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Énergie : Quelle stratégie à long terme ?
Publié dans Finances news le 04 - 06 - 2009

* Si la demande globale de l’énergie a marqué une croissance de 5%, la consommation de l’électricité, elle, a augmenté de 8%.
* La consommation des produits énergétiques sera multipliée au minimum par 4 et au maximum par 6 entre 2009 et 2030.
Les coûts des matières énergétiques, notamment le pétrole et le gaz naturel, ont été fortement affectés au cours des dernières années par la frénésie spéculative et la croissance de la demande des économies émergentes tout en enregistrant des fluctuations accentuées.
Pour preuve, le prix de l’or noir avait grimpé de 50 dollars à plus de 140 dollars le baril en juin 2008. Pour remédier à cette croissance débridée, le ministère des Mines, de l’Eau et  de l’Environnement a mis en place un plan stratégique dont l’objectif est l’atténuation de la hausse des prix des combustibles sur la facture énergétique.
Priorité à la sécurité d’approvisionnement
«Le Maroc est fortement dépendant vis-à-vis de l’étranger; 96% des matières premières énergétiques proviennent de l’étranger», a déclaré Amina Benkhadra, ministre des Mines au cours d’une conférence organisée par la CFCIM. En cela, les produits pétroliers marquent une prédominance, avec 60% de la valeur totale. La facture énergétique s’est accrue, au cours de la dernière année, de 50 Mds de DH, dont l’Etat a supporté 20% à travers des subventions accordées par la Caisse de compensation. Mais indépendamment de l’impact de la hausse des prix du pétrole, la demande interne de l’énergie a progressé significativement. Et si la demande globale de l’énergie a marqué une croissance de 5%, la consommation de l’électricité a augmenté de 8%. Afin de développer une vision claire à propos du microcosme énergétique national, le ministère a lancé une étude portant sur les causes de l’évolution de la demande nationale et les principales discontinuités, les caractéristiques économiques et techniques des technologies de production et l’évolution prévue des coûts de production.
Vu la forte dépendance vis-à-vis de l’étranger au niveau de ce secteur vital, le Maroc a cherché à sécuriser son approvisionnement à travers la diversification des sources, l’optimisation du bouquet électrique et la planification maîtrisée des capacités.
Au-delà de cet objectif prioritaire, l’accès généralisé à l’énergie à des prix compétitifs et le développement durable constituent les principaux axes du plan stratégique du ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement. Pour déterminer les principes de base pour le choix du bouquet électrique optimal, les analystes du ministère de l’Energie se sont basés, premièrement, sur les fondamentaux économiques du secteur électrique en accordant un intérêt crucial à la généralisation de l’accès à l’électricité à un coût raisonnable. Sachant que ce choix s’inscrit dans un cadre de gestion rationnel focalisé sur les coûts complets. De plus, le ministère a établi un système de comparaison des structures de coûts des différentes technologies et du positionnement sur l’ordre de mérite de planification à long terme.
Perspectives de la demande
Après plusieurs études prévisionnelles réalisées par le ministère des Mines, ce dernier a arrêté un certain nombre de scénarios dont le principal prévoit une croissance annuelle soutenue et très différenciée par région, soit 7%, se tassant progressivement autour de 6% à partir de 2017. En revanche, le scénario de rupture envisage une croissance de la demande d’énergie de 9% jusqu’en 2012, se tassant progressivement autour de 8% annuels. Cette croissance significative est le résultat des projets ambitieux et des plans lancés par le
Maroc : Plan Maroc vert, les investissements de l’OCP, les villes nouvelles, le dessalement de l’eau de mer, les nouvelles zones industrielles… Sur la base de ces analyses, la consommation nationale sera multipliée par au moins 4 et au plus par 6 entre 2007 et 2030. Ainsi, la puissance maximale appelée peut être alors estimée entre 12.000 et 20.000 MW. Il s’agit d’une augmentation de production de 350%.
La nouvelle stratégie énergétique accorde un intérêt croissant au charbon et au gaz naturel. En contrepartie, l’énergie éolienne, l’interconnexion et l’hydraulique représenteront les trois sources supplémentaires d’appoint.
En terme d’options stratégiques ouvertes à long terme, l’Etat prévoit des investissements dans le nucléaire, les schistes bitumineux et, bien sûr, l’énergie solaire et la biomasse.
L’efficacité énergétique représente, par ailleurs, l’un des principaux piliers de la politique énergétique. Pour réduire le gaspillage d’énergie dans l’utilisation urbaine, l’Etat prévoit l’élaboration d’un code d’efficacité énergétique dans le bâtiment, le développement des chauffe-eau solaires et surtout l’équipement adapté à l’éclairage public. Au niveau industriel, une priorité absolue est accordée à l’audit énergétique, la formation des auditeurs et l’intégration des normes de qualité de performances énergétiques dans les équipements.
In fine, l’Etat a prévu plusieurs mesures d’accompagnement juridique et plusieurs textes de loi verront le jour : loi relative à l’organisation du secteur électrique, loi relative à l’efficacité énergétique et à la refonte des missions du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), loi relative au gaz naturel, et loi relative à la sécurité et à la sureté nucléaire et radiologique.


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