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Enseignement supérieur : Les enseignants annoncent une grève de 3 jours pour dénoncer l'adoption de la loi 59.24
Publié dans Hespress le 20 - 01 - 2026

La tension monte dans l'enseignement supérieur marocain. Le Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESup), organisation la plus représentative des enseignants universitaires, a annoncé une grève nationale de trois jours, les 3, 4 et 5 février prochains, dans l'ensemble des établissements universitaires du Royaume. Cette décision intervient après l'adoption, par la Chambre des conseillers, du projet de loi n°59.24 relatif à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique, adoptée sans tenir compte des revendications syndicales, selon le syndicat.
Dans un communiqué parvenu à Hespress FR, le bureau national du SNESup dénonce une méthode gouvernementale qu'il juge unilatérale, estimant que l'exécutif a fait l'économie d'une approche participative dans l'élaboration du texte. Celui-ci a pourtant été renvoyé à la Chambre des représentants dans le cadre d'une seconde lecture, sans que les réserves exprimées par le syndicat ne soient, selon lui, prises en considération.
Le projet de loi est qualifié par le bureau national de « défectueux tant sur la forme que sur le fond ». Le syndicat rappelle, à cet égard, que sa commission administrative avait appelé, dans un communiqué daté du 14 septembre dernier, à « geler la procédure d'adoption de ce projet et à le renvoyer à la table du dialogue et de la négociation avec le Syndicat national de l'enseignement supérieur ».
Une grève encadrée mais significative
Dans une note explicative, le syndicat précise les contours du mouvement annoncé. La grève nationale prévoit « le boycott de toutes les activités pédagogiques, des travaux pratiques et scientifiques, ainsi que des réunions au sein de toutes les structures des établissements d'enseignement supérieur et des centres de recherche durant les journées de grève nationale ». Seules exceptions : « les examens, les manifestations, colloques et rencontres scientifiques programmés antérieurement », qui seront maintenus.
Pour Youssef El Kouari, vice-secrétaire général du Syndicat national de l'enseignement supérieur, la décision de recourir à la grève s'est imposée face à ce qu'il qualifie d'« ignorance gouvernementale ». « Le gouvernement a poursuivi son plan d'adoption du projet de loi n°59.24 sans accorder d'importance à l'approche participative », affirme-t-il. Dans ces conditions, « le bureau national du syndicat a estimé nécessaire de reprendre l'initiative et a annoncé la grève nationale ».
Dans sa déclaration à Hespress, El Kouari rappelle que « la commission administrative avait donné mandat au bureau national pour décider des mesures qu'il jugerait nécessaires en la matière ». Il souligne également que le syndicat avait fait le choix, ces derniers mois, de la retenue. « Nous comptions sur la bonne foi de l'acteur gouvernemental à travers l'activation du dialogue. Par ailleurs, le Maroc vivait récemment une atmosphère nationale que nous ne souhaitions pas perturber », explique-t-il, en référence à la Coupe d'Afrique des nations « Maroc 2025 ».
Le responsable syndical critique également l'attitude de l'exécutif face aux amendements proposés par les conseillers parlementaires. Selon lui, ces propositions ont fait l'objet d'un rejet implicite : « Zéro interaction », tranche-t-il.
Une mobilisation pensée comme levier de pression
Au-delà de la grève annoncée, le bureau national du SNESup a convoqué la commission administrative, considérée comme le parlement du syndicat, à une réunion prévue le dimanche 15 février 2026, afin de poursuivre les travaux de sa session ouverte.
Pour Mustapha Fghir, membre de cette instance, le texte législatif est désormais engagé dans sa phase finale. « La loi passera, en principe, puisqu'elle se trouve dans ses dernières étapes procédurales », observe-t-il. Mais il souligne que le projet « ne prend pas en compte les revendications de notre organisation syndicale, notamment — sans s'y limiter — la question de la gratuité, qui demeure floue ».
Fghir pointe également des difficultés liées à l'application future du texte, évoquant « une problématique de mise en œuvre », illustrée, selon lui, par « la réunion de la Conférence des présidents d'universités, qui a empêché les fonctionnaires de poursuivre leurs études ».
Selon ce membre de la commission administrative, les actions annoncées répondent à une logique stratégique. « Les actions de lutte annoncées par le syndicat relèvent d'une démarche anticipative et d'une force de pression visant à empêcher le gouvernement d'introduire des dispositions plus dangereuses dans les textes réglementaires attendus après l'adoption définitive du projet de loi sur l'enseignement supérieur », affirme-t-il. Il rappelle qu'« au moins 11 textes réglementaires sont attendus pour ce texte législatif ».
Il insiste enfin sur la continuité de la position syndicale : « La décision d'escalade avait été confirmée de principe par la commission depuis son communiqué du 14 septembre dernier ». Et de conclure : « Nous essayons, autant que possible, de ne pas porter atteinte aux droits des étudiants, mais cela ne signifie pas que nous renoncerons à nos intérêts et à nos droits ».
Dans un souci d'équilibre, le communiqué syndical reconnaît toutefois « la réactivité initiale du ministère de l'Enseignement supérieur à certaines revendications du syndicat ». Sont notamment cités le dossier du doctorat français, la révision de l'article 9 relatif à la promotion des enseignants et le dossier de l'ancienneté générale.
Le syndicat appelle néanmoins le ministère à « mettre en œuvre les accords conclus et à accélérer le traitement des questions faisant l'objet des négociations (ancienneté générale, etc.) ».
Extension du conflit au secteur de l'éducation
Parallèlement, le bureau national du SNESup élargit sa critique à l'action du ministère de l'Éducation nationale. Il dénonce son « entêtement à adopter des décisions et des orientations dépourvues de sens des responsabilités envers les institutions de formation des cadres », ciblant en particulier les centres régionaux des métiers de l'éducation et de la formation.
Le communiqué évoque une série de dysfonctionnements : « atteinte à l'identité de ces centres et insistance à vouloir imposer la tutelle des académies », « retard dans le règlement du dossier des promotions de 2023 », « hésitation à exonérer les collègues concernés de la période de stage », « non-publication des résultats falsifiés du concours de septembre 2021 », « dysfonctionnements ayant entaché le dernier concours (professeur assistant) », « retard dans le lancement de l'année de formation » et « tentative d'imposer un calendrier supprimant des jours fériés officiels ».
En réaction, le syndicat appelle à « une grève nationale dans l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur relevant du secteur de l'éducation nationale (centres de formation des cadres et établissements universitaires), le jeudi 22 janvier 2026 », afin de protester contre ces orientations.


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