La tension continue de monter au Moyen-Orient, où l'Iran a lancé de nouvelles attaques tout en promettant une riposte « bien plus destructrice » en cas d'intensification des opérations menées par les États-Unis et Israël. Ce lundi, Téhéran a tiré missiles et drones en direction de l'Israël ainsi que vers plusieurs pays du Golfe, notamment le Koweït et les Émirats arabes unis. Cette nouvelle offensive intervient dans un contexte de guerre ouverte qui dure depuis plus d'un mois et qui continue d'alourdir le bilan humain tout en fragilisant l'économie mondiale. En Israël, les secours ont découvert deux corps sous les décombres d'un immeuble frappé par un missile iranien à Haïfa. Deux autres personnes restent portées disparues. En représailles, l'armée israélienne a mené de nouvelles frappes sur la capitale iranienne. À Téhéran, une installation gazière a été endommagée, provoquant des coupures d'approvisionnement dans plusieurs quartiers. Des bâtiments universitaires situés à proximité ont également subi des dégâts. Par ailleurs, selon des sources locales, plusieurs zones résidentielles ont été visées, entraînant l'évacuation de plusieurs hôpitaux. Une attaque dans la ville de Qom aurait fait au moins cinq victimes. Les autorités iraniennes accusent Washington et Tel-Aviv de cibler des infrastructures civiles. Un responsable du ministère des Affaires étrangères a évoqué de possibles « crimes de guerre », tandis que le commandement militaire a averti que toute nouvelle attaque entraînerait une réponse beaucoup plus large et destructrice. Le conflit, déclenché fin février après des frappes conjointes américaines et israéliennes, ne montre aucun signe d'apaisement. Les échanges de frappes se multiplient, accompagnés d'une escalade verbale entre les différentes parties. De son côté, Donald Trump a durci le ton en adressant un ultimatum à l'Iran, exigeant la réouverture du détroit d'Ormuz, axe stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Dans un message particulièrement virulent, il a menacé Téhéran de conséquences sévères en cas de refus. Malgré cette rhétorique offensive, le président américain a également évoqué la possibilité d'un accord, laissant entrevoir une issue diplomatique, bien que les combats se poursuivent sur le terrain.