Le gouvernement mauritanien condamne les propos de Raissouni    Nador : 13 migrants condamnés à deux ans et demi de prison ferme    Jerusalem-Ankara. Une normalisation très avancée    M'diq: l'incendie de forêt presque entièrement maîtrisé    Le Maroc persévère dans sa lutte contre la traite des humains    Vague de chaleur de vendredi à dimanche dans plusieurs régions    Le Mali demande une réunion d'urgence du Conseil de sécurité sur les «actes d'agression» français    Le président tunisien Kais Saied entérine la nouvelle Constitution    Plan d'aide de Séoul pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne    Jeux de la solidarité islamique, karaté : deux médailles d'or pour le Maroc    Brésil-Argentine annulé    Espagne : Sanchez veut un gazoduc connecté à l'Europe centrale    Fête nationale gabonaise: activités sportives et culturelles à Laâyoune    La forteresse « Casa del Mar »    Un Tremplin rythmé et électrique au stade du R.U.C. à Casablanca    Ciné Plage de Harhoura n'aura pas lieu    L'acteur marocain Mohamed Zyat est hospitalisé (VIDEO)    Agadir: Présentation des opportunités d'investissement aux Marocains du monde    Google : Les robots appelés à prendre des décisions    France : Les étudiants universitaires marocains connaîtront une nouvelle augmentation de frais de rentrée    Marrakech : Célébration du 69ème anniversaire de la Manifestation du Mechouar    فيروس كورونا : 109 إصابات جديدة دون وفيات في 24 ساعة الأخيرة    Beach-soccer: le Maroc qualifié pour la CAN 2022    Dogmatisme aveuglant !    Casablanca : «Al Majdoubia » de Saâdallah brille lors du Festival Al Fida    Tragédie de Khouribga: les dernières précisions d'un responsable (VIDEO)    Mercato : le Marocain Benjamin Bouchouari rejoint l'AS Saint-Étienne (PHOTO)    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 17 Aout 2022    Dakhla : Une touriste française succombe à ses blessures causées par des chiens errants    Maroc : 1 819 agents d'autorité concernés par un mouvement de mutation    Ronaldo promet la "vérité" en réponse aux "mensonges" des médias    Serie A: ouverture d'une enquête après les cris racistes contre Osimhen    Compétitions africaines interclubs : La participation des Raja, Wydad (LDC) ,AS FAR et RSB officiellement validée par la CAF    Le Radisson Hotel Group s'implante à Saïdia    L'ambassadeur chinois à Washington met en garde les Etats-Unis contre les conséquences de son soutien à Taïwan    Myanmar : Les Rohingyas exigent un environnement favorable à leur rapatriement    Le roi Mohammed VI félicite les présidents indonésien et gabonais    Le Nord plébiscité par les touristes    L'Ukraine annonce le départ du 1er navire de céréales pour l'Afrique    «Vaste manifestation marocaine vers Tindouf»: séisme en Algérie après les propos d'Ahmed Raïssouni    Penser l'amour : Dans le jardin amoureux de Fatéma Mernissi    Culture et conflits : Une crise de mutation pour sauver le monde    Essaouira : La tribu Oulad Tidrarine Alansar fête son 46è moussem culturel et religieux    Trafic de drogues et de psychotropes : Arrestation de 26 individus à Fès    Revue de presse quotidienne de ce mercredi 17 août 2022    Biden signe la loi sur la réduction de l'inflation    Cours des devises du mercredi 17 août 2022    Accidents de la circulation: 20 personnes décédées et 2.244 autres blessées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le Maroc, ses    Juifs et Israël
Publié dans La Gazette du Maroc le 17 - 07 - 2009

Le Maroc est sollicité pour jouer un rôle dans le redémarrage du processus de paix. Les Juifs Marocains en Israël ne sont pas un atout.
Barack Obama voudrait que Rabat soit plus active dans la recherche de la paix au Moyen-Orient. Dans son administration, Hillary Clinton sait ce que le Maroc a fait dans ce sens et pendant longtemps.
Là où les analystes se trompent c'est quand ils croient que le Maroc est tenté de jouer ce rôle parce que les Juifs d'origine marocaine sont l'une des communautés les plus fortes d'Israël. Il est indéniable que cette communauté garde un attachement viscéral au Maroc. Ils ont tous en mémoire le refus de feu Mohammed V d'appliquer les lois de Vichy stigmatisant les Juifs. Ils ont aussi en mémoire la convivialité qui a marqué pendant des siècles leur vie au Maroc. Ils ont même tendance à sublimer le passé. Ce lien très fort est symbolisé par l'attachement à la personne du Roi, perpétuant l'allégeance. Mais ce n'est pas une force de paix, pour des raisons relevant de la société Israélienne. Il faut se rappeler qu'ils ont été transplantés parce que les sabras ne voulaient pas laisser toute la place aux ashkénazes. Au début du siècle dernier les Juifs palestiniens ne constituaient que 11 % de la population. Les flux de migrants sionistes encouragés par les Britanniques a réduit les Juifs d'origine palestinienne en minorité.
Ils ont été hyper-actifs dans le départ massif des Juifs du monde Arabe, pour contrebalancer la puissance des ashkénazes. Les sépharades ont été, économiquement, politiquement, relégués à un statut de citoyens de seconde zone. Ils ont dû se mobiliser pour combattre l'ostracisme qui les frappait. Or les ashkénazes tenaient le parti travailliste. Celui-ci se considérait comme l'héritier du sionisme et de son aspect socialisant. Les Juifs d'origine marocaine ont rallié massivement les forces de droite, plus par rejet du parti travailliste par ailleurs… Ces antagonismes n'ont pas disparu, la société Israélienne est toujours communautarisée, le seul lien réel étant le conflit lui-même. Culturellement très conservateurs, économiquement faibles, les Juifs marocains en Israël vivent une dichotomie paradoxale. Ils ont la nostalgie de leur passé avec les musulmans Marocains et nourrissent une véritable haine de l'Arabe, du Palestinien.
L'apologie de la Paix
Il n'y a donc aucune influence du Maroc sur la Communauté Israélienne. Si Rabat a joué par le passé un rôle important, c'est par la stature internationale de ses rois et par la place que lui accorde le Monde Arabe, les Palestiniens en premier.
Feu Hassan II l'a expliqué plusieurs fois. Le Maroc n'ayant pas de frontières avec Israël, n'ayant pas d'enjeu propre, était habilité à jouer les bons offices. Il l'a fait dès les années 60 et toujours en prônant une paix juste sauvegardant les droits palestiniens. C'est au Maroc que l'OLP a été déclarée unique représentant du peuple palestinien. Ce qui a permis à Yasser Arafat d'atteindre la stature qui fut la sienne. S.M Mohammed VI, président du Comité Al Qods, agit toujours en ce sens. Seulement le processus de paix est au point mort et les Israéliens ont choisi un gouvernement qui renie tous les engagements passés. Si la nouvelle administration Américaine réussit à faire entendre raison à Netanyahu et Lieberman et à les engager réellement sur la voie de la paix, nul doute que Rabat reprendra sa place dans le processus. Dans le cas contraire, il n'y aura pas de processus du tout et la diplomatie marocaine aura raison de maintenir sa position. Les Israéliens d'origine marocaine n'ont aucune influence sur ces choix. Leurs positions politiques ne sont pas dictées par la nostalgie du «Maghrib Dialna» mais par les contradictions d'un Etat religieux.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.