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Production et commercialisation de l'électricité « Le Maroc prépare sa transition énergétique »
Publié dans Jeunes du Maroc le 18 - 02 - 2013

Parti d'un monopole intégré construit sur l'idée d'un service public unifié de l'électricité, le modèle de l'Office national d'électricité connait actuellement une transformation. À l'instar des pays européens qui ont ouvert leurs marchés de l'électricité à la concurrence vers la fin des années 90, le Maroc ouvre à son tour son marché à la concurrence.
Beaucoup de questions restent posées relatives à la variété des prix ou à la déréglementation des tarifs, au rôle de la puissance publique, des questions sur lesquelles le ministre de l'Energie et le directeur général de l'ONEE ont promis de revenir.
Autre question de fond : quel sera le rôle du régulateur dans la surveillance du fonctionnement du marché libre et la rémunération des acteurs chargés du transport et de la distribution de l'électricité ? Le secteur de l'énergie est un secteur stratégique, c'est « l'énergie qui pousse », qui a des effets d'entraînements indéniables sur l'économie, mais qui est aussi un vecteur de réduction des inégalités sociales et territoriales et qui donc ne peut être laissé à la seule régulation du marché et des forces concurrentielles.
Nelson Mandela rappelait que « la démocratie c'était un Homme, une voix, mais aussi l'électricité pour tous ». D'où l'importance de cette agence de régulation évoquée par Ali Fassi Fihri qui pourrait être créée dans les deux ans. Avec son énorme potentiel d'énergie solaire et éolienne, le Maroc prépare sa transition, un immense chantier…
Verbatim de la conférence de presse :
Fouad Douiri, ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement
• Les objectifs fondamentaux sont la sécurité et la disponibilité d'approvisionnement, l'accès généralisé à l'énergie électrique à des prix raisonnables, la mobilisation des ressources nationales, la maîtrise et la gestion de la demande, notamment dans son volet efficacité énergétique, la préservation de l'environnement. Pour cela, il faut un mix diversifié qui nous permettra « de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier ».
Ce mix permettra de nous protéger contre les fluctuations des prix, des technologies et des disponibilités. Les énergies renouvelables représenteraient 42% de la puissance installée, autant pour l'éolien, l'hydraulique et le solaire, avec une augmentation du gaz, source d'énergie pour le futur. L'objectif pour l'éolien est de produire 2 000 mégawatts à l'horizon 2020 avec une production de 6 600 GWh par an, moyennant un investissement estimé à un peu plus de 3,5 milliards de dollars, ce qui nous permettrait d'économiser 1,5 million de tonnes d'équivalent pétrole par an et d'éviter 5,6 millions de tonnes de Co2.
• La politique de l'Etat dans le secteur de l'énergie est une politique d'ouverture mise en œuvre depuis plusieurs années. On a une vision du futur où la production et la commercialisation de l'énergie seront ouvertes et une vision sur la régulation du secteur. Avec la loi 13 -09, on aura des projets réalisés par des opérateurs privés transportés par l'ONEE et vendus à des clients privés. Nous avons déjà 420 mégawatts développés et qui seront livrés dès 2013 et 2014. L'ONEE lance des partenariats public-privé, des PPP où des sociétés privées construisent et exploitent et l'ONEE achète la totalité de l'énergie produite selon des contrats de longue durée.
Le projet de Tarfaya sera la plus grande ferme à l'échelle africaine et les 1 000 autres mégawatts représenteront le plan marocain intégré et constitueront la taille critique pour une intégration industrielle qui sera répartie sur tout le Royaume. Trois partenaires seront actionnaires dans ce projet, l'ONEE, la Société publique d'investissement énergétique, et le fonds Hassan II.
Ali Fassi Fihri, directeur général de l'ONEE • L'ONEE est le bras armé de l'Etat pour la mise en œuvre de sa stratégie qui doit assurer la sécurité et la disponibilité d'approvisionnement et l'accès généralisé à l'énergie électrique tout le temps, partout et à moindre coût. Notre mission est d'atteindre les objectifs qui nous ont été fixés.
• Pour le moment, la planification du système global est régulée à travers la responsabilité de la planification que porte l'ONEE qui assure la sécurisation du réseau national au prix le plus bas et qui prépare un contrat programme avec l'Etat. Dans la vision du secteur, il est prévu une agence de régulation qui verrait le jour d'ici 2 ans, une fois que le contexte est préparé pour une meilleure maîtrise des flux et des arbitrages.
• La porte est ouverte aux investisseurs et j'ai l'intime conviction que ce sont les grands groupes comme Axiona à Ouarzazate ou EDF GDF Suez qui voudront développer leur business pour l'exportation.
• Le Maroc est cité en exemple pour avoir eu le courage de se lancer à grande échelle dans la production de l'énergie renouvelable, et ce, dans toutes les documentations et revues spécialisées.
Tarfaya est un appel d'offres conçu sur la base du modèle marocain développé par l'Etat marocain et les ingénieurs marocains qui dit « qui veut construire 300 mégawatts à tel endroit et me vendre l'électricité pendant 20 ans et avec l'offre la moins chère ? » C'est ainsi que le consortium Nareva-GDF Suez a été sélectionné. Même les banques marocaines ont appris à négocier et sécuriser le financement de ces projets. Quatre milliards de DH ont été levés. Le système de rachat du carbone, le MDP (Mécanisme de développement propre), nous a permis de faire baisser les prix et là aussi nous avons une expertise dans le domaine du rachat de carbone à l'échelle internationale.
• L'évaluation des projets se fera sur le prix des kilowatts produit sur les 5 sites éoliens, mais également sur le niveau d'intégration industriel, car c'est l'énergie qui pousse l'économie.
• Nous avons les plus grands groupes mondiaux qui s'intéressent à nos projets et se battent dur pour les obtenir, comme le confirme la liste de préqualification : je citerai les japonais et les français, les émiratis, les marocains et les allemands, nous avons les britanniques avec les danois, les saoudiens avec les espagnols, les américains... Tout ceci montre le succès de l'expérience marocaine dans ce domaine avec la présence des plus grands développeurs et constructeurs de turbines.
• Ce qui a été décidé pour les énergies renouvelables par notre Souverain S.M. le Roi Mohammed VI peut être comparé à ce que son père a fait en matière de politique des barrages, qui s'est avérée être une politique visionnaire. Cette politique des barrages a eu des contradicteurs, mais sa déclinaison a permis heureusement à tous les Marocains d'avoir de l'eau où qu'ils se trouvent.
Par : Farida Moha, LE MATIN - www.lematin.ma


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