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Le ciel peut-il nous tomber sur la tête ?
Publié dans Jeunes du Maroc le 18 - 05 - 2004

Si si, Astérix avait toutes les raisons de s'inquiéter. Le ciel peut nous tomber sur la tête. Ils sont quelques milliers de rocs célestes, tapis dans la banlieue de la Terre, tournoyant à 100 000 km/h. Avec cela, capables un beau jour de nous refaire le coup de l'extinction des dinosaures. Les risques et les conséquences d'une éventuelle collision.
La menace des comètes et des astéroïdes.
Dans le système solaire, il existe beaucoup d'objets. A part le Soleil et ses 9 planètes, on compte quelques milliers de comètes et d'astéroïdes de toutes tailles. Les uns orbitent tranquillement au-delà de l'orbite de Pluton, mais les autres ne sont pas si loin : la "ceinture d'astéroïdes" de notre système solaire se trouve entre l'orbite de Mars et celle de Jupiter. Il suffirait d'un cheveu pour en faire tomber un vers l'intérieur, et direction du Soleil, et nous n'avons plus qu'a le surveiller de près en espérant qu'il ne coupe pas la trajectoire de la Terre. Ainsi, actuellement, près de 2000 objets vagabondants entre Mars et Jupiter sont potentiellement dangereux, et ainsi nommés "géocroiseurs". Le 12 Mars dernier, un banal communiqué de l'Union astronomique internationale annonçait qu'un gros caillou filait sur une trajectoire qui pouvait l'amener à frôler la Terre en... 2028. Frayeur à la une. Les grands médias américains, friands de sensationnalisme et ravis de jouer à se faire peur vont bondir sur l'occasion pour en faire une recette à succès. Et tout les bons ingrédients sont réunis : réalité scientifique, hypothèses (y compris les pires, sont possibles), et possibilité d'imaginer un spectacle effrayant pas mieux illustrés que par les effets spéciaux du cinéma (sont sortis Deep Impact et Armageddon, deux films d'aventure traitant le sujet).
La recherche et les risques aujourd'hui.
En une occasion au moins le ciel est tombé sur les habitants de la Terre, il y a 65 millions d'années, quand un objet de 6 à 14 km a percuté l'actuel golfe du Mexique, creusant un cratère de 180 km de large. Alors que la matière en fusion projetée par l'impact incendiait les continents, un séisme et un raz de marée d'une violence inouïe se déchaînaient. Les incendies rejetèrent de telles quantités de poussières que l'atmosphère s'obscurcit pendant des années. Résultat : la lumière et la chaleur du Soleil n'atteignant plus le sol, la température chuta partout de 10 à 20 degrés, alors que s'abattaient des pluies toxiques. Près de 80 % des espèces vivantes, dont les dinosaures, ont succombé à ce traitement : c'est l'hiver nucléaire.
Un tel cataclysme global peut-il se produire à nouveau ? Pour en avoir le coeur net, un groupe international de scientifiques a décidé voilà cinq ans de lancer un vaste programme d'évaluation des risques représentés par les comètes et les astéroïdes. Premier objectif des astronomes : déterminer avec précision les orbites des corps de taille supérieure à 1 km, dont l'impact sur terre aurait des conséquences globales. Le choc libérerait une énergie supérieure à un milliard de tonnes de TNT - par comparaison, la bombe d'Hiroshima ne faisait "que" 20 000 tonnes. Les astronomes estiment aujourd'hui que 2000 astéroïdes dans cette gamme sont des géocroiseurs. Selon leurs caractéristiques orbitales, ils appartiennent à trois " familles " baptisées Apollo, Amor et Aten. À ces gros astéroïdes AAA ou géocroiseurs, il faut ajouter les comètes de taille comparable, peut-être un millier, qui viennent périodiquement auprès du Soleil, comme la célèbre Halley, ou celles qui n'ont encore jamais quitté les faubourgs glacés du système solaire mais s'apprêtent à nous rendre visite. Or, aujourd'hui, on ne connaît l'orbite que de 10 % de ces géocroiseurs ! " Il faudrait observer systématiquement tout le ciel chaque mois ", explique Hans Scholl, astronome à l'observatoire de la Côte d'Azur, et responsable du télescope de 90 cm de diamètre qui cherche les géocroiseurs depuis l'automne 1996 dans les Alpes-Maritimes. Quatre autres instruments similaires scrutent à présent le ciel aux Etats-Unis et en Chine, l'Italie et l'Australie ébauchent également un programme de détection.
Pour plus d'éfficacité, tous ces centres de recherches coordonnent leurs observations au sein de la fondation "Spaceguard". Or, aujourd'hui, le budget annuel nécessaire aux astronomes pour effectuer des observations complètes et sûres n'est pas suffisant, mais ils font avec. Leur argument pour débloquer le budget est que les lois statistiques ne protègent pas du risque : s'il y a une chance qu'une collision à effet global se produise tout les cent millions d'années, cela pourrait très bien être l'an prochain ! Mais, pas de panique, la seule victime connue est un chien tué en 1911 par une petite météorite en Egypte. Cela n'empêche pas les compagnies d'assurances de calculer que nous avons autant de chance de périr à cause d'un géocroiseur que de mourrir dans un accident d'avion ! (soit une chance sur deux millions).
Plus grave, la rencontre d'un géocroiseur de 10 à 100 mètres de diamètre peut avoir des conséquences locales importantes, même si toute la Terre n'est pas menacée. Ainsi, en 1908, un bolide céleste de 30 m de diamètre a explosé au-dessus de la Tunguska, en Sibérie, son onde de choc brûlant en couchant les arbres sur une surface (inhabitée) grande comme la région parisienne. Un même impact pourrait ravager une ville ou causer un raz de marée meurtrier au-dessus d'un océan.
Comment dévier un géocroiseur ?
Première solution : envoyer une bombe atomique sur une sonde spatiale et la faire exploser à bonne distance de l'objet. Du côté de la bombe, la surface vaporisée par la chaleur de l'explosion serait éjectée, déplaçant le géocroiseur dans l'autre sens, selon le principe de la réaction. Mais il y a un risque énorme, si la fusée qui emporte la bombe explose au décollage... On pourrait plutôt faire atterrir sur le géocroiseur une sonde équipée d'un système de propulsion. Un moteur de fusée, par exemple, avec quelques tonnes de carburant pour donner en une poignée de minutes la poussée qui dévierait la trajectoire du géocroiseur. En étalant la poussée sur plus longtemps, un petit moteur ionique ou à plasma suffirait, sous réserve d'être alimenté par un modeste générateur électrique, à panneaux solaires par exemple, comme sur les satellites. Enfin, la plus poétique des solutions serait de déployer une immense voile qui serait poussée par le vent solaire. Reste à l'attacher au géocroiseur à dévier !
Un éclair dans le ciel. Une gigantesque explosion à l'horizon, et puis une vague de feu qui envahit tout en une seconde. Un cauchemar ? Peut-être. Mais le mieux pour l'instant est de ne pas y penser !


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