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"Lady Aicha" : Dans le désert marocain, le musicien Bantunani à la conquête de Aicha Kendisha
Publié dans Hespress le 08 - 07 - 2021

C'est un voyage mystique entrepris par Bantunani. L'artiste et musicien franco-congolais a dévoilé le clip de son nouveau single « Lady Aicha », pour rentre hommage à la célèbre comtesse Aicha Kandisha, à travers des sonorités afrofunk, folk et gnawa.
Entre légende et groove, dans son nouveau titre « Lady Aicha » , Bantunani chante le mythe de Aicha Kandisha. L'artiste redonne ses lettres de noblesse à la comtesse maudite à travers un récit romantique et passionnel qui trouve son cadre dans le désert torride du Maroc.
Entouré des musiciens du conservatoire de Casablanca et du Maleem Abdenbi al Meknassi, Bantunani pose son afrofunk entre le folk marocain et la musique Gnawa pour un résultat étourdissant qui nous plonge dans une ambiance psyché funky à travers un message poignant faisant de la figure de Aicha Kandisha, une femme forte et résistante face à l'oppression.
Pour en savoir plus sur ce nouveau single, Hespress FR a posé quelques questions à Bantunani. Son périple pour découvrir ce qui se cache derrière Aicha Kendisha, le tournage de son clip dans le désert marocain ou encore sa collaboration avec e Maâlem Abdenbi al Meknessi, le musicien aux multiples casquettes se confie.
Pourquoi avoir choisi de conter l'histoire de Aicha Kendisha?
Aicha Kandisha, on ne la cherche pas, je crois que c'est elle qui vous trouve. En abordant l'étude de la musique Gnawa et ses rites si mystiques autour des couleurs, sa légende m'a interpellée au point de me livrer à une vraie quête au point de lui consacrer une chanson.
Je suis allé sur ses traces, d'El Jadida Fès en passant par Meknes où le Maleem Abdendi, mon mentor dans ce projet m'a livré les derniers secrets. Soudainement, j'ai compris que le mythe dépassait les frontières du Maroc puisqu'elle était à quelques exceptions près la Mami wata du Congo.
Vivant à Casablanca, le temps de cet album, j'ai voulu mélanger les genres et ouvrir mon groove à la musique classique du Maroc en plus du folklore Gnawa en y invitant des musiciens du conservatoire de Mers Sultant où la chanteuse a su trouver le timbre envoûtant pour incarner Aicha.
Comment s'est passé le tournage de votre clip dans le désert marocain?
Souvent quand je compose ma musique, les images me viennent en même temps. J'avais ce paysage sous mes yeux, ce Maroc qui est un vrai décor de cinéma naturel.
Sur la base de la maquette, avec mon équipe très réduite, on partait en quête du désert Marocain pour entendre ou apercevoir la silhouette de la comtesse.
La plupart des images ont été tournées près de Nador où vraiment j'ai eu des hallucinations. Etait-ce la chaleur ou juste des mirages ? Je voulais un clip universel et à l'esthétique hollywoodienne avec une comédienne qui incarne la sérénité pour montrer une Aicha Kandisha plus reine du désert que sorcière.
La force tranquille d'une femme qui n'est vue que par les âmes pures. Les colonisateurs qui l'ont faite sorcière n'avaient pas de bonnes intentions. Les sorcières des uns sont les héroïnes des autres.
Votre musique est un mariage musical d'afro funk, folk et gnawa, comment arrivez-vous à combiner ces sonorités?
Oui, ma musique est une fusion que je ne sais définir. Pour l'album Perspectives, je me suis beaucoup ouvert au Maroc où la culture musicale est très diverse et riche de sens. Le groove gnawa est proche de la musique subsaharienne. Ne sont-ce pas les mêmes peuples? La musique nous dit la vérité sur les frontières, elles n'existent pas.
Comment se produit cette fusion, je vous dirais que c'est une réaction nucléaire qui se produit durant le mixe. À Londres où l'album a été en partie mixé, nous voulions donner un caractère intemporel au son Bantunani en prenant beaucoup d'éléments électro que l'on a combinés avec le jeu naturel et spontané des musiciens de Kinshasa et du Maroc. Tout se construit autour du jeu de basse batterie qui caractérise ma musique.
Comment s'est faite la collaboration avec le Maâlem Abdenbi al Meknessi?
Que me reste t'il du Maroc. Aux côtés du Maleem et des musiciens du conservatoire, j'ai beaucoup appris et approfondi mon groove car vous savez que je suis à la recherche du groove absolu. J'ai surtout compris à quel point il est important de vivre l'Afrique et son art en se retirant toutes les préconstructions négatives dont nous avons héritées de la colonisation. Je suis un éternel taleb. Fort de cette expérience aux côtés du Maleem Abdenbi, je suis fier d'avoir pu réaliser ce projet et d'avoir une musique panafricaine.
Quel message avez-vous envie de transmettre à travers votre musique?
Mon message est toujours le même, celui que je chante dans Rising song, il s'agit du grand rêve, du grand destin pour le monde dans lequel mon afrique serait l'afropolitaine, à savoir un carrefour de convergences des arts et de l'économie où les peuples pourraient enfin manger à la hauteur des richesses de nos sols. Oui, il y a un système politique, anthropologique et économique à inventer pour la bonne gouvernance de l'Afrique.


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