Casablanca : Le groupe Akdital ouvre deux nouveaux établissements de santé    HCP : la confiance des ménages poursuit sa tendance baissière    Une nouvelle banque dans le giron de la BCP    Brexit : Les principaux points d'accord entre Londres et Bruxelles    L'ancien SG du FLN Amar Saâdani affirme la marocanité du Sahara    Salon du cheval. El Jadida à l'heure de la fantasia    FIFM: Tilda Swinton, Présidente du jury de la 18e édition    Aéroport Hassan 1er de Laâyoune : Le trafic aérien grimpe de 11,68% à fin août    Le Forum régional des coopératives agricoles féminines les 18 et 19 octobre à Al Hoceima    Prix Katara du roman arabe : Deux Marocains distingués    Surf : Le magazine américain «Traveller» consacre un carnet de voyage au village de Taghazout    Don d'organes, quelle est la procédure ?    Fatema Nouali Azar : «Nous n'avons aucune crainte quant à la pérennité du Festival»    Cartes d'abonnement. Après le Raja, succès chez le WAC    Catalogne: La mobilisation se poursuit après de nouvelles violences    Climat: Des ONG fustigent les banques impliquées dans l'entrée en Bourse d'Aramco    Tensions dans le Golfe: La diplomatie aux abonnés absents, regrettent des experts    Crédit Agricole du Maroc. Une émission de 850 MDH dans le pipe    Pour sa première implantation au Maroc : Giovanni Galli opte pour le Morocco Mall    Communiqué du Bureau politique du PPS    Rien à attendre    Elide Fire: La boule anti-feu fait son entrée au Maroc    Argentine: Le social au cœur de la campagne    Le Maroc s'incline face au Gabon en amical    Malika Demnati expose «le vivre ensemble» à Dar Souiri    Témara : Un policier utilise son arme pour arrêter un multirécidiviste    La FAO salue les efforts du Maroc pour éradiquer la malnutrition    Affaire Hajar Raissouni : Grâce royale pour les condamnés, un grand pas en avant    Afriquia : «1.000 idées» pour développer l'entrepreneuriat    La lettre « agressive » de Trump à Erdogan    La raison ou la haine ?    Des traces de la plus ancienne organisation collective et sociale trouvées au Maroc    ONU: Hilale dévoile les violations des droits de l'Homme à Tindouf    Législation. Les députés tracent leur feuille de route    Erdogan: La Turquie ne déclarera jamais de cessez-le-feu sans avoir atteint ses objectifs    Euro 2020 : L'Espagne se qualifie au forceps    60% des femmes en Europe disent avoir subi le sexisme au travail    Le cercle diplomatique de Rabat organise une journée de diagnostic et de sensibilisation au cancer du sein    Divers    Djamel Belmadi : Les supporters ont fait un travail magnifique    Avec Halilhodzic, on aura tout vu : une victoire, deux nuls et une défaite    Insolite : Un parachutiste heurte un lampadaire en plein défilé militaire    Création d'un groupe d'amitié avec le Maroc au sein de la Chambre mexicaine des députés    Diplomatie, anticorruption et décentralisation : Les dossiers du futur président tunisien    Les films à voir absolument une fois dans sa vie    Surf: Le magazine américain "Traveller" consacre un carnet de voyage au village de Taghazout    Deux films marocains participent au Festival international du film du Caire    Le Prince Moulay Rachid préside l'ouverture de la 12e Salon du cheval    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Seul en face des partis politiques et de l'Etat
Publié dans La Gazette du Maroc le 24 - 07 - 2009

Le PJD au creux de la vague. Abdelillah Benkirane ne s'est jamais trouvé aussi isolé, même dans le pire cauchemar de l'après 2003. Partis, gouvernement, parlement, tous lui administrent un cours de dignité nationale.
Jamais le PJD n'a été dans ses petits souliers comme il l'est actuellement. Le parti Islamiste essuie des tirs croisés de toute part. D'abord la grande artillerie : le ministre de l'Intérieur a sévèrement reproché à Abdelillah Benkirane et son alter ego Abdallah Baha, l'écart impardonnable de son député à Oujda et non moins membre du secrétariat national, Abdelaziz Aftati.
Lettre mortelle
Et pour cause : ce dernier s'est fendu dans une lettre adressée à l'ambassadeur de France à Rabat «au sujet d'allégations selon lesquelles Noureddine Boubker, membre du Conseil national du même parti, de nationalité française, aurait été agressé par les forces de sécurité, lors de l'élection du bureau du Conseil de la municipalité d'Oujda». Une première condamnable dans les annales de la politique nationale». Suite logique : Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, a effectivement convoqué le Secrétaire général du PJD «pour lui transmettre officiellement la forte réprobation du comportement du député du PJD à Oujda ». Le ministre a signalé que ce comportement « traduit à nouveau les contradictions caractérisant les positions du PJD, plus particulièrement en ce qui concerne le respect des institutions nationales, qui doivent demeurer à l'abri de toute intervention étrangère». S'ensuit un vrai cours magistral de patriotisme : « L'action politique, au sens le plus large, est une affaire interne qui doit rester exclusivement limitée aux partis nationaux et il est inacceptable d'admettre que certains, sous quelque prétexte que ce soit, aient recours à des parties étrangères pour demander protection et intervention pour la solution de situations à caractère interne ». Même son de cloche chez le gouvernement, le parlement et surtout des partis politiques.
Unanimité ou presque
De l'opposition à la majorité, de l'UC au PAM, tous les partis, sauf l'USFP, que compte la scène nationale s'y sont mêlés. D'ailleurs, ils n'y sont pas allés de main morte. Les communiqués pleuvent de toute part et le parti des barbus s'en remet à Dieu ! Abdellilah Benkirane a lui-même déclaré que le «PJD implore le soutien du très Haut». Une manière comme une autre de demander grâce. En fait, ce n'est pas la première fois que le parti Islamiste est appelé à l'ordre par le ministère de l'Intérieur. Quelques jours seulement avant la missive mortelle, le ministère ne trouvait pas de mots assez durs, pour le clouer au pilori. On s'en souvient encore : Le ministère de l'Intérieur a dénoncé « les allégations du Parti de la Justice et du Développement (PJD), lors de la réunion de la Commission de l'Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures à la Chambre des Représentants, sur la régularité des élections des instances exécutives des conseils communaux ». On y trouve déjà l'allusion aux «parties étrangères». Précisément, le ministre a fustigé «les allégations fallacieuses et accusations dénuées de fondement de certains intervenants, membres du parti, et qui ont dépassé l'enceinte parlementaire pour atterrir dans des tribunes médiatiques nationales et chez des parties étrangères». Le ton est presque menaçant. Ce qui n'est pas sans rappeler le communiqué du Premier ministre dans l'affaire du compte pour Gaza sous les bombes israéliennes. Une Histoire lourde de sens qui se répète.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.