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Futilité, superficialité, les vraies valeurs de la société Marocaine
Publié dans Jeunes du Maroc le 09 - 09 - 2007

Mettez-vous vous devant un fonctionnaire ou bien une fille, ou bien un flic, respectivement avec un costard ou des habits de marque, recommencez en changent votre habit et votre façon de parler du genre "glisser quelques mots en français ou bien essayer d'avoir une élocution de notre classe bourgeoise fassi", et vous constaterez la différence. Et oui, l'habit fait incontestablement le moine dans le pays des Alaouites. L'apparence et la futilité deviennent les valeurs par excellence au grand dam de l'authenticité et de la spontanéité. Il s'agit sérieusement d'un véritable fléau qui touche toutes les couches sociales au Maroc.
D'où vient cette épidémie ? Et à qui profite la domination de ce genre de normes falsifiées de la société ?
Pour les riches
Il s'agit d'une attitude tout à fait normale et routinière pour une grande partie des riches. D'abord pour affirmer leur statut social devant le peuple démuni, puis comme moyen de s'imposer et de s'identifier entre eux, il faut dire que la classe aisée au Maroc ne se cache pas. Montrer ses signes ostentatoires de richesse reste le sport favori pour eux que ce soit pour les grandes familles bourgeoises d'antan ou pour les nouveaux riches. Parler français avec son enfant devant tout le monde pour une maîtresse de villa à Ain diab est d'une banalité extrême à Casablanca. Mais on oublie une chose, on est au Maroc, un pays arabe où tout le monde parle arabe. Mais parler français veut dire qu'on n'est pas comme vous, on appartient à une autre catégorie, un sentiment de non appartenance à ce bled. En fait, on a honte de se montrer "marocain" comme les autres, et dans ce cas je suggère à cette espèce D'EXTRATERRESTRE d'allez vivre en France ou ailleurs où ils NE trouveront pas preneur pour leur snobisme insolant et je suis sure qu'il ne seront pas les bienvenus.
Le film Marock donne l'illutation de ce fait social, un film que l'on considère comme la preuve inaliénable de la futilité de la jeunesse dorée du Maroc, puisque même la réalisatrice nous a donné l'impression qu'elle ne vit pas sur cette terre où il y a des gens qui souffrent et sortent le matin avec une seule idée dans la tête : revenir avec un panier plein pour leurs enfants. Le film malgré sa médiocrité et son indélicatesse intellectuelle nous révèle sans le vouloir bien sûr, l'égoïsme et la nonchalance de cette jeunesse qui plane dans le paradis ARTIFICIEL, sans se rendre compte de la misère que vivent les "autres". Ces jeunes qui tombent dans la superficialité dès l'enfance à cause de leurs parents, se croient être les élus du peuple. On oublie de parler de cette réalité qui gangrènent notre société et qui pousse des jeunes désespérés à se lancer dans des mésaventures de la dernière chance, en quittant le pays vers l'étranger ou, à prendre une fausse posture héroïque de martyre en faisant le kamikaze.
La jeunesse dorée ou aisée, ne réalise pas qu'elle a un rôle important à jouer, compte tenu des moyens mis à sa disposition pour pouvoir changer les choses. L'histoire nous apprend qu'elle (La Jeunesse) était et reste toujours la source du changement dans les sociétés. A cela ces jeunes préfèrent sombrer dans leurs pseudo problèmes et oublient leur rôle, leur devoir, s'ils n'agissent pas aujourd'hui, demain ce sera trop tard, et l'on vivra une révolution sanglante qui ébranlera, d'autant plus avec ce que l'ont vit déjà ces dernières années avec la montée en puissance du terrorisme.
Pour les pauvres
Par la force nominative du mot, le pauvre est un incapable, tout ce qu il peut espérer c'est de sortir un jour de ce statut par son travail et ses efforts… Cependant, il s'avère que ce n'est pas toujours payant, surtout dans un pays comme le Maroc où la mobilité sociale et la méritocratie sont aussi hasardeuses que le Lotto. Les jeunes issus de milieux populaires n'osent pas le dire quand ils vont au centre ville pour claquer quelque Boole de billard, ou lorsqu'ils se privent de l'essentiel pour acheter la dernière Nike. Cette fuite en avant n'arrange pas les choses, ils veulent être riches, riches d'illusions. Ainsi la caravane passe et les chiens aboient, ils ont même perdu leurs voix à force d'aboyer. Il faut être fière d'être issu d'un milieu pauvre, ces jeunes ne se rendent pas compte qu'ils ont "tout", un tout qu'ils construisent eux-mêmes, leurs études, leurs cultures, leur militarisme, … sont les seuls éléments qui peuvent donner sens à leurs vies. Je déplore leur nonchalance quant à la politique en laissant le champ ouvert aux imposteurs, je regrette leur manque de réalisme et aussi la dévalorisation de l'effort de leurs parents qui n ont pas eu la même chance d'accéder à l éducation.
Je désapprouve leur manque d'investissement dans leurs propres affaires, le jours où un pauvre le dira hautement qu'il n'a pas honte de ce qu'il est, mais qu'il est plutôt fier de lui et de ses réalisations, là on pourra dire que le Maroc change. N'oublions pas, nos droits, il faut les arracher, ils ne seront jamais servis sur un plateau.
Salut Simo,
Je m'incline devant votre analyse. C'est vraiment devenu un véritable fléau ce problème. Juste une remarque : ça dénote aussi d'un manque de confiance en soi et d'une faiblesse de se fier à des apparences et des superficialités pour juger les gens...
Azul,
Je partage cette analyse qui miroite en partie la réalité de la société marocaine et même nord Africaine en générale. dire que tout le maroc est un pays (arabe) c'est justement nier la composante essencielle de la socièté marocaine, q'est TAMAZIGHT ceci montre à quel point vous igniorez la culture marocaine ! Tanmirt


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