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À Figuig, des gestes frontaliers algériens ravivent une tension contenue par le Maroc
Publié dans Maroc Diplomatique le 06 - 02 - 2026

À la lisière orientale de Figuig, de nouveaux gestes attribués à des éléments algériens ravivent une tension frontalière déjà marquée par des épisodes similaires, tandis que le Maroc maintient une ligne de retenue et de recours au droit pour préserver la stabilité régionale.
Les développements récents observés aux confins orientaux de Figuig, dans la zone d'Ich, ravivent une tension latente qui, depuis plusieurs années, illustre une divergence profonde entre les postures adoptées par le Maroc et l'Algérie dans la gestion de leur voisinage frontalier.
Selon des sources concordantes, des images issues de l'observation satellitaire ont attiré l'attention sur la présence de repères clairs disposés à l'intérieur d'une palmeraie dense longeant l'oued Zouzfana, à proximité immédiate de la ligne frontalière.
En effet, ces images attestent que des éléments de l'armée algérienne ont pénétré dans les palmeraies d'Ich, où ils ont installé plusieurs repères blancs présentés comme des marqueurs provisoires de délimitation, à l'intérieur du territoire marocain. Les coordonnées géographiques situent cette zone aux alentours de 32°30′ nord et 1°00′ ouest, à l'extrême est du Maroc.
Des sources ont également évoqué des opérations menées dans les vergers exploités depuis des décennies par les habitants, indiquant que des éléments algériens auraient placé des pierres et des sacs en plastique pour matérialiser une démarcation, tout en retirant des fils de fer protégeant les cultures.
Les mêmes sources ont affirmé que le mausolée de Sidi Ibrahim ainsi que plusieurs tombes auraient été endommagés et que des tirs en l'air auraient été entendus dans la nuit.
L'épisode d'Ich réactive le souvenir de l'affaire d'El Arja en 2021 lorsque des agriculteurs marocains avaient été contraints de quitter des terres exploitées de longue date.
Dans les deux cas, ces gestes sont perçus comme une modification de fait du statu quo susceptible de créer des zones de friction permanentes.
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Le choix marocain de la maîtrise
Face à ces situations, la réaction marocaine s'est inscrite dans une posture constante de retenue et de gestion administrative. Lors de l'épisode d'El Arja, les autorités locales avaient encadré le départ des agriculteurs pour éviter tout heurt, tout en promettant des compensations et en privilégiant la voie diplomatique.
Cette approche s'est répétée en août 2021 lorsque l'Algérie a annoncé la rupture unilatérale des relations diplomatiques. Le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger du Maroc, M. Nasser Bourita, dans un communiqué rendu public le 24 Août 2021, s'était alors contenté de « prendre note avec regret » d'une décision « injustifiée », sans escalade verbale.
En été 2023, après la mort de deux civils marocains tués par des tirs de garde-côtes algériens près de Saïdia, la réponse marocaine avait consisté à ouvrir une enquête judiciaire pour homicide, plaçant l'affaire sur le terrain du droit.
De même, après l'attaque de Smara en octobre 2023 revendiquée par le polisario, le Royaume avait qualifié l'acte de terroriste et lancé une enquête balistique en se réservant le droit de répondre au moment et à la manière de son choix.
Dans ce contexte, l'annonce par le ministère algérien de la Défense d'une opération menée le 28 janvier 2026 dans la zone de Béchar, affirmant que « trois ressortissants marocains auraient été tués et un quatrième arrêté lors d'une embuscade », s'ajoute à une série d'événements qui entretiennent une tension durable.
La posture du Royaume chérifien
La posture du Royaume, cependant, reste orientée vers la stabilité régionale et la légalité internationale. À plusieurs reprises, le Maroc n'a cessé d'appeler au dialogue et à la réconciliation entre les deux peuples, mettant en avant les liens historiques et humains qui unissent les sociétés des deux côtés de la frontière. Cette attitude vise à éviter l'escalade tout en préservant la sécurité des populations frontalières et en maintenant la priorité sur le développement économique de la région orientale.
Selon des observateurs, ce contraste met en lumière deux approches distinctes de la gestion du voisinage maghrébin. D'un côté, des initiatives localisées perçues comme des provocations répétées qui entretiennent une tension permanente. De l'autre, une réponse marocaine fondée sur la retenue, le recours au droit et la recherche d'une stabilité régionale durable, illustrant une volonté constante de privilégier la paix malgré les crispations récurrentes observées le long de cette frontière sensible.


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