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La présence culturelle française à l'étranger étranglée par la baisse des crédits
Publié dans La Gazette du Maroc le 13 - 02 - 2009

La France a-t-elle renoncé à sa politique culturelle à l'étranger ? Devant l'ampleur des contraintes budgétaires, a-t-elle tiré un trait sur ce moyen d'influence ? Le vote, en décembre 2008, de la loi de finances 2009 avait alarmé les diplomates et directeurs de centres culturels ou instituts français. Ils sont à présent fixés : derrière une baisse moyenne affichée de près de 20 %, les postes culturels enregistrent des chutes qui peuvent atteindre les 30 %.
Les crédits culturels, scientifiques et techniques du Quai d'Orsay sont séparés en deux lignes budgétaires. L'une censée assurer le «rayonnement» de la France dans les pays membres de l'OCDE : elle diminue de 13 %. L'autre destinée à la «solidarité» avec les pays pauvres ou en voie de développement : elle perd 20 %. Au total, les deux programmes passent de 360 à 297 millions d'euros. «Dans un contexte de contrainte budgétaire forte, nous avons dégagé des priorités», indique Victoire Bidegain di Rosa, conseillère chargée du dossier au cabinet de Bernard Kouchner. L'enveloppe de 100 millions d'euros destinée aux 18 000 étudiants étrangers boursiers a été intégralement maintenue. Tout comme celle destinée aux alliances françaises (enseignement linguistique) et à l'agence Culture France (promotion des artistes français à l'étranger). Les programmes de fouilles archéologiques sont aussi préservés.
Mais d'autres domaines souffrent. Les programmes de séjour d'artistes français à l'étranger sont arrêtés, comme les invitations d'artistes étrangers en France.
2009 s'annonce mal…
Surtout les 148 centres et instituts, disséminés à travers le monde, écopent. Les «pays en crise» (Irak, Afghanistan, Palestine) ont été épargnés. Un nouveau centre ouvrira même à Erbil, au Kurdistan. Ailleurs, on pleure. Moins 12 % à - 14 % au Maghreb, «une zone pourtant protégée», soupire un membre du réseau ; - 15 % en Chine, en Allemagne ou en Ukraine ; - 23 % au Chili, en Ethiopie, aux Philippines ou au Kenya ; - 30 % à Cuba ou dans plusieurs républiques d'Asie centrale. Pour faire face à ce trou d'air, les centres et instituts sont invités à trouver de l'argent sur place. Ce qu'ils faisaient du reste déjà. Les quelque 100 millions de subventions venues de Paris sont plus que triplées par des ressources propres (cours de français, expertise) ou du cofinancement (aide aux programmes culturels). «Les centres culturels ont multiplié les cofinancements, rappelle Anne Gazeau-Secret, directrice générale de la coopération et du développement au Quai d'Orsay. Mais la crise ne touche pas que la France. Localement aussi les ressources se tarissent».
Arme douce de la diplomatie et arme massive du rayonnement de la France à l'étranger
Face à cette situation, le ministère a confié une mission d'expertise à Bernard Faivre d'Arcier. L'ancien directeur du Festival d'Avignon doit faire des propositions pour réaménager le paysage. D'ores et déjà, le Quai expérimente dans dix pays une nouvelle organisation des centres et instituts, afin de mutualiser les ressources. Doit-on aller plus loin, transformer la structure juridique des établissements et créer une agence indépendante qui coiffera l'ensemble  ? Mais comment dès lors garder la main sur la culture ? M. Kouchner hésite. A son cabinet, Mme Bidegain di Rosa est plus directe : «Dans l'avenir, le vrai défi va être de préserver les budgets et de nous réorganiser afin d'être plus visibles. En France, tout le monde est convaincu que la culture c'est très important, que ça sert la politique, que ça sert nos entreprises. Mais quand il s'agit de monter au créneau pour défendre les budgets, il n'y a plus personne». Et quant à se préoccuper de tous ceux qui de par le monde croient encore que la France a son mot à dire, au moins culturellement, ils n'ont qu'à aller voir ailleurs ce qui se passe. Le British Council affiche une augmentation de 5,5 %. Le Goethe Institut allemand, qui avait réduit la voilure entre 2005 et 2007, a relancé son budget de 12,4 % en 2008 et prévoit + 7,5 % en 2009. Quant aux Espagnols, ils pratiquent une politique volontariste : depuis 2004, les budgets des centres Cervantes ont augmenté de 66 %.  ■


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