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La reprise s'annonce agitée
Publié dans Albayane le 31 - 08 - 2022


Rentrée scolaire 2022/2023
Karim Ben Amar
Plus que quelques jours pour le début de la rentrée scolaire. Néanmoins, ce n'est pas dans la joie et la bonne humeur que se déroulera le lancement de cette nouvelle année scolaire. Le doute persiste et signe puisque plusieurs signaux démontrent un profond mécontentement du côté du corps professoral qui défend son statut mais aussi des parents d'élèves qui se plaignent de la flambée des prix des manuels scolaires. Autre problème récurrent : le cas des étudiants marocains en Ukraine qui ne peuvent, pour des raisons évidentes, rejoindre les bancs des Universités ukrainiennes.
Cette rentrée scolaire s'annonce mouvementée. Etudiants, parents d'élèves et corps professoral sont tous mécontents et insatisfaits à l'approche de la date fatidique. L'idée d'un boycott pur et dure de la rentrée est même envisagée par la Syndicat national de l'enseignement supérieur (SNESup) qui voit ses revendications renvoyées systématiquement aux calendes grecques.
Pour en savoir plus sur cette situation insoutenable à l'approche de la date du début des cours, l'équipe d'Al Bayane a contacté le secrétaire général adjoint du SNESup, Youssef El Kouari. Dès le début de notre entretien, le responsable syndical nous a confirmé l'éventuelle grève de laquelle découlera le boycott de la rentrée universitaire. « Nous avons des revendications légitimes que nous avons soumises à notre ministère de tutelle. Depuis, nous attendons de nous réunir avec le ministre de l'Enseignement Supérieur, Abdellatf Miraoui pour la rencontre de validation. Cette dernière ne pourra être concluante sans l'arbitrage du chef du gouvernement, Aziz Akhennouch », a-t-il souligné.
Youssef El Kouari, au nom du syndicat qu'il représente émet même un ultimatum. « Nous devions rencontrer le ministre le 28 août. Cette réunion a été reportée à un jour ultérieur. Mais une chose est sûre, si d'ici le 18 septembre, nous ne nous sommes pas entretenus avec les représentants du gouvernement, nous serions dans l'obligation de mener une grève et donc un boycott et cela, dès le 18 septembre » a-t-il annoncé.
« Ce que nous voulons avant tout, c'est que le gouvernement montre un peu de bonne foi et de bonne volonté pour répondre à nos revendications ». Et d'ajouter, « le statut des enseignants chercheurs doit-être revu puisqu'il n'est plus à l'ère du temps. Il faut savoir que nous voulons sincèrement éviter d'aller jusqu'au boycott, mais nous n'aurons pas d'autres choix en cas de retard de la mise en place effective de l'amendement du statut du corps des enseignants-chercheurs et de l'amélioration des conditions de ces professionnels ».
Quant au dossier revendicatif de la SNESup, il est composé de plusieurs doléances dont le paiement des indemnités de la promotion des enseignants-chercheurs, l'annulation du privilège du doctorat français, et le calcul de l'ancienneté acquise dans la fonction publique.
Mais l'une des raisons majeurs de ces revendications et que le statut actuel ne permet pas de drainer les compétences marocaines de l'étranger, car il n'est vraiment pas possible d'attirer nos meilleurs éléments qui enseignent dans de prestigieuses universités dans le monde pour la simple raisons que le statut n'est pas attractif. Cela ampute le Maroc de très nombreux prestigieux professeurs, disposés à venir prêter main forte.


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