Le Salon international « Al Omrane Expo – Marocains du Monde 2026 » fait escale à Paris    CAF : des nouvelles révélations qui relancent la polémique au COMEX    Nador/Ramadan: Réunion sur le suivi de l'approvisionnement des marchés locaux et du contrôle des prix    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Le secteur ferroviaire chinois poursuit son expansion grâce aux lignes à grande vitesse    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Par mesure de précaution face aux intempéries... Suspension des cours dans plusieurs communes de Ouarzazate    Kénitra : Lancement du plan de retour progressif pour les habitants des zones sinistrées    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Akhannouch : L'élection du Maroc au CPS de l'UA traduit la confiance placée dans le Royaume    Ligue des champions de la CAF : AS FAR et RS Berkane jouent leur avenir continental    CAF : climat tendu et appels à des réformes internes après la CAN 2025    Le ministère de l'Intérieur dévoile un plan pour le retour des habitants dans les zones sinistrées    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Inundaciones en Marruecos: luz verde progresiva para el regreso de los evacuados    Return of evacuees begins in flood-hit Moroccan provinces    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Rabat : Nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre le Maroc et le Tchad    Maroc-Mauritanie : Vers un renforcement de la coopération agricole et scientifique    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Inondations au Maroc : feu vert progressif pour le retour des évacués    Stellantis Maroc et Attawfiq Microfinance s'allient pour faciliter l'accès à la mobilité électrique    Béni Mellal-Khénifra : le PIB régional au cœur du débat    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Canada: Saisie de plus de 1.000 kg de drogues en Alberta    Province de Guercif/INDH : 230 bénéficiaires d'une caravane médicale pluridisciplinaire    La Chine supprime les droits de douane pour 53 pays africains à compter du 1er mai 2026    Maroc-Equateur: la billetterie ouverte ce vendredi    CasaRun : nouvelle édition, nouveau format    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    Régulation des médicaments : Amine Tehraoui examine avec une responsable de l'OMS les moyens de renforcer le système national    Ukraine: les prochaines négociations se tiendront à Genève les 17 et 18 février    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    En application des Hautes Instructions Royales, le gouvernement déploie un programme d'aide et d'accompagnement des populations sinistrées par les inondations dans le nord et l'ouest du Royaume    L'Italie peut-elle transformer ses ambitions africaines en projets concrets ?    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    COMEX : Patrice Motsepe hausse le ton et exige un durcissement des règles    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    GenZ in Morocco: Zineb El Kharroubi's trial set for February 26 in Casablanca    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Achraf Hakimi de retour : l'heure de la relance face à Rennes    Moroccan–Croatian Economic Forum Lays the Groundwork for Strategic Multi-Sector and Trans-Mediterranean Partnerships    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les islamistes, loups solitaires
Publié dans La Gazette du Maroc le 26 - 05 - 2003


Marche antiterroriste
Les partis politiques, de gauche comme de droite, de même que la quasi-totalité de la société civile, ont fait bloc pour s'opposer à la participation du PJD à la grande marche antiterroriste de Casablanca. Après maintes manœuvres, voire des menaces, le parti des islamistes a jugé prudent d'appeler ses troupes à renoncer à défiler.
L'initiative est à risque. Pour la société civile et les partis, la participation des islamistes revenait à faire entrer “le loup dans la bergerie”. Pour ces derniers, c'est un “radicalisme” à la tunisienne qui fait feu de tout bois. Dans un cas, comme dans l'autre, les loups sont très solitaires.
Marchera, marchera pas ? Le Parti de la justice et du développement (PJD) a été écarté de la marche antiterroriste de Casablanca. Plus que jamais, le parti islamiste est esseulé, isolé et évité comme étant l'incarnation du même mal qui a frappé ce vendredi 16 mai.
Pour les organisateurs, plus de 70 associations, partis politiques et ONG, le parti de Khatib a une responsabilité morale dans ces atrocités criminelles qui ont fait plus de 43 morts déjà. La boucle est ainsi bouclée. Il y a eu d'abord, la répulsion populaire, spontanée.
Pour monsieur tout le monde, tous les chats se ressemblent dans la nuit de l'obscurantisme. Toute nuance est un leurre. D'ailleurs, les Marocains qui, il y a quelques mois à peine, accueillaient avec une certaine convivialité les leaders du parti, les ont hués et leur ont jeté des tomates à Rabat, le dimanche 18 mai. Signe parmi d'autres : Mustapha Ramid, le chef du groupe parlementaire PJD, a été très mal accueilli lors d'une cérémonie d'enterrement d'une des victimes de Casablanca. Le vent tourne, le PJD en est conscient.
Ensuite, il y a eu ce coup de semonce du Premier ministre, Driss Jettou. D'habitude très courtois, Jettou n'y est pas allé par quatre chemins. Parlant des attentats et de la politique, il a fustigé “tous ceux qui, au cours des derniers mois, ont fait du suivi du procès des membres de la Salafia Jihadia, dont les crimes ont été prouvés, des simples calculs électoraux”. Pas besoin d'être un devin : le PJD est ici pointé du doigt.
Après l'opinion publique, l'Etat, c'est au tour donc de l'élite politique et de la société civile de faire front uni pour barrer la route aux barbus. Toutes tendances confondues.
Réunissant la gauche socialiste et les opposants tous azimuts, le Front unifié a été le premier à exclure toute marche commune à côté des islamistes.
Pour Najat Ikhich, responsable de la Ligue démocratique pour les droits de la femme (LDDF), par ailleurs membre du Front : “c'est la politique du PJD qui a incité des jeunes à commettre des actes ignobles”. Ils ne peuvent pas se dédouaner en manifestant avec le reste de la société civile. Abdelilah Benkirane et ses amis essaient de voir ailleurs.
Les partis de la majorité avaient annoncé effectivement l'organisation d'une marche commune. Une chance une manœuvre. Le PJD compte quelques alliés, même occasionnels comme Aherdane, et un défenseur, l'Istiqlal. L'USFP, le PPS et les autres coalisés du gouvernement affichent un non catégorique.
Nouvelle tentative du PJD cette fois, il s'adresse à la Commission nationale organisatrice de la marche de Casablanca, dont le président n'est autre que Driss Lachgar, membre du bureau politique de l'USFP. La manœuvre du PJD n'aboutit pas, il se retrouve seul. D'autant plus que la majorité gouvernementale et le Front unifié ont fini par s'entendre et que les autres partis dits de droite ont également été associés au défilé (UC, PND, MP…) Mais “les barbus ne marcheront pas, en tout cas pas à nos côtés”, laisse-t-on entendre. Un message on ne peut plus clair : le PJD et autre Adl wal Ihsane sont désormais prisonniers de leur propre identité. L'ambiguïté islamiste a un prix. C'est le PJD qui, le premier, le paiera. Pour le moment, il en est encore au début. De la facture et de la fracture. Affaire à suivre.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.