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Arrêtons de tourner en rond !
Publié dans La Gazette du Maroc le 03 - 02 - 2003


Politique énergétique au Maroc
La nécessité d'une stratégie cohérente, claire et efficace concernant les choix énergétiques qui permettront au Maroc de se garantir à terme, entre autres, son indépendance vis-à-vis des approvisionnements extérieurs se fait plus que jamais sentir. Il y va de son développement économique même. L'Etat doit s'assumer jusqu'au bout pour en définir les grandes lignes. Et s'atteler, dans l'urgence, à les traduire sur le terrain.
Le Maroc dispose-t-il d'une politique énergétique apte à favoriser les sources d'énergie nationales - renouvelables ou «tarissables» soient-elles - pour garantir à terme son indépendance énergétique ? Pas si sûr. La question a fait l'objet d'une conférence-débat organisée la semaine dernière à Casablanca par la fédération de l'énergie.
Ils étaient nombreux ceux qui soutiennent l'urgence de disposer d'une vision claire sur les choix énergétiques du pays. L'auditoire s'est, à l'unisson, accordé sur la nécessité d'une stratégie cohérente, claire et efficace concernant les choix énergétiques qui permettront au Maroc de garantir à terme, entre autres, mais principalement, son indépendance vis-à-vis des approvisionnements extérieurs. La volonté du gouvernement de disposer dans les plus brefs délais de cette stratégie s'est exprimée par la voix de son ministre de l'énergie et des mines, Mohamed Boutaleb.
Ce dernier s'est livré à une présentation chiffrée, superfétatoire du bilan de ses prédécesseurs. Des avancées sont enregistrées. On l'aura constaté. Mais où en est le Maroc aujourd'hui dans la mise en œuvre de sa politique énergétique ? D'abord un constat : l'actuel Ministre de l'énergie et des mines, n'a hérité d'aucune politique énergétique claire, cohérente et efficace, mais de nombreux chantiers inachevés et de grands projets trop ambitieux pour pouvoir les concrétiser dans l'immédiat sur le terrain. Et sa dernière sortie médiatique au cours de cette conférence-débat a déçu les plus optimistes. Opérateurs du secteur, experts et observateurs n'ont pas trouvé de réponses à leurs nombreuses questions. Les dossiers brûlants concernant le gaz naturel, la libéralisation de l'électricité, les textes réglementaires régissant le secteur, l'installation des sites d'énergies renouvelables, l'avenir des activités de raffinage et la question de la structure des prix des carburants n'ont pas été approchés.
Du moins d'une manière aussi détaillée que l'exige la situation. Certains ont vu dans la présentation du Ministre une sorte de bilan de ses prédécesseurs. Sans plus.
Le poids du passé. L'énergie occupait une place importante dans les programmes gouvernementaux des différentes formations qui se sont succédé depuis l'indépendance, mais force est de constater, et c'est de l'avis de nombreux observateurs, que les avancées réalisées et les acquis restent relativement modestes. Les grandes réformes décidées ici ou là n'ont jamais été menées à leur terme. La généralisation de la consommation du gaz naturel et la libéralisation de l'électricité sont toujours à l'étude, l'essentiel des textes réglementaires régissant le secteur sont encore à l'état de projet et l'exécution des grands projets concernant l'implantation des sites des énergies éoliennes et nucléaires accuse encore du retard. Les exemples ne manquent pas. Les questions actuelles auxquelles le gouvernement doit apporter des réponses aussi.
Quels sont ces choix qui diminueront la dépendance de notre économie vis-à-vis des énergies importées et qui garantiront la sécurité d'approvisionnement énergétique du pays dans ce climat mondial des plus incertains ? Comment favoriser les énergies renouvelables au niveau national ? Quels sont les scenarii de crise prévus pour contrecarrer des conséquences néfastes qui s'ensuivront immédiatement après une guerre en Irak ? Comment garantir la sécurité des installations énergétiques du pays pour prévenir de nouvelles catastrophes qui font l'effarement des populations ? Autant de questions qui posent avec acuité, dans le contexte actuel, l'urgence d'une stratégie cohérente et mûrement réfléchie sur l'avenir des énergies au Maroc.
Cette politique, l'Etat doit la mener en concertation avec tous les acteurs du secteur de l'énergie : producteurs, partenaires extérieurs, experts et consommateurs. Le temps presse. Il y va du développement économique du pays.


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