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Polémique autour de la « taxe casher »: Berdugo conteste les accusations
Publié dans H24 Info le 17 - 11 - 2021

A la suite de la récente polémique sur une « taxe casher » imposée aux établissements touristiques au Maroc, Serge Berdugo, livre ses explications. « Ce n'est pas une taxe mais une contribution », se défend le président de la Communauté juive de Casablanca.
« Il n'y a pas de taxe casher, ça n'a jamais existé, ce sont des supputations. La Communauté a été désignée par une circulaire du 23 juillet comme étant la seule habilitée à délivrer le label. Nous sommes en train de travailler et de mettre en place une commission qui sera opérationnelle au courant du mois de décembre. Nous n'avons pris actuellement aucune position sur aucun des sujets », explique Serge Berdugo dans une déclaration à H24Info.
Le chef de la Communauté israélite de Casablanca fait référence à une circulaire édictée le 23 juillet 2021 par les ministres de l'Intérieur; de l'Agriculture, du Commerce et de l'Industrie; et du Tourisme, et adressée aux walis des régions et gouverneurs des préfectures et des provinces du royaume.
Dans le texte dont H24Info détient copie, il est écrit que « la délivrance, le régime de labellisation casher a été confié exclusivement à la Commission cacherout de la Communauté Israélite de Casablanca ».
« Ainsi, les établissements touristiques (hôtels, clubs, maisons d'hôtes, restaurants) et les organisateurs d'événements (traiteurs, tours opérateurs...) souhaitant délivrer des prestations réputées casher conformément au culte juif, ou organiser des événements ou des cérémonies où seraient servies des nourritures casher, doivent impérativement obtenir au préalable une autorisation «Teoudah» spécifique aux aliments casher délivrée par la Commission de la cacherout de communauté Juive de Casablanca », lit-on encore.
Si la circulaire ne mentionne aucune taxe ou montant à verser, une polémique a toutefois éclaté au sein de la communauté juive et de certains professionnels du tourisme dont les plaintes ont été relayées par plusieurs médias, notamment israéliens. Ils accusent la Commission de la casherout d'instaurer « une taxe » par touriste et par nuitée en contrepartie de la délivrance du label casher Maroc.
Une accusation qui a été démentie par la Commission en question via un communiqué publié le 5 novembre dernier:
« La Commission de la cacherout est en phase d'asseoir une organisation de ses instances afin de répondre aux missions dont elle a été investie par les autorités publiques conformément à la circulaire interministérielle conjointe du 23 juillet 2021 relative aux conditions de délivrance des prestations casher », peut-on lire. Et de préciser que « cet écosystème ne concernera pas les individus qui sont libres d'agir à leur guise ».
Le communiqué explique également que « la création du label casher Maroc et l'organisation qui en découle, notamment l'exclusivité de son octroi par la Commission cacherout de Casablanca, a pour objectif de mettre fin à l'anarchie qui régnait dans le secteur de la fourniture de prestations casher et qui portait préjudice aux touristes concernés dans un contexte marqué par de belles perspectives pour le développement du tourisme casher au Maroc ».
En effet, avec la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, établie il y a quasiment un an, le royaume chérifien s'attend à recevoir plusieurs centaines de milliers de touristes originaires de l'Etat hébreu. « Aujourd'hui, nous nous apprêtons à recevoir des dizaines de milliers de touristes. Qui est responsable de la casherout? C'est nous. Sinon on nous dira que la Communauté juive n'a pas fait son travail. Notre casherout sera fiable et mondialement reconnue mais il faut du temps. Ce qui va être mis en place, c'est une contribution, une redevance, qui servira à payer les frais de service de la cacherout. Où est le scandale ou le racket là-dedans? », s'indigne Serge Berdugo qui souligne que pour l'instant « l'ancien système » s'applique.
Par « ancien système », entendez une négociation « à la bonne franquette » au cas par cas entre la Communauté et le prestataire. « Ça dépendait de l'importance des choses et de plusieurs facteurs. Ça se passait très bien avec les organismes marocains mais ça a posé problème avec les organismes extérieurs », détaille Berdugo. « Ils étaient habitués à la gratuité et à faire ce qu'ils voulaient, désormais ils sont obligés de rentrer dans un cadre dont ils ne veulent pas ».
Un barème sera étudié entre la Commission et les opérateurs
« Jusqu'à présent, c'était la communauté qui s'occupait de supporter tout le poids des frais de la casherout, maintenant on est arrivé à un moment ou il est impossible de faire comme ça. Les établissements se sont habitués à obtenir la cacherout sans contrepartie. Aujourd'hui, vu la multiplicité des groupes de voyage, nous sommes obligés de surveiller car il y a eu beaucoup de manipulations de certains organisateurs disant être sous la tutelle de x ou y alors qu'il n'y a rien », renchérit de son côté le responsable rabbinique de la Commission de la casherout, Gabriel Kessous.
« Nous allons avoir des surveillants que nous allons payer, des rabbins jugulateurs que nous allons payer, etc. Nous sommes obligés d'avoir de la main d'œuvre et cela entraîne un coût » ajoute-t-il, qualifiant cet apport financier de « petite subvention, d'aide à la casherout ».
A ce propos, les concernés se demandent sur quel barème reposera donc cette redevance. « On n'a pas encore décidé le futur barème. Il sera étudié ultérieurement, d'ici la fin de l'année, avec les prestataires de service pour définir son application, la procédure etc. de façon à ce que ce soit quelque chose de logique », répond Serge Berdugo qui rappelle que la Commission se compose de rabbins et d'experts. « On n'est pas en train de jouer aux apprentis sorciers, on fait quelque chose de sérieux », poursuit-il.
Le barème « est en train de se décider pour ne pénaliser personne, ni les opérateurs, ni la Commission de la casherout. On veut que les opérateurs travaillent et qu'ils amènent des groupes, c'est notre joie et notre fierté », atteste de son côté le rabbin juge Gabriel Kessous qui précise que la plateforme du site de la Commission est en cours de construction afin de répertorier les adresses et les commerces labélisés casher au Maroc.


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