SIAM 2026 : Attijariwafa bank, la FNM ET l'ONICL unissent leurs efforts    Annulation du match amical entre le Maroc et le Salvador    Stormy weather and strong winds expected across Morocco on Thursday and Friday    América del Sur: Tras Bolivia, Honduras suspende su reconocimiento de la «RASD»    Polisario hardens stance toward Washington after Boulos–Attaf meeting    Théâtre royal : Les princesses, accompagnées de Brigitte Macron, assistent à l'ouverture    Archéologie : Découverte de thermes romains près de Sidi Slimane    Fusion-acquisition : Mediterrania Capital Partners s'offre Amcor Flexibles Mohammedia    Kénitra : 27,9 MDH pour redonner vie aux tribunes du stade du KAC après une décennie de paralysie    Maroc-France : vers un renforcement de la coopération parlementaire    Ouverture triomphale du Théâtre Royal de Rabat sous le regard de LL.AA.RR. les Princesses Lalla Khadija, Lalla Meryem et Lalla Hasnaa    Bilan gouvernemental : majorité et opposition s'affrontent sur le terrain des chiffres    Ressources humaines : pourquoi attirer ne suffit plus à l'heure de la guerre des talents    Administration pénitentiaire : le Maroc accélère la transition vers des prisons «intelligentes»    Déclarations fiscales : Le 1er mai, dernier délai pour plusieurs catégories de contribuables    CNRA et RCAR : la CDG dresse un bilan 2025 solide    Un responsable iranien dit que l'Iran perçoit ses premières recettes des droits de passage à Ormuz    La Chine célèbre le 77e anniversaire de la création de sa marine    Cybersécurité : les pays arabes amorcent un renforcement de leur coopération    Revue de presse de ce jeudi 23 avril 2026    La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive    Mercato : Azzedine Ounahi dans le viseur de l'Atlético    Classement FIFA féminin : le Maroc poursuit sa montée en puissance    Le Burkina Faso renforce sa stratégie frontalière    Agriculture. Le virage DATA-TIKA pour sécuriser la transformation digitale    Berklee au Nigeria : un tremplin international pour les artistes émergents    Dakar. Une reine vagabonde couronnée au sommet du cinéma féminin    Sahara marocain : Le Honduras suspend à son tour sa reconnaissance de la pseudo «rasd»    Modernisation du tri et de distribution des permis de conduire, carte et certificats d'immatriculation électroniques    Le Maroc, un partenaire de référence pour l'Autriche (président du Conseil national autrichien)    Après la rencontre Boulos–Attaf, le Polisario durcit le ton face à Washington    Controverse à Marrakech autour d'un rituel juif devant Bab Doukkala    Ajax Amsterdam : Rayane Bounida attise les convoitises en Bundesliga    Essaouira : le Festival Printemps Musical des Alizés revient pour une 22è édition    Lalla Khadija, Lalla Meryem, Lalla Hasnaa, et Brigitte Macron, assistent au spectacle d'ouverture du Théâtre Royal de Rabat    Gnaoua et Musiques du Monde : Une transe-mission sans frontières    Austria saludó el miércoles las amplias reformas emprendidas en Marruecos bajo la dirección de Su Majestad el Rey Mohammed VI, en favor de una sociedad y una economía marroquíes más abiertas y dinámicas.    L'organisation de la CAN 2027 menacée en Afrique de l'Est après plusieurs retards    Soutien affirmé : Vienne rejoint la dynamique internationale autour du Sahara marocain et ouvre une nouvelle ère avec le Maroc    Austria welcomed on Wednesday Morocco's actions in favor of developing a new model of South-South cooperation, emphasizing the importance of promoting triangular cooperation between Austria, Morocco, and their partners on the African continent.    Coopération maroco-espagnole pour rechercher un bateau de migrants disparu au large de Tan-Tan    Le Real Betis bat Girona FC, Ezzalzouli et Ounahi décisifs    Maroc-Emirats : Entretien téléphonique entre SM le Roi et Cheikh Mohammed Ben Zayed    Entretien entre Mohammed VI et le président des Emirats pour renforcer la coopération bilatérale    USA-Iran. Trump prolonge le cessez-le-feu    Cannabis légal : El Guerrouj présente les derniers chiffres    Aide militaire à l'Iran? Pékin rejette les sous-entendus de Trump    FLAM 2026 : Marrakech, carrefour des littératures africaines    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les maisons... closes au Maroc
Publié dans Jeunes du Maroc le 15 - 01 - 2007

El Hajeb, Azrou, Aïn Louh, Khénifra, Mrirt... Tout le Moyen Atlas subit le fléau de la prostitution. Celle-ci assure la survie économique de la région. Vu le manque de réhabilitation du monde rural, les autorités locales semblent incapables de stopper le phénomène !
Il faut le voir pour le croire. On en a tous, un jour ou l'autre, entendu parler. Une visite dans le Moyen Atlas et l'on évoque aussitôt les « parties de plaisir » la réalité dépasse de très loin l'imagination.
L'étendue de la prostitution dans la région du Moyen Atlas est phénoménale et même érigée en secteur organisé auquel ne manque que la reconnaissance officielle. Une forte concentration de filles. Des filles de joie comme on les appelle (appellation peu appropriée en l'occurrence). Des filles, de régions et d'âges différents, sont là pour que des hommes de passage puissent se payer du bon temps... Le fléau touche pratiquement toute la chaîne à partir de la ville d'El Hajeb, une petite localité sur la route d'Ifrane. Des jeunes et moins jeunes sont attablés aux terrasses des cafés alors qu'un soleil de plomb brille sur la ville. Une ville morte où le temps semble s'être arrêté. Rien ne s'y passe. C'est la première impression qu'elle donne, mais elle est profondément fausse. La ville est bien vivante. Elle est même bonne vivante. Elle est en effet réputée pour être la capitale de la chaîne du Moyen Atlas en matière de prostitution et elle n'a nullement usurpé cette renommée. Pour se rendre au b... (Maison close, poliment), il suffit de demander à n'importe quel passant. C'est naturel et il vous en indiquera la direction, un petit sourire complice au coin des lèvres. Le quartier en question est appelé le « Secteur » ou « le Village ». Une nausée vous envahira dès l'entrée. Situé dans l'ancienne médina, le quartier ressemble à un labyrinthe. Le paysage est catastrophique. Des ruelles entières sont envahies par des filles jeunes et quelques-unes qui ont déjà perdu un peu de leur fraîcheur, toutes bien maquillées, légèrement habillées, les parties sexy du corps bien exposées !
« Viens que je te goûte, tu ne seras pas déçu, je te ferai vivre des moments inoubliables comme tu n'en as jamais vécus ». Les invitations se répètent tout au long de la visite dans le quartier... le tout accompagné de gestes sensuels, de baisers en l'air et de caresses suggestives sur des parties du corps.
A l'intérieur des maisons, le décor est tout autre. La joie artificielle que l'on semble déceler à l'extérieur s'éclipse pour céder la place à la misère. La pauvreté est visible partout. Les locaux sont insalubres. Pas de portes entre les chambres dont le mobilier est le plus souvent réduit à deux couvertures jetées par terre, des peaux de mouton, parfois une table. Généralement, les maisons se composent de deux chambres et d'une cuisine et toutes les pièces servent de « salle d'opération » Un septuagénaire vient tout juste d'officier. Complètement indifférent, il continue à se rhabiller sans accorder la moindre importance aux autres personnes dans la salle.
Trois filles se partagent ce trois-pièces sordide. De leur accent, on déduit qu'elles ne sont pas du patelin. La plus jeune est une mère. Selon elle, d'une fillette de deux ans. Elle se prostitue pour la première fois. L'autre y a déjà passé quelques années. « Nous ne pouvons pas perdre notre temps à te parler alors que d'autres sont en train de se faire des clients, cela pourrait nous attirer des ennuis » affirment-elles.
Dans ce bordel, la passe démarre à 20 DH.
Pour la plupart, elles se donnent pour subvenir à leur besoin, détrompez vous, elles n'éprouvent pas de plaisir à faire cela comme on a eut l'habitude de croire, elles sont quelque part des victimes mais d'un autre genre.
Et les réseaux dans tout cela ?
Le réseau est parfaitement organisé. Les prostituées sont entretenues par des tenancières. En moyenne, elles sont quatre filles par maison même, si leur nombre atteint parfois dix. Les tenancières tiennent souvent plusieurs maisons en même temps. Elles assurent aussi une autre mission, encore plus délicate : « les relations publiques » avec les autorités. La proxénète la plus connue est sans doute « Mika », rendue célèbre en 1997-1998, suite à l'affaire Khadija Bahi, la fillette qu'elle forçait à se prostituer et qui avait fini un jour par s'enfuir en se rendant auprès des autorités. En fait, et de l'avis de plusieurs habitants, pratiquement « toute la famille de Mika se livre à cette activité. Mika a écopé d'une peine de prison mais aurait retrouvé récemment sa liberté et gérerait aujourd'hui une dizaine de maisons closes ». Le réseau possède ses rabatteurs. Des jeunes désœuvrés. Souvent en groupes, ils occupent pratiquement toutes les entrées du quartier et proposent plusieurs formules. Et il y en a pour tous les goûts : filles, alcool, haschich, ecstasy.
Les rabatteurs ont leur commission sur chaque client ramené. La rémunération est encore plus importante si le client souhaite passer la nuit avec une fille. Dans ce cas, le rabatteur s'occupe de l'organisation de la soirée qui démarrera à 20 heures. Le prix passe alors de 20 à 250 DH : 100 DH pour la tenancière, 100 pour la fille et les 50 restants pour la propriétaire de la maison lorsqu'il ne s'agit pas de la tenancière. Le rabatteur, dont l'autre mission est la protection des filles, exigera une garantie de « bonne conduite » au cas où le client souhaiterait passer la nuit chez lui. Il exigera qu'une pièce d'identité lui soit confiée jusqu'au lendemain. Du fait que la ville ne dispose d'aucune unité hôtelière et que la location des maisons à des étrangers n'est pas pratique courante, la plupart des consommateurs logent chez les prostituées elles-mêmes.
Bon à vous d'analyser et d'en déduire ce qui doit l'être.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.