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le tourisme haut de gamme au Maroc : Il est plutôt paradoxal de constater une volonté de développement des infrastructures plaisancières au Maroc, dans un marché étrangement inexistant. Le groupe Simo
Publié dans La Gazette du Maroc le 18 - 04 - 2008

Le constat de l'opérateur est direct : «je peux dire que le tourisme de croisière est très peu représenté, voire inexistant, bien qu'il y ait déjà beaucoup de marinas en construction au Maroc». Le PDG Luc Simon, pris dans des navettes interminables, ces derniers temps, entre l'Europe et le Maroc, met le paquet pour investir un créneau «en friche», qu'il compte résolument faire fructifier et prospérer. Concrètement, la filiale kénitréenne de construction de bateaux de luxe, dont la production est entièrement destinée à l'export pour des particuliers, sera renforcée avec le projet dans le pipe d'une nouvelle usine orientée sur le marché local. Une production industrielle ciblant le tourisme haut de gamme, qui n'est pas sans obéir aux normes les plus contraignantes de la conception qui fait travailler rudement les neurones des ingénieurs et techniciens basés à Rabat et actifs au sein du cabinet d'architecture, de design et d'ingénierie du groupe. Ces résolutions sont bonnes à prendre, encore qu'il faille simplifier la
«machine» des formalités administratives, pour ériger les 17 marinas en cours de chantier dans le Royaume, les plus attrayantes possibles pour les investisseurs étrangers et les plaisanciers européens. Ces derniers, assure Luc Simon, sont prêts à
« apporter des devises et génèreront des activités locales tout en promouvant cette nouvelle industrie de la plaisance marocaine ». L'aubaine est à saisir et, surtout, à encourager par des incitations aux opérateurs économiques, aptes à hisser les ambitions de la Vision stratégique au Maroc, au niveau des puissances touristiques de la planète. Il reste, naturellement, beaucoup à faire, mais il faut démarrer sur des bases solides pour « défricher » un terrain… glissant où l'on risque de se noyer, car pas plus de 300 bateaux de croisière mouillent dans les eaux marocaines dans l'année, surtout des plaisanciers ordinaires de moins de 20 mètres de long et valant, en moyenne, moins d'1 million d'euros.
Kénitra, capitale du tourisme de luxe
Ce qui est très insuffisant pour un pays pourtant favorisé par deux façades maritimes, et qui est en droit de mériter plus. Et en attendant que le marché intérieur des milliardaires secoue le cocotier, notre pays s'astreint à satisfaire la demande extérieure, en livrant une soixantaine de bateaux de luxe signés Simon, dans son usine d'équipements nautiques Team Industry et employant 250 collaborateurs, générant un chiffre d'affaires de 60 millions de DH, et capable de produire par ses soins, 95% des gros œuvres dans la fabrication d'un yacht. Le dynamisme de la société et la qualité des ressources humaines de notre pays, ont décuplé la demande en yachts, qui est passée d'une seule et unique commande en 2006, année de démarrage, à une douzaine d'unités en 2007, contre les 3 initialement prévues. Cette année, les choses s'accélèrent avec 17 commandes et 1400 demandes de devis de prospecteurs animés par des intentions d'achat. Les prévisions sont plus qu'encourageantes en visant le cap de la centaine de yachts en 2013 pour un chiffre d'affaires avoisinant le milliard de DH. L'architecte naval persiste et signe sur ses choix de développement sur le marché marocain : «le challenge est de taille pour une destination comme le Maroc, qui a l'ambition de promouvoir la niche touristique de luxe. Les marinas donneront désormais une autre envergure à la plaisance. De même, l'aboutissement proche des programmes d'aménagement de nouvelles zones touristiques de luxe, dans le cadre du Plan Azur, incitera à une demande croissante en bateaux de luxe». Il reste à inventer le tourisme de croisière au Maroc et à partir du Royaume, d'autant plus que nos promoteurs tardent à se manifester sur ce secteur, alors qu'il existe un gros potentiel en plaisance de luxe, pour un pays baigné par deux mers et idéalement relié aux plus merveilleux espaces de villégiature maritime à l'instar des Bahamas, des Antilles ou des côtes d'Amérique du Sud. Des excursions paradisiaques en naviguant à bord de catamarans à voile et des monocoques à moteur mesurant entre 15 et 50 mètres de longueur, et qui ne demandent qu'un marché porteur pour les fabriquer sous la signature de Simon.
C'est dans les cordes du groupe, leader mondial de bateaux de luxe et dans le top 20 des fabricants mondiaux de yachts avec sa nouvelle unité industrielle en projet, qui s'étend sur une dizaine d'hectares prête à accueillir 400 nouveaux collaborateurs, toujours à Kénitra. Autant dire que la capitale du Gharb est bien partie pour se tailler une réputation loin d'être usurpée de capitale mondiale du tourisme de croisière de luxe.
Luc Simon
Un aventurier mû en créateur
D'aucuns le qualifient de téméraire pour avoir concocté un «projet fou» dans le style propre à l'ancien aventurier français d'origine suisse, qui a mis tout son monde d'accord en signant un succès aussi… fou encore. Luc Simon, architecte naval qui s'affairait, en début de carrière, dans l'anonymat des commandes fourguées par les bureaux d'études, a réalisé son ambition de devenir indépendant en créant le «bateau de ses rêves» sur le modèle d'un design révolutionnaire, économe en énergie, respectueux de l'environnement et, surtout, solide et robuste pour les grandes traversées d'un navigable en solitaire, domestiquant l'immensité des eaux océanes de par le globe. Mais le PDG du Groupe Simon, leader planétaire de la fabrication des bateaux de luxe et dans le cercle restreint des constructeurs de yachts, a fortement séduit les décideurs du Salon nautique de Cannes par ses plans audacieux, restituant au tourisme de croisière haut de gamme, toute ses lettres de noblesse. Réussite instantanée de Luc Simon, qui reçoit six commandes de bateaux en l'état futur d'achèvement. Ce grand vadrouilleur et inlassable voyageur, qui a fait plusieurs fois le tour du globe, a porté son dévolu sur le Maroc, accueillant son premier chantier naval pour lancer, à partir de Kénitra, une gamme de catamarans à voile et de monocoques qui pèsent leur poids d'or sur les prix du marché, avec des bateaux variant de 7 millions à 252 millions de DH l'unité. Armateurs, grands patrons de groupes privés, milliardaires, se bousculent au portillon pour acquérir leur yacht et réaliser leur rêve d'enfant en partant à la conquête du monde. Et même si Simon se démène dans un milieu où l'argent semble couler à flots, il ne tolère guère les «tripatouillages» en lavant main propre. C'est d'ailleurs pour ces raisons qu'il a fixé l'ancre à Kénitra, «un port propre et sans magouilles».


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