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La FE pour la véracité des prix
Publié dans Finances news le 15 - 11 - 2007

* La réforme du secteur énergétique passe par l’application de la véracité des prix et les consommateurs doivent considérer l’énergie comme un bien marchand.
* Libéralisation du secteur, intégration régionale des systèmes d’approvisionnement et de distribution de l’énergie, préservation de l’environnement… sont les axes du processus de réformes du secteur proposé par la Fédération de l’Energie (FE).
Ce n’est pas la première fois que Moulay Abdallah Alaoui, le Président de la Fédération de l’Energie, appelle à l’application de la véracité des prix des produits énergétiques. Lors de la journée maroco-française sur les énergies de l'avenir, My Abdallah Alaoui a évoqué cet axe comme inéluctable dans la série de réformes à entreprendre pour le secteur énergétique marocain.
Selon My Abdallah Alaoui, «la véracité des prix constitue un préalable à la libéralisation du marché. «À cet effet, l’Etat doit se départir de la tendance consistant à percevoir la fourniture de l’énergie comme un service social dont le prix doit être soutenu, parce que l’énergie n’est pas un bien public gratuit ou à caractère social», explique-t-il.
De leur côté, les consommateurs doivent la considérer comme un bien ou un service marchand dont ils doivent s'acquitter du juste prix, s’ils veulent garantir la sécurité de leur approvisionnement.
«Bien que le caractère antiredistributif de la compensation soit avéré, elle est difficile à supprimer du jour au lendemain. Sa réforme reste toutefois possible et souhaitable, pour permettre précisément une réallocation judicieuse de ses subsides, avec leur affectation aux populations vulnérables, celles-là mêmes qu'elle est censée servir et qui se révèlent être, au final, les bénéficiaires les moins bien servis», nuance My Abdallah Alaoui.
Des réformes en 7 axes
La Fédération de l’Energie qui joue un rôle important dans la vie du secteur énergétique a proposé une série de points importants sur lesquels doivent se baser les réformes du secteur.
Tout d’abord, la libéralisation du secteur au niveau national qui constitue la première étape dans le processus des réformes en faveur du marché, car elle vise à créer les conditions propices à la libre concurrence en toute transparence et équité.
«L’ouverture à la concurrence constitue un prérequis pour dynamiser toutes les filières énergétiques et dans un proche avenir, notre système gazier qui se met progressivement en place», estime My Abdallah Alaoui.
Vient ensuite l’intégration régionale des systèmes d’approvisionnement et de distribution de l’énergie. Elle doit concerner notamment le gaz et l'électricité et ce en considération de l’étroitesse du marché national.
«A cet égard, il importe de privilégier l’interconnexion avec les pays voisins, l’Etat marocain veillant alors à l’émergence de marchés régionaux de l’énergie dans le cadre de la future union méditerranéenne», poursuit le président de la FE.
Le troisième point est l’application de la véracité des prix. Et le quatrième axe de ce processus de réformes n’est autre que la préservation de l’environnement.
Au Maroc, les émissions de CO2 ne sont certes que de 35.000 tonnes et de 1,17 T par tête, en raison d'une consommation totale d’énergie primaire de 13 MTEP. Mais il est fort à craindre que le dynamisme économique et la modernisation des modes de vie que connaît le Maroc ne se soldent par une aggravation certaine au cours des années à venir.
«Des phénomènes comme l’effet de serre, le réchauffement climatique ou encore la pollution, endommagent les écosystèmes, menacent notre santé et mettent en péril la vie sur terre. Cette situation fait du respect de l’environnement l’une des questions centrales de la problématique énergétique», poursuit le président de la F.E..
La maîtrise, une condition !
Aujourd’hui, avec des prix élevés, il sera plus facile de procéder à la maîtrise de l’énergie, en impliquant davantage les opérateurs privés et/ ou en suscitant des partenariats publics/privés, estime Moulay Abdallah Alaoui. Le potentiel d’économie à réaliser équivaudrait alors à 15 % de la consommation à l’horizon 2020, selon les estimations des pouvoirs publics. Il est à noter que le progrès technique rend possible toute une panoplie de programmes d’efficacité énergétique concernant tous les aspects de la vie économique et sociale. Ils vont des bâtiments aux différentes modalités de transport, en passant par les divers types d’équipements, le management et l'organisation du temps de travail.
La réforme du secteur passe également par le mix énergétique. Il s’agit en fait de laisser tous les choix énergétiques ouverts pour la bonne raison que la solution ne peut émaner d’une seule source d’énergie à l’exclusion de toute autre.
Toutes les options doivent, par conséquent, rester ouvertes, y compris l’option des énergies renouvelables et le nucléaire civil qui sera utilisé pour les besoins de l’électricité à un prix avantageux ou pour le dessalement de l’eau de mer ainsi que le gaz naturel. Celui-ci est compétitif, pour le secteur électrique à court et moyen termes, comme pour le raffinage du pétrole ou encore pour le secteur industriel.
Enfin, la promotion du débat national et une transparence de la politique énergétique du pays avec une plus grande implication des acteurs économiques, ne pourraient qu’être bénéfiques pour le Maroc face aux changements accélérés qui se produisent à travers le monde.
«En effet, cette matière stratégique a connu et connaîtra encore des développements qui nous interpellent tous et mettent au défi un mode de vie bâti, jusque là, sur une énergie bon marché qui touche au quotidien l’ensemble de nos concitoyens. Aussi, la transparence, le débat et la communication autour de cette question revêtent-ils un grand intérêt en tant que gages de succès d’une politique prenant appui sur une forte adhésion de l’ensemble des acteurs du développement», conclut Moulay Abdallah Alaoui.
Rappelons que cette orientation est déjà mise en œuvre dans notre pays. Les moments forts en furent le débat national du 30 octobre 2006 et la conférence du 8 février 2007. Dédiés tous deux à la problématique de l’énergie, ils ont permis de mettre en relief l’impératif de la sécurité d’approvisionnement, la diversification, ainsi que la maîtrise et l’efficacité énergétiques. Ils ont permis aussi de dégager une prise de conscience commune de la nécessité de donner à la problématique énergétique marocaine une véritable dimension internationale.


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