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Le quotidien des sapeurs-pompiers
Publié dans La Gazette du Maroc le 31 - 07 - 2002


Caserne Poggi
Les sapeurs-pompiers, on les voit à peu près chaque jour, dans leur véhicule d'intervention, à fond la caisse, l'espace de quelques secondes, puis disparaissent
dans la circulation. Outre ce bref passage, qui nous laisse un arrière-goût de sensationnel,
nous ne savons pas grand-chose de leur quotidien. Loin du sensationnel que peut revêtir chaque intervention, La Gazette du Maroc vous propose 24 heures dans
la caserne Poggi. 24 heures pour vous décrire le train-train quotidien, tout à fait ordinaire, de ces gens qui sortent de l'ordinaire
( lire page 24 : des gens pas comme les autres).
C'est dans un quartier très animé que se trouve «Poggi» ( se lit : poji), première caserne de pompiers à Casablanca et unique centre d'appel de la protection civile casablancaise ( lire encadré : centre d'appel). En effet, tous ceux qui composent le 15 trouvent à l'autre bout du fil, le standardiste, première porte à gauche à l'entrée de la caserne. C'est dans ce petit bureau que les appels sont reçus puis les ordres d'intervention ventilés sur les autres casernes selon la proximité du lieu de l'incident. Les sapeurs-pompiers de l'unité Poggi, par exemple, interviennent dans tous les sinistres qui ont lieu au centre ville et à l'ancienne médina. (voir la carte des zones d'interventions par caserne, page suivante)
A la caserne Poggi, comme pour toutes les autres, deux équipes de pompiers se relaient toutes les 24 heures. A midi, la première équipe quitte les lieux alors que chaque membre de la seconde reçoit son affectation (camion-citerne, premiers secours)... Ceci fait, chaque élément vérifie l'état du matériel qu'il utilisera tout au long de ses 24 heures de service (le chauffeur vérifie son camion: huile, klaxon, gyrophare, sirène…. Les pompiers vérifient les tuyaux, leurs bombonnes d'oxygène, leurs combinaisons…). Cette vérification de pré-départ, leur évite de se retrouver sur les lieux de l'incident avec du matériel défectueux.
Le contrôle achevé, les membres de l'équipe rejoignent leur chambre ou la buvette et attendent l'heure du rassemblement. En parallèle, ils sont constamment prêts à rejoindre leurs véhicules d'intervention dès que l'alarme retentit .
14 heures : l'heure est au rassemblement. Les pompiers s'alignent dans la cour et attendent les ordres. Premier exercice : «les manœuvres». Rituel quotidien, il permet de réviser les techniques d'interventions de façon à créer des automatismes chez les nouvelles recrues et de combler les lacunes des anciens. Toutefois, malgré leur caractère obligatoire, les interventions priment. En cas d'alerte, les pompiers concernés saluent, puis se dirigent vers leur véhicule. Le devoir fait, ils reviennent continuer leur exercice.
A dix-huit heures, les stagiaires ont droit à trois heures de repos (voire encadré : formation). Sachez que cette catégorie ne fait pas partie des deux équipes qui permutent. Un régime spécial leur est assigné. Durant toute leur année de stage, ils sont présents en permanence. On leur accorde une permission de 48 heures tous les 15 jours et 3 heures de sortie par jour ( de 18 heures à 21 heures). En cas de retard, l'officier de service sévit et c'est la petite cour qui sert de lieu de supplice. Au menu, toutes sortes d'exercices : footing, pompes avec deux mains d'appui, une main, un pied…). Et si à la fin les retardataires sont épuisés, ils n'en sont pas moins satisfaits : «c'est le métier qui entre dans la peau»
A la tombée de la nuit, alors que partout ailleurs les gens s'apprêtent à éteindre leurs lumières, à Poggi, la vie continue. Dans cette caserne, comme dans les autres, les nuits sont longues. Elles commencent par la «gamila» pour le dîner, entrecoupée par une intervention sur le boulevard Mohammed V, une autre sur le boulevard Hassan II … Alors que les citoyens dorment, les sapeurs-pompiers eux, veillent. Rien que pour la nuit du mercredi 31 juillet, les sapeurs-pompiers de la caserne Poggi sont intervenus plus de 15 fois : incendies, femmes brutalisées par leurs époux, accidents de circulation, ivrogne en détresse… De quoi meubler toute la soirée !
6h 45, la première sonnerie retentit. Les sapeurs-pompiers se préparent : ils savent que dans un quart d'heure, une autre sonnerie annoncera le rassemblement. Petit déjeuner avalé, ils se réunissent tous à la cour et attendent les ordres.
La matinée débute par les incontournables «manœuvres» puis c'est au tour des corvées. Chez les pompiers on n'a pas besoin de femmes de ménage. De petits groupes sont formés et à chacun, une tâche est assignée : nettoyage des salles de bain, parquet, réglage du matériel. De façon à ce que quand la seconde équipe débarque, tout soit nickel.
Midi: apres 24 heures de dur labeur, les equipes permutent...Pas les officiers et les stagiaires.Eux, ils restent... leur journée vient à peine de recommencer.


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