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Réconciliation nationale et démocratie
Publié dans La Gazette du Maroc le 04 - 03 - 2002

Les derniers développements de la question saharienne incitent à la plus grande vigilance et à la plus grande détermination de la part de toutes les forces vives de la nation. Aucune erreur n'est désormais permise. L'écoute la plus attentive des populations du Sud s'impose. Certains de leurs représentants appellent vivement à une “ vraie réconciliation nationale ” dans le cadre d'une “ démocratie authentique ”.
Si la fameuse troisième voie semble être remise en cause par les ennemis de notre intégrité territoriale, et qu'une supposée quatrième option est suggérée, avec la complicité du lobby anti-marocain à l'ONU, le Royaume rejette catégoriquement toute idée de partition du territoire. En d'autres termes, il n'est pas question d'un retour, 26 ans après, à un accord de Madrid bis. La récente visite provocatrice du président algérien à Tindouf est une réelle menace de déclaration de guerre contre son voisin. En se rendant bientôt dans la région, le Souverain tient à transmettre un message à la communauté internationale sur la résolution irréversible du pays à ne marchander aucune parcelle du territoire du Sahara marocain, au seul bénéfice des velléités hégémoniques des ennemis présents à la frontière.
Ces préalables étant posés, la société civile sahraouie mobilise l'opinion en montant au créneau pour faire tomber le masque des vrais ennemis du Maroc. Elle dévoile les appétits de la junte militaire algérienne, qui avance sans ambages la solution du partage d'un territoire séculairement rattaché au Royaume.
L'univers carcéral du Polisario
Lors du point de presse du mercredi 27 février dernier à Rabat, trois ONG du Sud ont rendu publics les témoignages accablants de victimes de la séquestration et de la torture dans les camps de Lahmada : le Corefasa (Comité de regroupement des familles sahraouies), l'Association des parents des Sahraouis victimes de la répression dans les camps de Tindouf, et l'association Al Massira pour la défense des droits des séquestrés et prisonniers marocains.
Les rescapés sont, pour la plupart, d'anciens cadres, soldats et civils du Polisario, qui se sont regroupés dans des associations en s'attelant à défendre la cause nationale auprès de l'opinion publique internationale. Les documents et témoignages reproduits montrent le vrai visage, fasciste et totalitaire du mouvement séparatiste et les ambitions coloniales de son tuteur, le régime militaire algérien.
A la question “ pourquoi le mouvement séparatiste n'a-t-il pas implosé en dépit des nombreuses défections qui l'ont considérablement affaibli ? ”, les animateurs répliquent que “ le Polisario est vidé de toute sa substance et qu'il n'existe que par la seule volonté des généraux algériens ”. Le démembrement du mouvement a connu une forte accélération lors des émeutes sanglantes d'octobre 1988 en Algérie. Dans cette sorte de guerre civile, les camps de Lahmada ont été secoués par un violent soulèvement populaire anti-Polisario, vite réprimé dans le sang. Les responsables sécessionnistes ont profité du contexte général de confusion et de conflit pour ratisser large, en expurgeant leur mouvement de tous les cadres et éléments jugés “indociles ”. Les acteurs de la société civile l'affirment haut et fort : “ la majorité des gens du pays ont quitté le Front. On compte plus de 6.000 cadres et éléments repentis qui se sont réfugiés dans la seule Espagne ”.
Le calvaire des séquestrés de Tindouf
On dénombrerait 45.000 “ résidents ” dans les camps, dont seulement 13.000 sont des Sahraouis originaires du Maroc. En revanche, plus de 70% des Sahraouis figurant dans le recensement espagnol de 1974 n'ont jamais quitté les provinces du Sud du Royaume.
Des centaines de morts et de victimes des violations des droits de l'homme les plus graves, près de 1.400 soldats marocains retenus prisonniers depuis plus de vingt ans en violation de la convention de Genève sur les prisonniers de guerre, des conditions de détention et de torture innommables… : selon les témoignages concordants de rescapés de l'enfer, ce sont bien les forces régulières algériennes qui encerclent, sous très haute surveillance, les ressortissants marocains séquestrés dans l'extrême Sud algérien.
Le crime le plus ignoble est la dispersion des familles sahraouies, réparties comme des bêtes de somme, à Cuba et ailleurs. Dans cette île, on compterait plus de 2.000 enfants d'origine sahraouie qui subissent l'exploitation, l'endoctrinement et les viols à répétition, sous le couvert fallacieux de leur scolarisation et de leur éducation.
“ Malgré le renforcement de la surveillance dans les camps, le Polisario vit une hémorragie sans précédent, illustrée par la défection de milliers de personnes. Voué aux gémonies, confronté à une crise intérieure sans précédent, le Polisario ne peut plus compter aujourd'hui que sur l'aide et le soutien de ceux qui refusent obstinément de voir ces terribles réalités ”, s'accordent à souligner les trois responsables d'ONG, Gajmoula Ebbi (ex-membre du Bureau politique du Polisario), Houcine Baida et Saïda Tazi.
Leur description des ghettos du centre de détention Er-Rachid (grottes creusées ne contenant qu'une seule personne par cavité), les méthodes variées de torture inique, tels le bandeau sur les yeux, les menottes et les cordes, le pas du tortionnaire, l'électricité, les brûlures des parties sensibles aux cigarettes, l'arrachage des ongles, le bris des dents, les injections d'eau salée… provoquent le dégoût le plus profond.
Au chapitre de l'aide humanitaire, les Polisariens ont toujours menti aux organismes internationaux, en leur livrant le chiffre irréel de 165.000 personnes détenues dans les camps, pour lesquelles ils reçoivent une contrepartie, alors que celles-ci ne dépassent pas les 50.000 individus, y compris les effectifs militaires et policiers des séparatistes. De pauvres séquestrés civils auxquels est dénié le droit au retour et au rapatriement volontaire. Ce qui n'a pas empêché la multiplication des tentatives d'évasion des cadres repentis, ainsi que des civils embrigadés de force.
Les centaines de tonnes de denrées alimentaires, médicaments et biens d'équipement sont régulièrement écoulées clandestinement par des filières dans le grand Sud algérien et le Nord mauritanien. L'intendance du Polisario est entièrement équipée par le détournement de l'aide humanitaire. Les recettes frauduleuses servent à renflouer les caisses du mouvement et à alimenter les comptes bancaires de Mohamed Abdelaziz et des membres de sa famille.


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