Les autorités émiraties ont tenu à envoyer un signal clair dans un contexte régional marqué par de fortes tensions : l'État se dit pleinement préparé, tant sur le plan sécuritaire que sur le plan économique. Un porte-parole du ministère de la Défense des Émirats arabes unis a affirmé que le pays dispose de réserves stratégiques suffisantes en munitions et en artillerie pour assurer la continuité des opérations de défense aérienne sur une longue période. Selon la même source, les capacités militaires nationales permettent de faire face à différents types de menaces aériennes, alors que la région connaît une phase d'instabilité accrue. Le responsable a insisté sur le fait que l'État « n'acceptera aucunement une atteinte à sa souveraineté ou à l'intégrité de son territoire », soulignant la disponibilité permanente des forces armées pour répondre à toute évolution sécuritaire. Dans le même temps, le discours officiel se veut équilibré. La ministre d'État chargée de la Coopération internationale a appelé à la désescalade, affirmant que les Émirats ne cherchent pas à élargir le conflit et ne considèrent pas les solutions militaires comme une voie garantissant une stabilité durable. Elle a toutefois rappelé que le pays conserve son droit légitime à la légitime défense conformément au droit international. Sur le plan économique, le ministre de tutelle a indiqué que les réserves stratégiques de produits de base permettent de couvrir les besoins du marché local pour une période comprise entre quatre et six mois. Il a assuré qu'aucune perturbation majeure n'affecte actuellement les chaînes d'approvisionnement liées aux importations, mettant en avant la capacité du pays à diversifier rapidement ses sources d'approvisionnement en cas de crise.