Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) s'est réuni vendredi dans une atmosphère particulièrement tendue, selon plusieurs sources médiatiques. Au cœur des échanges : les retombées de la Coupe d'Afrique des nations 2025 organisée au Maroc et les polémiques ayant entouré la finale ainsi que les sanctions disciplinaires qui ont suivi. La séance, présidée par Patrice Motsepe, aurait été marquée par des interventions répétées de membres du comité dénonçant la gestion récente de l'instance. L'absence du président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, ainsi que celle du secrétaire général Véron Mosengo-Omba, ont alimenté les discussions dans un contexte déjà sensible. Si la réunion a duré plusieurs heures, une grande partie des débats aurait été consacrée à l'évaluation du tournoi, au détriment d'autres points inscrits à l'ordre du jour. Certains membres auraient ainsi exprimé leur frustration face à ce qu'ils considèrent comme un manque de discussion sur les questions de gouvernance interne. D'après les informations relayées, plusieurs responsables auraient plaidé pour des ajustements structurels au sein du secrétariat général, estimant que la période actuelle nécessite des changements profonds. Des critiques auraient également visé la prise de décisions en dehors des cadres officiels de réunion. Dans ce contexte, des noms circuleraient déjà pour un éventuel remplacement au poste de secrétaire général, notamment ceux de Samson Adamu et Gelson Fernandes. La question de l'arbitrage a occupé une place centrale dans les échanges. Plusieurs membres auraient dénoncé les erreurs constatées durant la compétition et appelé à une restructuration de la commission des arbitres. Le président de la commission d'arbitrage aurait reconnu l'existence de dysfonctionnements organisationnels et techniques, tout en laissant entendre que certaines désignations d'arbitres ne relevaient pas directement de sa compétence. Une déclaration qui aurait suscité de vives réactions. La réunion aurait également été marquée par l'intervention de Samuel Eto'o, qui a contesté sa suspension de quatre matches, la jugeant injustifiée. Face à la multiplication des échanges et à la montée des tensions, Patrice Motsepe aurait finalement mis un terme à la session sans examiner l'ensemble des points prévus. En conférence de presse, le président de la CAF a toutefois assuré que le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda sont prêts à organiser la CAN 2027, écartant toute hypothèse de report. Il a également évoqué la possibilité d'élargir à l'avenir le nombre de sélections participantes à 28 équipes. Cette réunion, loin d'apaiser les débats, semble avoir mis en lumière des fractures internes et relancé les discussions sur la gouvernance du football africain.