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Les Marocains d'Al Qaïda
Publié dans La Gazette du Maroc le 26 - 05 - 2003

Zakaria Moussaoui, Mounir El-Motassadaq et les autres…
Ce sont au total 27 Marocains qui ont été impliqués jusqu'à présent dans les activités d'Al Qaïda dans le monde. Tout a commencé le 9 septembre 2001 lorsque deux Marocains disposant de passeports belges se sont fait passer pour des journalistes pour interviewer le chef de guerre de l'Alliance du Nord afghane, le commandant Ahmed Shah Massoud.
Munis d'un appareil photo et d'une caméra piégés, les deux kamikazes possédaient des passeports belges établis au nom de Karim Touzani, né en 1967 à Oujda, le second au nom de Kacem Bakkali, né en 1973 à Tanger. De leurs vrais noms Abderrahmane Abdessatar et Dahmane, les deux Marocains avaient raté trois tentatives d'assassinat avant de réussir leur mission suicide le 9 septembre.
Les deux kamikazes ont été tués à leur tour, le premier par la caméra piégée qu'il portait sur l'épaule et l'autre par la garde rapprochée du commandant Massoud.
Mais personne ne se doutait que c'était le début de ce qui allait être les événements tragiques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d'Amérique et de la guerre déclenchée contre le terrorisme. C'était aussi le début de la traque des terroristes en Amérique et partout à travers le monde. Cette traque avait conduit à l'arrestation d'un autre Marocain de nationalité française, Zakaria Moussaoui, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a été présenté comme l'une des têtes pensantes des attentats du 11 septembre 2001. Selon la justice américaine, Moussaoui avait été entraîné pour être l'un des pirates de l'air du 11 septembre. Mais cette accusation prend de plus en plus l'eau puisque, au moment de son inculpation, Moussaoui se trouvait en prison pour séjour illégal aux Etats-Unis.
Les chefs d'inculpation prennent maintenant une autre tournure puisqu'on l'accuse de préparer une vague d'attentats similaires, prévue pour 2002 aux Etats-Unis et en Europe.
Au lendemain de l'intervention américaine en Afghanistran, parmi les prisonniers d'Al Qaïda transférés par les Américains au camp de Guantanamo, à Cuba, figuraient 17 Marocains. Au début du mois de mars 2002, les services secrets américains obtiennent un renseignement précis concernant le Maroc. Selon leur informateur, un responsable d'Al Qaïda, sorte d'agent recruteur clandestin, serait installé au Maroc avec pour mission de préparer des attentats suicides à l'extérieur. On ne connaît que le nom de code de l'agent, un prénom arabe, ainsi qu'un vague signalement. Ce réseau utiliserait le Maroc comme un sanctuaire où il se sent à l'abri. Sur la base de ces renseignements, la DST marocaine et la Gendarmerie se mettent sur les pistes. Une difficile enquête commence.
Pour trouver la “taupe”, les services marocains recherchent les personnes qui ont recruté au Maroc “les combattants” expédiés en Afghanistan, puis capturés par les Américains. Des suspects sont surveillés dans trois villes: Tanger, Fès et Casablanca. Peu à peu, les détails se précisent et un portrait robot est dressé. En avril, les policiers obtiennent une photo et un nom, celui d'un ressortissant saoudien installé à Casablanca. L'homme, marié à une Marocaine, a été formé en Afghanistan.
Au début de mai, deux autres Saoudiens sont également identifiés. Les trois agents possèdent une couverture officielle.
L‘un prétend être importateur de tissu et de pièces détachées, l'autre a fondé une petite agence pour l'emploi et le troisième prospecte des terrains afin d'y installer des sites touristiques.
Les papiers de deux d'entre eux sont en règle, même si leur situation dans le pays est irrégulière : leurs visas de trois mois ont expiré. Des complices marocains leur servent de prête-nom pour ouvrir une multitude de comptes en banque alimentés par de petites sommes. Les Marocains sont au nombre de quatre. Ce groupe est accusé de préparer des attentats contre des navires de guerre occidentaux dans le détroit de Gibraltar, mais aussi contre des autocars de voyageurs au Maroc et un café de la place Jamaâ El Fna à Marrakech, fréquenté par des milliers de touristes.
Les prévenus auraient suivi de multiples entraînements militaires en Afghanistan et appris diverses techniques de repérage, d'orientation, de fabrication et d'utilisation d'explosifs pour préparer leurs opérations.
Le concepteur de ces dernières ne serait autre que Ahmed Moulay Bilal qui avait préparé l'attentat suicide contre le destroyer US Cole à Aden, au Yémen, le 12 octobre 2000 au cours duquel 17 militaires américains ont péri. Dans ce sillage, une opération menée par la police italienne a conduit à la mi-juillet 2002 à l'arrestation de neuf personnes dont deux Marocains. Selon la police italienne, ce groupe aurait fourni de faux papiers aux kamikazes du 11 septembre.
Les deux Marocains, membres de la même famille, auraient, selon la même source, des antécédents en matière de fabrication de faux papiers et auraient même été appréhendés pour le même chef d'accusation, avant les attentats de septembre. Enfin, fin août dernier, un autre Marocain allait être inculpé par le parquet fédéral allemand pour “complicité de meurtre ” dans les attaques contre les Etats-Unis. Ce Marocain, de 28 ans, faisait, selon toute vraisemblance, partie de la cellule de Hambourg par laquelle plusieurs kamikazes ayant participé aux attentats sont passés. Il s'agit de Mounir
El-Motassadaq qui avait quitté le Maroc en 1993 et s'était installé en 1995 à Hambourg où il a poursuivi des études en électronique à l'université technique de la ville. Celle-là même qu'ont fréquenté l'Egyptien Mohammed Atta et l'Emirati Marouan Al-Shehhi, les deux kamikazes suspectés d'avoir détourné des avions le 11 septembre. Parmi toutes les arrestations opérées à ce jour, ce sont les Marocains qui viennent en tête avec 27 personnes inculpées, suivis de 15 Saoudiens et 11 Egyptiens.
Les prévenus auraient suivi
de multiples entraînements militaires en Afghanistan
et appris diverses techniques de repérage, d'orientation,
de fabrication et d'utilisation d'explosifs pour préparer leurs
opérations.


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