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Frontières: les experts sanitaires favorables à une réouverture début février
Publié dans H24 Info le 17 - 01 - 2022

Prévue pour l'heure jusqu'au 31 janvier prochain, la fermeture des frontières n'est plus justifiée sur le plan sanitaire selon plusieurs experts. Pour un autre spécialiste, il est nécessaire d'attendre le plateau (stabilisation du nombre de cas positifs) pour prendre une telle décision, qui pourrait advenir début février. Les détails.
« Il est peut-être temps de rouvrir les frontières… Pendant des jours, j'ai discuté avec beaucoup de personnes de cette question… et j'ai essayé de trouver une raison convaincante de les laisser fermées… mais en vain », écrit Pr Azzedine Ibrahimi dans une publication Facebook hier, dimanche 16 janvier. Le membre du comité scientifique de lutte contre le covid-19, entité apte à donner des recommandations en la matière, plaide pour une réouverture des frontières marocaines, en compassion avec « les milliers de citoyens touchés, les MRE et les Marocains bloqués à l'étranger et qui pâtissent chaque jour de cette décision de fermeture ».
Fermées depuis le 28 novembre dernier, les frontières marocaines ne laissent plus entrer les touristes, plongent dans l'agonie le secteur touristique qui retrouvait à peine un souffle de vie depuis l'été. Sans compter les milliers de Marocains et résidents qui n'ont pu rentrer chez eux depuis l'annonce de fermeture, malgré l'opération de rapatriement organisée fin décembre.
Pour Azzedine Ibrahimi, « il faut arrêter de penser en termes de nombre de cas et se concentrer sur la gravité de la maladie et ses indicateurs », soulignant que le covid-19 est désormais considérée comme une épidémie endémique à l'international. Le spécialiste cite une étude californienne élaborée auprès de près de 70.000 personnes testées positives au corona qui a montré un risque significativement réduit d'hospitalisations et de décès après infection par omicron par rapport à delta indépendamment des niveaux accrus d'immunité dans la population…
Les arguments les plus importants de cette étude sont que :
1- Les personnes atteintes d'Omicron symptomatiques sont 53% moins susceptibles d'être admises à l'hôpital;
2- Les patients d'Omicron sont 74 % moins susceptibles d'être admis dans les unités de soins intensifs;
3- Les personnes atteintes d'Omicron sont 91% moins susceptibles de mourir;
4- Les patients atteints par Omicron n'ont pas besoin de ventilation mécanique;
5- La durée moyenne d'hospitalisation des patients atteints d'Omicron est d'un jour et demi, contre environ cinq jours pour les patients atteints de Delta.
« Objectivement, si nous avions laissé nos frontières ouvertes face à Delta, qui est plus dangereux qu'Omicron, la logique dicte au moins la réciprocité », commente Ibrahimi. Et de souligner que « le but de la fermeture n'a jamais été d'empêcher ce variant d'atteindre le Maroc, car nous savons tous que les virus et le covid-19 ne connaissent pas de frontières ». « Le but de la fermeture est de ralentir de manière proactive l'arrivée de la souche Omicron au Maroc afin que nous puissions connaître toutes ses caractéristiques et se préparer à l'affronter ».
Même constat du côté du Pr. Jaafar Heikel qui dans un tweet met en relief le fait que « la fermeture des frontières n'a pas empêché Omicron de se diffuser à vitesse grand V » et que « les mesures sont à adapter sans excès ».
Le terrain confirme que la fermeture des frontières n'a pas empêché omicron de diffuser à vitesse grand V. Les confinements n'ont pas eu les résultats escomptés.Les mesures barrières,dépistage,vaccination et traitements = package optimal.Les mesures sont à adapter sans excès.
— Jaafar Heikel (@JaafarHeikel) January 14, 2022
Dr Tayeb Hamdi, médecin généraliste et chercheur en politiques et systèmes de santé, est également favorable à une réouverture des frontières marocaines. « Compte-tenu de la propagation communautaire du virus dans ces conditions, l'accès au territoire national dans les conditions sanitaires imposées, applicables ne présente pas un sur-risque épidémique », écrit-il à son tour sur son compte Facebook samedi.
« Il serait souhaitable d'envisager l'ouverture de ces frontières conformément à notre approche marocaine réussie, proactive et anticipative basée sur la prise de décisions basées sur les données scientifiques pour protéger les citoyens et protéger le Maroc avec le moins possible d'impact et de conséquences et dommages sociaux, psychologiques, éducatifs et économique », plaide-t-il, à l'instar de ses deux confrères.
« L'accès au territoire national de citoyens marocains ou d'étrangers complètement vaccinés et munis d'une attestation PCR négative, est moins risqué sur le plan épidémiologique que le comportement de personnes non vaccinées ou qui le sont incomplètement, qui n'adhèrent pas aux mesures préventives, qui se rassemblent dans des cafés et des endroits publics ou privés ou qui présentent des symptômes et ne font pas de tests, et qui sont positives ou contacts et ne respectent nullement la durée et les conditions de l'isolement », martèlent Dr. Hamdi et Pr. Ibrahimi.
« A mon avis, il faut d'abord attendre la stabilisation des cas, le plateau, car on a quand même une augmentation des cas en réanimation. Depuis fin décembre, on est passé de 2% à 10% du taux d'occupation », tempère de son côté un médecin proche du dossier préférant garder l'anonymat. Selon lui, le gouvernement va décider d'ouvrir les frontières début février. « Dès qu'on arrive au plateau et que les cas commencent à baisser, il faut que la vie reprenne, et je crois que cette situation arrivera fin janvier », estime-t-il.
L'atteinte du plateau est nécessaire selon l'expert car « le problème causé par Omicron est le fort taux d'absentéisme ». « Il y a des services actuellement qui comptent cinq ou six médecins absents car malades; donc même pour s'occuper des autres malades, ça devient difficile », fait-il remarquer, notant que si le Maroc enregistre quelque 7.000 cas positifs par jour, le nombre réel doit avoisiner les 20.000, faute de diagnostics.
« L'avantage du Maroc, c'est qu'il a un taux de vaccination qui reste satisfaisant, ce qui fait que même si beaucoup de cas positifs sont enregistrés, il n'y a pas beaucoup de décès ni de cas graves contrairement à d'autres pays », conclut le médecin, favorable aussi à l'entrée sur le territoire marocain avec schéma vaccinal complet et PCR négative.


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