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Tout ce qu'il faut savoir sur e-sport
Publié dans Hespress le 17 - 03 - 2019

Malgré que le Maroc est quasi inexistant dans les Opus d'EA Sport FIFA, le e-sport ou football virtuel ne cesse de faire des émules aux 4 coins de la planète. En solo ou équipes, les joueurs marocains ne cessent de s'organiser pour pallier le manque d'infrastructures.
Des amateurs marocains ont aussi le désir de franchir le stade de professionnalisme dans ce jeu, qui a su dépasser son statut de simulation de football.
«Le e-sport est un sport comme les échecs», estime Rachid Azzahim, ancien pratiquant de gaming semi-professionnel. Son palmarès comprend une participation en E-coupe du monde FIFA en 2016, un classement parmi les top 8 en FUT champions, (le mode le plus populaire de FIFA).
«Prendre des décisions cruciales à une fraction de seconde, le suspens, le défi qui oppose chaque concurrent et le changement des tactiques durant le jeu», sont tout autant d'exemples cités par ce dernier pour témoigner de l'intensité d'une compétition de jeu virtuel.
Plus que le jeu vidéo en lui-même, le football occupe très tôt une place dans la tête d'Ayoub et Issam Azim, deux frères qui partagent l'amour des consoles et de la saga d'EA sport. Pour eux, «le taux des amateurs du gaming est élevé, mais avoir une console ou un PC gamer est l'obstacle majeur pour développer cette culture». Une explication qui repose sur un fondement économique. Le Marocain dépense moins qu'un citoyen américain, en matière de dépense sur l'industrie du divertissement.
Juin 1998, était l'instant de la découverte. Alors âgé de 12 ans, Ayoub voit son frère Issam ramener pour la première fois chez lui, une console de jeu vidéo. «C'était la première fois que j'en apercevais une, une PlayStation 1 ou PSX avec sa couleur grise, et n'a jamais vraiment lâché la manette après». Le duo peaufine son amour et se forge un style de jeu. D'abord sur l'Opus japonais qui cartonnait à l'époque «Pro evolution soccer ou Winning Eleven». Mais l'opus, qui a fané avec le temps et les générations de consoles, a cédé la place à Ea sports FIFA .
Issam estime «que c'est grâce à FIFA sur la 7e génération des machines (PlayStation 3 et Xbox 360 ), que les gens ont compris ce qu'est l'e-sport, qu'il existe ce courant, que des personnes font de la compétition sur des jeux vidéo. Ça a mis du temps avant de faire comprendre ce truc, que c'est sérieux et pas que de l'amusement. Il y a des entraînements quotidiens, des structures qui investissement pas mal d'argent là-dedans».
Un autre point important a été mentionné par le duo : Le Maroc n'existe pas sur la carte des puissances de l'e-sport. Nous n'avons pas de clubs marocains ni d'équipe nationale sur le jeu. Le souci peut apparaître uniquement commercial, mais le football virtuel a tiré son professionnalisme du modèle économique du sponsoring.
Finales stade ?
? @ChnewaR VS @VPoupet
? @Aabsoluuut VS @quentin_weis87
Pour savoir qui représentera le @FCNantes aux finales de Printemps RDV sur @beIN_eLigue1 ?
GG les joueurs pour votre parcours ?? pic.twitter.com/XlBLALYebt
— Orange e-Ligue 1 (@Orange_eLIGUE1) February 24, 2019
Certains clubs font office de précurseurs en la matière comme les Turcs de Besiktas, les Allemands de Wolfsburg ou encore les Espagnols du FC Valencia.
Ils sponsorisent des joueurs d'e-sport, et les soutiennent financièrement au point que certains puissent en vivre.
Le site esportsearnings.com, spécialisé dans le domaine du e-sport, révélait en 2018, que dans certains cas, des gamers professionnels peuvent rafler un gain de 400.000, rien qu'en remportant un tournoi. Une manette à la main, sans compter les primes et le salaire proposé par le club.
Dans ce sens, Ayoub se demande «Comment un club marocain qui ne figure pas dans ce jeu, puisse investir pour une construire une image Esport ».
EA, ce géant canadien
Simulation de football créée en 1993, c'est l'un des produits culturels les plus vendus au monde. Après des années de confrontation avec le jeu japonais PES, le concept avant-gardiste de FIFA Ultimate Team (FUT), a été la portion magie d'EA pour dominer le marché du sport virtuel.
Le mode Ultimate Team souffle sa 10e bougie sur FIFA 19. Dans ce mode vous avez la possibilité de composer votre onze de rêve en utilisant des joueurs matérialisés par des cartes. Vous serez en mesure de les acheter à l'aide d'une monnaie en jeu ou vous pourrez les gagner lors d'ouverture de packs, un peu à la manière des cartes Panini.
Afin de tirer le meilleur de vos joueurs, vous devrez faire en sorte que votre effectif ait une bonne note du collectif, le maximum étant 100.
Les amateurs des débats sur les meilleurs joueurs de football peuvent s'en réjouir de plus dans le monde virtuel.
On peut mener ces genres de discussions sur FIFA 19 et avancer que c'est Corentin Chevrey est le meilleur au monde ou peut-être Donovan «Tekkz» Hunt le Britannique qui domine actuellement la compétition avec une victoire en FUT Champions Cups .
3️⃣ times a champion! @F2Tekkz becomes the first to win 3 #FUTChampionsCup titles ?! #FIFAeWorldCup pic.twitter.com/KNPr5Rztxc
— EA SPORTS FIFA Competitive Gaming (@EAFIFAesports) February 24, 2019
Ce n'est pas toujours l'Eldorado
Alors que le CIO réfléchit à intégrer les jeux vidéo aux prochains Jeux olympiques, le e-sport est en plein essor. Les compagnies dont EA, essayent de rentabiliser, leurs investissements.
L'Utilisation de FUT a généré 60 millions de dollars en 2018 pour la firme canadienne, mais EA est souvent critiqué pour l'exploitation démesurée de la passion de ces clients.
Si presque tous les joueurs professionnels ont raillé le 18 pour ses défauts (bugs, côté aléatoire, assistanat poussé…) et son aspect «pay-to-win» sur FUT, beaucoup n'hésitent plus à investir des milliers d'euros pour avoir une équipe compétitive au plus vite.
L'affaire s'est amplifiée avec la décision de la commission belge des jeux de hasard, qui considère les «loot box » (boîtes à butin) dans les jeux vidéo comme un jeu de hasard. Cela s'applique donc aussi aux packs de joueurs sur Fifa Ultimate Team.
Les joueurs domiciliés en Belgique ne pourront désormais acquérir des packs FUT qu'avec de la monnaie virtuelle, et non plus en utilisant leur carte électronique.
Sur son site officiel, l'éditeur nord-américain a tenu à exprimer son désaccord «avec l'interprétation de la loi par les autorités belges». D'autres compagnies du jeu vidéo (Blizzard, Valve ou encore 2 K Games) ont renoncé aux microtransactions sur le territoire belge, les lootboxes devant désormais être achetées uniquement avec de l'argent fictif provenant des jeux concernés.


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