conditions de marché favorables et sur les bons résultats enregistrés par le Plan Maroc vert (PMV), avec en ligne de mire, plusieurs finalités. Il s'agit avant tout de stimuler les performances de l'agro-industrie, favoriser les investissements privés dans des unités de transformation, mais aussi, renforcer les capacités des fédérations interprofessionnelles de deux filières à fort potentiel, à savoir les agrumes et l'olive, par le biais de mesures structurelles et spécifiques. Le projet devra également contribuer à la modernisation du modèle de gestion des nouveaux marchés de gros, d'améliorer, à l'aide d'outils technologiques dédiés, l'accès aux informations sur les cours des produits, et de piloter de nouveaux dispositifs pour mettre en relation les petits producteurs avec les gros acheteurs et renforcer leur participation aux chaînes de valeur Aux termes de ce projet, deux centres d'innovation agroalimentaire seront mis en place pour aider les petits et moyens producteurs à proposer des produits plus innovants et à plus forte valeur ajoutée, et offrir divers services commerciaux et techniques pour soutenir la transformation locale de produits bruts.