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Grandeurs et handicaps ( 5 ème partie)
Publié dans GoAgadir le 27 - 11 - 2008

Que pèse le produit marocain dans la balance des pays émetteurs de touristes ?
IL n'est secret pour personne de dire que le tourisme dépend, d'abord des pays étrangers émetteurs de clients. Le tourisme dépend également d'une large couverture aérienne et d'une bonne promotion touristique doublée d'un bon produit qui unit la qualité au bon prix. Le tourisme est un secteur qui dépend de conjonctures diverses : politique, économique, écologique, financière, de mode de destinations et produits touristiques au fil des années et des saisons etc… C'est aussi un secteur très fragile, pourtant il reste la première industrie mondiale du fait qu'il émane du besoin de l'homme de voyager, partir à l'étranger, voir d'autres cultures, contacter d'autres civilisations, se faire des amis à l'international, se distraire, prendre un peu de recul par rapport aux craintes quotidiennes que sont la famille, le travail, le stress... Un besoin qui devient de plus en plus grandissant vu les moyens technologiques et informatiques modernes, mis à la disposition du citoyen du monde. Vu également la panoplie de destinations touristiques internationales doublées de destinations nationales, avec un super embarras de choix. Voyager est devenu un élément civilisationnel international de plus en plus ancré dans l'esprit des humains modernes. Ne pas prendre son congé et voyager, une fois par an au moins, devient une frustration des plus difficiles à supporter.
Le tourisme est aussi une profession à part entière qui draine derrière elle toute une panoplie d'autres professions, métiers et secteurs industriels et économiques, voire culturels aussi et bien d'autres, bien sûr. Le tourisme est le secteur le plus multiplicateur d'emplois et de création de richesse. D'où l'importance du tourisme dans les économies des pays, qu'ils soient riches, développées ou en voie de développement. Au Maroc, beaucoup de nos professionnels en sont bien conscients et essaient à juste titre d'être performants. Certains d'entre eux, une bonne majorité par ailleurs, le sont effectivement, à titre individuel. Ils leur manquent pourtant cette dynamique de groupe à la fois positive et bien participative, dans un cadre associatif rassembleur, loin de tout égoïsme et arrivisme démesuré. Une dynamique d'ensemble qui vise avant tout, le développement du tourisme national. Ne pas se rallier d'une manière inconditionnelle à l'Administration (de tutelle, entre autre), soit, n'être ni avec, ni contre l'Administration, rester juste professionnels, cherchant à mettre tout en œuvre, pour l'intérêt du tourisme national. En fait professionnels et Administration doivent être du même bord pour l'objectif primordial de développement touristique à l'échelon national, régional et local. Ils sont dans le même bateau, chacun apportant l'équilibre afin que le bateau ne chavire, ne prenne eau et arrive à bon port.
Après plus de 35 ans de tourisme dans le pays, les professionnels du secteur du tourisme ont grandement besoin d'une représentativité véridique au sein des institutions élues : communes, conseils régionaux, conseils préfectoraux, parlement et deuxième chambre. Il est grand temps et bien judicieux de penser sérieusement à la création de la Chambre du Tourisme, tant souhaitée par les professionnels. On ne peut faire avancer le tourisme avec, à titre exemple, un seul élu communal issu du secteur et un autre élu au conseil régional, comme est le cas à Agadir, destination balnéaire première du pays. Il est important de remarquer que le secteur a besoin d'être structuré également dans le cadre d'un Syndicat National Professionnel ( rassemblant les différents opérateurs) pour avoir la force de l'écoute revendicative et politique légitimes dépassant la situation consultative pour entrer enfin dans la phase réellement participative, dont le seul objectif est le développement du tourisme.
Le tourisme national se trouve dans un virage décisionnel de son développement. Il doit négocier ce virage avec professionnalisme, efficacité et perspicacité. Lorsqu'on analyse la place du tourisme national dans l'échiquier international, elle est vraiment minime, voire insignifiante, par rapport aux grandes destinations touristiques internationales. Rappelons que le Maroc touristique ne dispose encore qu'une seule destination balnéaire de séjour ( Agadir), qu'une seule destination touristique culturelle ( Marrakech), qu'une destination moyenne pour les circuits ( Fès) et une seule destination de tourisme d'affaires ( Casablanca). Tout le grand Sud, avec ses richesses et ses atouts est à peine représenté par Ouarzazate et Zagora, qui émergent difficilement, malgré toutes les difficultés incalculables rencontrées là bas. Que pèse donc le produit touristique marocain dans la balance des TO étrangers, dans les pays émetteurs de touristes ? Pas grand-chose, malheureusement. Et pourtant avec ce « pas grand-chose », le Maroc fait de son tourisme un secteur économique prioritaire nationale, développe une politique et une stratégie de mise en œuvre sur le terrain, principalement avec l'avènement de SM Le Roi Mohammed VI, avec une implication réelle. Moralité, le pays a tout à gagner en développer le secteur avec le savoir faire, la coordination, la concertation et le professionnalisme qu'il faut à tout point de vue, du fait qu'il est un secteur vraiment très porteur, un secteur vital pour son économie, un secteur qui tire dans son sillage et l'agriculture, et la pêche, et l'argo-industrie, et l'artisanat , et les BTP, et l'aérien, et les banques et les services etc…
Le Maroc, enregistre en provenance de l'Allemagne, premier pays émetteur de touristes en Europe, à peine 0, 15 % du total de ses clients et des millions de voyages allemands effectués à l'étranger. Le Royaume Uni, deuxième pays européen, participe avec 0,60 % de ce qu'il génère, à l'étranger. Le Royaume Uni et l'Allemagne sont les deux pays qui ont donné naissance aux deux plus grands TO actuellement, étalant leurs activités sur tout le territoire européen et bien au-delà.TUI ( TO N° 1 mondial) et Thomas Cook ( N°2), sont devenus grâce au regroupement et au rachat des autres TO les interlocuteurs et les partenaires incontournables, dans le secteur du tourisme. Lorsque le produit touristique marocain n'arrive pas à capter 1% du potentiel réel de ces deux géants touristiques, cela veut dire qu'il a un bon chemin à parcourir encore et de bonnes stratégies à développer. Précisons aussi que si le Maroc arrive à capter plus de 1,5 million de rentrées aux polices frontières en provenance de France, c'est parce qu'il y a d'abord une bonne partie de nos RME qui voyagent avec un passeport français, qu'il y a également beaucoup de résidents et coopérants français qui sont comptabilisés comme touristes, qu'il y a également beaucoup de personnes issues de mariages mixtes qui font souvent l'aller retour entre la France et le Maroc. Ceci dit, les relations politiques, économiques et culturelles entre les deux pays servent bien cette cause touristique, également, ce qui n'est pas le cas, ni pour l'Allemagne, ni pour le Royaume Uni, ni pour aucun autre pays émetteur de touristes.
Les analyses économiques sur le tourisme, malheureusement ne développent pas suffisamment les autres critères d'analyses touristiques autres que les arrivées touristiques, les nuitées et les apports en devises qui restent perçues par un regard purement administratif. Ainsi, les arrivées touristiques comptabilisées que la base des enregistrements de la police frontière ne sont nullement toutes touristiques. Les rentrées de devises contiennent également les apports de nos RME à l'occasion des vacances dans le pays. Quand aux nuitées touristiques, elles ne tiennent en compte que les nuitées passées dans des hôtels classés et ne peuvent enregistrer les nuitées passées hors hôtellerie ou campings. L'investissement touristique et para touristique étrangers, donc en devise mérite d'être bien signalé et chiffré dans le même contexte que celui des arrivées et nuitées touristiques. Un suivi également doit être fait pour déterminer le taux de retour de nos clients et le degré de satisfaction, non seulement sur les prestations hôtelières, mais sur tout ce qui touche le tourisme directement, voire indirectement.
Pour cela, on a besoin d'observatoires régionaux, financés par les institutions élues, mais indépendants dans la décision et la gestion quotidienne, afin de donner une crédibilité aux analyses et différents moyens de prospection, rapports et études réalisés à l'échelon régional, dans le seul objectif d'avoir un bon tableau de bord et des moyens fiables pour se faire une idée plus ou moins réelle du développement du secteur, de ses difficultés et de ses contraintes. Bien analyser, pour mieux comprendre, afin de définir les stratégies qu'il faut et de prendre les décisions judicieuses qu'il faut. En conclusion, on ne peut plus faire marche arrière étant donné que le secteur du tourisme est érigé en priorité économique nationale. Alors autant le rendre plus performant, plus professionnel, plus alimenté par les moyens nécessaires pour concrétiser la politique et les stratégies touristiques en cours et à venir, à la fois à court, moyen et long terme.
A bon entendeur, salut.


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