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Macron: Des "Mea culpa", mais est-ce suffisant ?
Publié dans Hespress le 11 - 12 - 2018

Il se savait attendu, et il a tout fait pour réussir sa prise de parole. Après un Acte 4 des gilets jaunes, particulièrement violent, Emanuel Macron s'est adressé ce lundi soir au Français. A ceux qui voulaient être rassurés, ceux qui espéraient des réponses, mais aussi ceux qui l'attendaient au tournant.
Ce sont 10 milliards d'euros que Macron a mis sur la table pour désamorcer la bombe et tenter de redresser la barre de sa popularité en chute libre depuis près de quatre semaines.
Et ce n'est pas UN mea culpa que le chef de l'Etat français a fait, mais plusieurs.
D'abord sur l'impression qu'il aurait pu donner que « le malaise des travailleurs n'était pas un souci », puis sur le fait « d'avoir non intentionnellement blessé certains par des propos », mais aussi que la mal-vie de certains Français soit devenue « par lâcheté, une habitude ».
Une attitude étudiée
Rien n'a été laissé au hasard pour réussir cette intervention, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Conciliant, le ton réglé au décibel près, rien à voir avec l'intonation martiale dont il a l'habitude. Humilité et écoute étaient les maîtres mots de cette allocution. C'est carrément un profil bas qu'il a affiché!
Pour donner le ton et marquer la gravité du propos, Macron a invoqué « l'état d'urgence économique et social », avant d'énoncer les mesures décidées pour calmer les ardeurs et sauver ce qui peut encore l'être dans « un peuple aussi divisé ».
« Nous voulons une France où nous pouvons vivre dignement de son travail », a dit le président de la République, qui a dit constater « un état d'urgence économique et social » dans le pays.
Pour le fond, Macron a annoncé trois principales mesures, à savoir une augmentation du SMIC de 100 euros mensuels dès 2019, une annulation partielle de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités sous le seuil de 2.000 euros de revenu par mois et encouragé les entreprises à verser une prime de fin d'année.
Sans céder aux appels au rétablissement de l'ISF, perçu pendant 40 ans sans que cela ne se répercute sur la vie des Français, il a affirmé que les grandes entreprises seront mises à contribution « pour aider le pays ».
Outre le « malaise des travailleurs », Macron a aussi abordé le « malaise démocratique » en France. Il a à cet égard évoqué une réflexion sur la démocratie avec pour objectif de mieux associer les citoyens à la décision politique, notamment en prenant en compte le vote blanc.
« Sans doute n'avons-nous pas su depuis un an et demi y apporter suffisamment de réponses », a-t-il concédé.
Des concessions, mais pas que !
Toutefois, il n'a pas pu s'empêcher, dès l'entame de son discours, de condamner les violences qui ont émaillé les manifestations des Gilets jaunes, en affirmant qu'aucune indulgence ne sera accordée.
« Les événements de ces dernières semaines dans l'Hexagone et outre-mer ont profondément troublé la nation. Ils ont mêlé des revendications légitimes et un enchaînement de violence inadmissible, et je veux vous le dire d'emblée ces violences ne bénéficieront d'aucune indulgence », a-t-il martelé.
En effet, depuis le 17 novembre, soit l'Acte I de ce mouvement de protestation, les forces de l'ordre ont effectué 4 523 interpellations sur tout le territoire. Ces interpellations ont donné lieu à 4 099 gardes à vue. Pour la seule journée de samedi dernier, l'Acte 4 de cette mobilisation inédite, près de 2 000 personnes ont été interpellées, dont 1 709 ont été placées en garde à vue.
Réactions mitigées
Mais est ce que les Gilets jeunes sont apaisés, convaincus ? Pas si sûr !
« A chaud, une fois de plus un discours de politique politicienne, nous voulions quelque chose de plus profond, une remise en cause immédiate de la constitution soit un référendum d'initiative citoyen, je pense que nous continuons le mouvement, à débattre avec les gilets jaunes« , réagit Eric 53 ans, chef d'une TPE dans les énergies renouvelables, l'un des porte-parole du mouvement.
Même son de cloche chez Laurent, un informaticien de 51 ans qui a participé aux trois premières manifestations parisiennes : « Bof, bof. Une multitude de « je veux » qui donnent l'impression d'un programme électoral, un peu à la « moi président ». Un coup de pouce notable au smic mais sans préciser le mécanisme du financement. Un geste notable également en faveur des retraités mais toujours sans préciser le mécanisme du financement (...) Rien sur le prix du carburant, rien sur les salaires incompréhensibles et avantages des élus dont l'image est dégradée. J'ai peur que ces annonces soient trop tardives ».
D'autres se montrent plus conciliants mais pas trop. « Il me semble qu'il a fait un effort, il nous a entendu. La meilleure annonce qu'il ait faite c'est pour les retraités. Par contre pour le smic, il n'a pas précisé si c'est brut ou net. Autour de moi les gilets jaunes n'ont pas l'air satisfaits. Donc le mouvement continue et s'il le faut on retournera à Paris samedi », déclare Valérie, 50 ans, auxiliaire de vie, qui avec son mari, a manifesté plusieurs fois à Paris.
Au final, Emanuel Macron a-t-il convaincu ? A-t-il apporté les réponses qu'on attendait de lui ? Y aura-t-il un Acte 5 ?
A suivre...


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