Le parquet général du royaume a rendu public en cette fin de semaine son bilan annuel. Outre les obstacles rencontrés pour assurer l'indépendance de son pouvoir, le nombre de plaintes déposées auprès du ministère public a significativement augmenté par rapport à 2017, dépassant le demi-million. Des plaintes qui concernent seulement les tribunaux de première instances et les cours d'appel. Chiffres à l'appui. Deuxième du genre, le rapport annuel du ministère public indique que « la proportion des plaintes déposées devant les cours d'appel n'excède pas 4,27% du nombre total de plaintes au cours de l'année, alors que le parquet des juridictions de première instance dispose d'une majorité de 95,31% du nombre total de plaintes en 2018 ». Le ministère public a réceptionné exactement 1 517 502 de plaintes en 2018, alors que l'année précédente, ce nombre de 1 346 753, soit une augmentation de 13%, avec un total de 1 436 516 plaintes déposées par voie électroniques l'année précédente. Par ailleurs, le nombre de personnes convoquées par le parquet a atteint les 593 315, ce qui représente une charge supplémentaire pour les juges. Les activités du ministère public dans les affaires liées à l'obtention de la nationalité s'est élevé à 10 860, y compris la fourniture de preuves de la nationalité et demandes de preuves de non-jouissance et autre. D'autre part, les interventions des tribunaux dans les domaines du retrait des passeports, des arrestations à la frontière et des mesures conservatoires ont atteint 7 750 en 2018. En ce qui concerne le mariage de mineurs, le nombre demandes déposées était de 33686. 36% de ces demandes de mariage ont été rejetées par les juridictions compétentes. Pour la même année, 21 059 affaires liées à l'abandon des d'enfants à charge ont été traitées. Dans le cadre de la coopération judiciaire internationale qui lie le Maroc à certains pays, le ministère public a reçu 949 demandes relevant toutes du domaine pénal, dont 1046 notifications de poursuite de personne étrangères devant les tribunaux marocains, 191 notifications de décès étrangers au Maroc et 45 mandats internationaux de recherche et d'arrestation délivrés par le Maroc en 2018. Au cours de l'année 2018, les autorités marocaines ont également reçu 62 demandes d'extradition, dont 15 ont été exécutées, tandis que les autres sont en cours d'exécution. Inversement, les autorités judiciaires marocaines ont demandé l'extradition de 60 personnes de plusieurs pays, dont 12 ont effectivement été reçues.