Aux côtés de la France, de l'Espagne et de dizaines d'autres nations, le Maroc prend part à « ORION 2026 », l'un des plus vastes exercices militaires. L'objectif : tester la coordination, l'interopérabilité et la réactivité des forces dans des opérations combinant mer, air, terre et cyberespace. Le Maroc participe à « ORION 2026 », l'un des plus grands exercices militaires alliés récents, aux côtés de la France, de l'Espagne et d'une vingtaine d'autres pays. Sa frégate Mohammed VI, fleuron de la marine nationale, prend part à des opérations combinant mer, air, terre et cyberespace, visant à tester la réactivité, la coordination et l'interopérabilité des forces face aux scénarios militaires les plus complexes. L'exercice international, qui se déroule du 8 février à la fin avril, constitue une plateforme stratégique pour entraîner les armées à des scénarios multidimensionnels, incluant des crises simulées proches du réel. La participation marocaine, aux côtés de la frégate espagnole Elvaro de Bazán, se concentre sur les opérations navales conjointes et la préparation à des environnements maritimes complexes. Pour la première fois, ORION 2026 s'étend à la façade atlantique française, avec des opérations d'envergure sur quatre départements : Loire-Atlantique, Morbihan, Finistère et Ille-et-Vilaine. Dans cette phase « bretonne », 10 000 militaires français, 25 navires et 140 aéronefs seront engagés, appuyés par des moyens cyber et spatiaux. Le Maroc, par sa frégate, contribuera à ces manœuvres, qui incluent des déploiements amphibies et aéronavals ainsi qu'un entraînement à la coordination avec d'autres forces alliées. Cette deuxième édition va permettre donc au Maroc de participer à des opérations sur les côtes françaises, et de collaborer avec les commandements alliés pour tester les procédures de coordination et de communication. Le Royaume met ainsi en pratique ses capacités de déploiement et d'interopérabilité dans des scénarios militaires multi-domaines. Les opérations prévues comprennent le débarquement de centaines de soldats et véhicules le long des côtes bretonnes, ainsi que des raids combinant infanterie, blindés et appui aérien. Ces manœuvres visent à tester la capacité des forces à entrer en premier sur un théâtre d'opérations et à maintenir une coalition internationale, tout en assurant la sécurisation des infrastructures critiques comme ports et aérodromes. Outre les force françaises, espagnoles et marocaines, ORION 2026 réunit celles des États-Unis, Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Corée du Sud, Estonie, Croatie, Italie, Grèce, Japon, Norvège, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Qatar, Roumanie, Royaume-Uni, Singapour et Suisse. L'exercice combine opérations de haute intensité et entraînement multi-domaines, incluant la mer, le ciel, le terrain, le cyberespace et le champ informationnel. ORION 2026 permet également d'expérimenter des technologies de pointe, comme les drones, systèmes d'intelligence artificielle et dispositifs de brouillage électronique. La France mobilise pour sa part le porte-avions Charles de Gaulle, deux porte-hélicoptères amphibies, 1 200 drones, 40 hélicoptères et une cinquantaine d'avions embarqués, complétés par 25 unités navales et plusieurs bases aériennes, tandis que les forces marocaines participent activement à la coordination et à la montée en puissance des capacités navales alliées.