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L'OCDE projette une croissance de 3,5 % en 2024 pour l'économie marocaine
Publié dans Hespress le 03 - 05 - 2024

Selon la dernière édition des Perspectives économiques de l'OCDE, l'activité économique devrait continuer à se renforcer, et le PIB réel devrait atteindre 3,5 % en 2024 et 4 % en 2025.
Si le secteur agricole reste affecté par la sécheresse, les bonnes performances du secteur des services et des exportations continueront à soutenir la croissance globale, indique le département économique de l'OCDE ayant dressé ces perspectives. Les activités de reconstruction après le tremblement de terre de 2023, ainsi que les programmes d'aide au logement et les incitations prévues par la nouvelle charte de l'investissement, contribueront à stimuler l'investissement.
La baisse de l'inflation et la mise en œuvre de programmes sociaux, notamment l'aide sociale directe et l'assurance maladie pour la population vulnérable, stimuleront les dépenses des ménages, même si la suppression progressive des subventions atténuera cet effet, souligne-t-on. Quant aux principaux risques qui pourraient peser sur l'activité économique marocaine, l'OCDE évoque une prolongation du stress hydrique, un ralentissement de la demande européenne et une nouvelle hausse des coûts de transport.
La reprise de l'activité économique se poursuit
Grâce à la consommation intérieure, à l'investissement et à la bonne performance des exportations et des services, l'activité économique, selon l'OCDE, va poursuivre son redressement. L'augmentation des transferts et des subventions pour soutenir la réforme sociale en cours et renforcer la capacité financière dans les secteurs sociaux clés, en particulier l'éducation et la santé, stimule la consommation publique. La confiance des entreprises s'améliore, l'utilisation des capacités de production a atteint 79 % et les exportations industrielles ont augmenté de 6,1 % en glissement annuel en février 2024. Les taux annuels de l'inflation globale et de l'inflation de base ont continué à baisser depuis mars 2023, s'établissant respectivement à 0,7 % et 2,4 % en mars 2024.
L'activité d'exportation continue de croître dans les secteurs industriels clés
La sécheresse qui sévit cette année laisse présager une augmentation des importations de blé, mais cet impact négatif potentiel sur la balance commerciale sera compensé par la baisse des factures d'importation d'énergie et de denrées alimentaires à la suite de la modération des prix internationaux du pétrole et du blé. L'activité d'exportation quant à elle va continuer d'augmenter dans des secteurs industriels clés tels que l'automobile, les engrais, l'aérospatiale, l'électronique et le textile, d'après les perspectives de l'OCDE.
Le déficit budgétaire se contracte et la politique monétaire reste stricte
La stabilisation des prix mondiaux de l'énergie, combinée à un resserrement monétaire cumulatif de 150 points de base jusqu'en mars 2023, a contribué à freiner l'inflation. Les subventions à certains produits alimentaires et au gaz étant progressivement supprimées, la Banque centrale devrait surveiller de près l'évolution des prix et maintenir son taux directeur inchangé aussi longtemps que nécessaire. Le déficit budgétaire se réduira progressivement pour atteindre son niveau d'avant la pandémie, à mesure que l'économie se redressera, que les taxes sur la valeur ajoutée seront révisées et que les subventions au gaz et aux denrées alimentaires seront remplacées par des programmes sociaux plus ciblés.
La croissance sera soutenue par la consommation intérieure et l'investissement
Le PIB réel devrait augmenter de 3,5 % en 2024 et de 4 % en 2025, prévoit l'OCDE. Cette reprise sera soutenue par une forte demande intérieure et des exportations de services et de produits manufacturés robustes, soutenues par une demande étrangère accrue pour les biens et services marocains. Les premiers signes de sécheresse suggèrent un affaiblissement de la production agricole, ce qui aura un impact négatif sur le marché du travail et augmentera les importations de denrées alimentaires. Les programmes de reconstruction après le tremblement de terre et d'aide au logement, ainsi que les mesures d'incitation, soutiendront l'investissement.
Les recettes d'investissement direct étranger et les crédits d'équipement ont déjà enregistré des augmentations significatives au cours de la période allant jusqu'à février 2024 (respectivement 17,5 % et 10,8 % d'une année sur l'autre). La baisse de l'inflation et la mise en œuvre de programmes sociaux en faveur de la population vulnérable, notamment l'aide sociale directe et l'assurance maladie, soutiendront les dépenses des ménages, même si la suppression progressive des subventions et l'impact de la sécheresse sur l'emploi rural en atténueront l'effet.
L'inflation devrait diminuer progressivement pour atteindre 2,3 % en 2024, grâce à la baisse des prix de l'énergie et des denrées alimentaires et aux augmentations antérieures des taux d'intérêt. Les principaux risques à la baisse entourant les perspectives sont une sécheresse prolongée affectant la production agricole, un ralentissement plus marqué de l'activité sur les principaux marchés européens et une nouvelle flambée des prix des produits de base importés et des coûts d'expédition. Les risques à la hausse comprennent une augmentation des prix du phosphate, qui stimulerait la production industrielle.
Des réformes sont nécessaires pour stimuler la productivité et lutter contre le changement climatique
La poursuite de l'assainissement budgétaire est nécessaire pour réduire le déficit budgétaire et maintenir le ratio de la dette publique sur une trajectoire durable. Le cadre budgétaire à moyen terme prévoit un assainissement budgétaire progressif fondé sur la mise en œuvre de réformes fiscales et la refonte du système de subventions.
Toutefois, il sera essentiel de gérer soigneusement l'impact budgétaire des programmes sociaux destinés aux ménages vulnérables, notamment en continuant à améliorer le système de ciblage. La poursuite de la formalisation de l'économie, l'amélioration de l'efficacité des investissements, l'amélioration des compétences et une plus grande inclusion des femmes et des jeunes grâce au renforcement des compétences de base et des compétences pratiques sont nécessaires pour accroître la productivité et créer de meilleurs emplois.
Le Maroc doit accélérer sa transition verte en améliorant la gestion de l'eau, en augmentant la production d'énergie renouvelable et en réduisant la dépendance à l'égard des combustibles fossiles, et se préparer à l'adaptation au changement climatique.


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