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1er mai : l'UMT dénonce les atteintes aux droits syndicaux et l'aggravation des inégalités sociales
Publié dans Hespress le 01 - 05 - 2025

Lors du rassemblement organisé ce jeudi 1er mai 2025 près du siège de l'Union marocaine du travail (UMT), avenue des FAR à Casablanca, le secrétaire général Miloudi Moukharik a prononcé un discours offensif. Il a dénoncé les politiques gouvernementales jugées régressives, les restrictions aux libertés syndicales, l'explosion du coût de la vie et le recul des droits des travailleurs.
En ce 1er mai 2025, l'Union marocaine du travail a cherché à rappeler les inquiétudes d'une classe ouvrière de plus en plus préoccupée par les enjeux sociaux actuels. Alors que le climat social se tend sous l'effet des réformes controversées et de la flambée des prix, le discours du secrétaire général Miloudi Moukharik a dressé un état des lieux sans concession. Entre critiques, appels à la mobilisation et propositions, l'UMT revendique un cap clair pour défendre les droits, restaurer la dignité des travailleurs et préserver la paix sociale.
Un 1er mai placé sous le sceau de la constance syndicale
Dans une atmosphère de mobilisation et de protestation, les militantes et militants de l'UMT se sont retrouvés pour marquer la Journée internationale du travail, qui coïncide cette année avec le 70e anniversaire de la fondation de l'UMT et la tenue récente de son 13e congrès national. À cette occasion, le mot d'ordre choisi est sans équivoque : "Lutte continue contre les violations des droits et libertés syndicaux, préservation des acquis et lutte contre le coût élevé de la vie".
Miloudi Moukharik a d'emblée réaffirmé l'attachement de l'UMT à ses principes fondateurs, à son engagement syndical constant et à sa ligne de défense intransigeante des intérêts de la classe ouvrière marocaine. Il a dressé un constat sombre sur la situation sociale du pays et dénoncé la complicité entre le gouvernement et le patronat pour faire passer un arsenal législatif restrictif, au premier rang duquel figure la loi organique sur le droit de grève.
Refus de la "loi liberticide" sur le droit de grève
Le secrétaire général de l'UMT a vivement critiqué la loi qualifié de "législation répressive et criminalisante" portant sur l'exercice du droit de grève. Il a rappelé que ce texte a été adopté en février dernier dans des conditions jugées irrégulières : seulement 21,23 % des députés étaient présents lors du vote à la Chambre des représentants, soit 84 sur 395, alors que 291 parlementaires étaient absents.
L'UMT a exprimé son rejet total d'un texte voté "en dehors de l'institution du dialogue social" et contraire, selon les mots de Miloudi Moukharik, à la Constitution et aux conventions internationales. Ce projet, a-t-il souligné, remet en cause un droit fondamental, et ne saurait être reconnu par les travailleurs.
Une crise sociale illustrée par des chiffres alarmants
Le discours du SG de l'UMT a également été marqué par la présentation de données économiques et sociales traduisant, d'après lui, l'ampleur de la détérioration des conditions de vie des Marocains. Le taux de chômage est passé de 16,2 % en 2014 à 21,3 % en 2024. Les jeunes entre 15 et 24 ans, même les plus qualifiés, sont particulièrement touchés, avec un taux de chômage atteignant 50 % dans cette tranche d'âge.
En parallèle, indique Moukharik, le nombre de personnes vivant dans la pauvreté a connu une croissance exponentielle : leur nombre est passé de 623.000 en 2019 à plus d'1,42 million en 2022, soit une hausse annuelle moyenne de 33,7 %.
Ces chiffres, selon le leader de l'UMT, traduisent l'échec des politiques publiques successives et confirment la nécessité urgente de replacer la question sociale au cœur de l'action de l'État.
Que revendique la centrale ?
Moukharik a par ailleurs a réitéré l'ensemble de revendications de l'UMT, élaboré à l'issue de son dernier congrès national. Au premier plan figurent :
-la révision du projet de loi sur la grève, afin qu'il soit conforme aux standards internationaux ;
-l'abrogation de l'article 288 du Code pénal ;
-la réintégration des travailleurs licenciés pour raisons syndicales ;
-une augmentation générale des salaires, des pensions de retraite et des allocations familiales ;
-la convergence entre le SMIG et le SMAG ;
-l'adoption d'un système de « salaire mobile » adapté à l'inflation ;
-la réforme de la fiscalité, y compris l'instauration d'un impôt sur la fortune.
La centrale syndicale plaide également pour une limitation des prix des carburants, des denrées de première nécessité et des services de base, ainsi qu'une lutte active contre les intermédiaires et les pratiques spéculatives.
Le dialogue social n'est pas un luxe, mais une nécessité
Après une année 2024 marquée par l'absence de dialogue social au niveau central, l'UMT a été reçue le 22 avril 2025 par le chef du gouvernement, rappelle Moukharik. Si l'organisation a réaffirmé sa disponibilité à négocier, elle a également mis en garde contre les simulacres de concertation, affirme le SG de la centrale.
Pour l'UMT, poursuit-il, toute négociation doit aboutir à des accords clairs, contraignants, garantissant un équilibre entre les droits et les devoirs, et améliorant les conditions de vie des travailleurs.
Un engagement multiforme en faveur de la dignité des travailleurs
Dans son discours, Moukharik a également salué les nombreuses mobilisations sectorielles et locales menées par l'UMT, qui ont permis d'arracher des acquis malgré un climat hostile. Il a mis en avant les nouvelles adhésions enregistrées dans de secteurs stratégiques, renforçant la base de l'Union, ainsi que le travail de formation réalisé par l'Académie syndicale de l'UMT, qui a permis l'émergence d'une nouvelle génération de cadres militants.
Position ferme sur la question nationale et solidarité internationale
Au sujet de la première cause nationale, Moukharik a tenu à renouveler l'attachement de l'UMT à la défense de l'unité territoriale du Royaume et appelé la communauté internationale à agir pour mettre fin à la souffrance des populations séquestrées à Tindouf. Il a aussi dénoncé les tentatives d'instrumentalisation de forums syndicaux à des fins politiques hostiles au Royaume.
Le syndicaliste a également exprimé sa solidarité pleine et entière avec le peuple palestinien, condamnant la guerre menée par l'armée israélienne contre Gaza, et réaffirmé son soutien au droit des Palestiniens à un État indépendant avec Jérusalem pour capitale.


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