La FIFA franchit une nouvelle étape en faveur de la représentation féminine dans le football en instaurant une règle inédite : toutes les équipes engagées dans ses compétitions féminines devront désormais intégrer au moins une femme dans leur staff technique. Adoptée par le Conseil de l'instance le 19 mars, cette mesure entrera en vigueur dès les prochaines Coupes du monde féminines U-17 et U-20, ainsi que lors de la Coupe des champions féminine. Elle sera également appliquée à la Coupe du monde féminine 2027 prévue au Brésil. Concrètement, chaque sélection devra compter au minimum deux femmes sur le banc, occupant des fonctions d'entraîneuse principale ou adjointe. Cette obligation concernera l'ensemble des tournois féminins organisés par la FIFA, toutes catégories confondues. À travers cette initiative, l'instance dirigeante entend corriger un déséquilibre encore marqué dans le domaine du coaching. Jill Ellis, directrice du football à la FIFA, a souligné la nécessité d'accélérer la présence des femmes à ces postes, en facilitant leur accès aux opportunités et en renforçant leur visibilité. Les chiffres illustrent en effet ce retard : lors du Mondial féminin 2023, seules 12 sélectionneuses figuraient parmi les 32 équipes participantes. Plus largement, les femmes ne représentent qu'une faible proportion des entraîneurs à l'échelle mondiale. Face à ce constat, la FIFA inscrit cette réforme dans une stratégie globale visant à accompagner l'essor du football féminin, en veillant à ce que la progression sur le terrain s'accompagne d'une évolution similaire dans les postes à responsabilités. Ces dernières années, l'organisation a déjà multiplié les initiatives pour encourager les carrières féminines dans le coaching, notamment à travers des programmes de formation et des aides destinées à l'obtention de diplômes d'entraîneur.