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Cinéma : "13 jours, 13 nuits", Roshdy Zem rejoue l'évacuation de Kaboul
Publié dans Les ECO le 11 - 07 - 2025

Avec un thriller intense qui se veut loin des rodomontades hollywoodiennes, Martin Bourboulon met en scène l'évacuation de l'ambassade de France en Afghanistan, avec Roschdy Zem et Lyna Khoudri en vedettes.
Kaboul, 15 août 2021. Alors que les troupes américaines s'apprêtent à quitter le territoire, les talibans prennent d'assaut la capitale et s'emparent du pouvoir. Au milieu du chaos, des milliers d'Afghans tentent de se réfugier dans le dernier lieu encore protégé : l'ambassade de France. Seuls, le commandant Mohamed Bida et ses hommes en assurent la sécurité. Pris au piège, il décide de négocier avec les talibans pour organiser un convoi de la dernière chance, avec l'aide d'Eva, une jeune humanitaire franco-afghane.
Commence alors une course contre la montre pour évacuer les réfugiés jusqu'à l'aéroport et fuir l'enfer de Kaboul avant qu'il ne soit trop tard. Le film est inspiré de l'incroyable histoire vraie du commandant Mohamed Bida et de son roman éponyme aux éditions Denoël. Le réalisateur Martin Bourboulon est donc venu à Casablanca tourner un film bien loin de son diptyque sur les «Trois mousquetaires» qui l'avait fait remarquer du grand public.
La genèse du projet
«13 Jours, 13 Nuits» s'inscrit dans la lignée d'une collaboration étroite avec Pathé et Dimitri Rassam. C'est Ardavan Safaee qui, le premier, a contacté Dimitri après avoir lu le livre de Mohamed Bida», confie le metteur en scène. L'auteur de l'ouvrage, Bida, est lui-même fils de harki et son père a dû fuir l'Algérie pour échapper à l'exécution. «J'ai six mois quand ma famille débarque en France en juillet 1962, se souvient-il.
Comme de nombreux bébés évacués de Kaboul.» Bourboulon continue : «La force de cette histoire d'exfiltration et la puissance du récit humain me saisissent immédiatement. Moins d'une semaine après, je propose à Roschdy Zem de lire le livre de Bida». La description très méticuleuse dans le livre de l'opération d'exfiltration a fasciné le cinéaste. Mais cette histoire de ces hommes et femmes forcés de fuir un pays qu'ils aiment l'a aussi réellement bouleversé.
L'équipe s'est plongée dans les archives des chaînes d'infos telles que CNN, la BBC, France 24. Les articles du Monde, du New York Times ou encore du Washington Post lui ont permis d'avoir une vision internationale et donc forcément plus complète. Le documentaire «Escape From Kabul», produit par HBO, a lui aussi été une formidable source pour comprendre le rôle des forces armées américaines et la tension incroyable qui régnait aux abords de l'aéroport de Kaboul.
Qu'est-ce que l'héroïsme ?
Martin Bourboulon a tenu à mettre en scène un héros du réel, humain. Il le caractérise avant tout par son humilité et sa dévotion à sa mission, à ses hommes et aux Afghans réfugiés dans l'ambassade. Ce héros est essentiellement motivé par l'envie d'aider sans briller.
«Très vite avec Roschdy, nous avons souhaité qu'il puisse y avoir des moments, où le personnage pourrait craquer lui aussi, et avoir des moments de doute», précise le cinéaste.
«Je pensais beaucoup à la figure d'un skipper de bateau ; un homme référent pour les autres, qui doit toujours apparaître solide face à la situation, mais qui, une fois seul, laisserait exprimer ses doutes et sa fragilité... Je pense que c'est cet aspect qui en fait d'ailleurs un véritable héros.»
C'est pourquoi les quelques scènes où l'on voit le commandant Bida dans le vestiaire seul avec la main qui tremble, ou allongé sur son lit ne trouvant pas le sommeil, sont cruciales pour montrer ce côté du personnage. Il n'est pas un héros d'action ou guerrier, c'est un homme qui, face au chaos environnant, va convoquer son courage, sa détermination, mais surtout son empathie pour accomplir avec sang-froid quelque chose d'extraordinaire. Bref, Bourboulon ne voulait pas faire un film de cowboys ni un remake de «Die hard» («Piège de cristal», 1988).
«Nous avons aussi eu la chance de travailler avec des acteurs afghans formidables», tient-il à souligner. «Leur présence a été précieuse, bien au-delà du jeu d'acteur. Tous se sont montrés d'une grande justesse, disponibles, engagés, et certains, bien que non professionnels, m'ont profondément impressionné par leur talent naturel.»
Un tournage marocain
Le but de Martin Bourboulon était de rester le plus proche possible des événements réels. Il trouvait l'histoire suffisamment intense. Ajouter des scènes d'action inventées n'aurait pas servi le récit, estime-t-il. C'est comme cela que le film gagne en intensité et en tension. Le tournage s'est fait au Maroc, principalement à Casablanca, mais aussi à Kénitra, pour toutes les scènes se déroulant à l'aéroport. Pour des raisons évidentes de sécurité, il était impossible de tourner à Kaboul.
Le choix du Maroc s'est imposé naturellement, non seulement pour les opportunités logistiques qu'il offre, mais aussi «parce que les équipes locales y sont extrêmement professionnelles, expérimentées et investies», explique Bourboulon.
«Il y a une vraie culture du tournage au Maroc, et nous avons pu nous appuyer sur leur savoir-faire avec beaucoup de confiance». Recréer Kaboul au Maroc représentait un vrai défi. Les environnements ne sont pas identiques, et cela demandait une reconstitution minutieuse. Le réalisateur tient d'ailleurs à saluer le travail exceptionnel des équipes déco et du chef décorateur, Stéphane Taillasson, et les équipes VFX de Buf, avec Olivier Cauwet.


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