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Une jeunesse reconnaissante
Publié dans La Gazette du Maroc le 26 - 07 - 2004

A l'étranger, le Maroc c'est ce jeune Roi, hier encore Prince héritier à l'ombre de ce grand Monarque qu'était Hassan II. Au Maroc, que ce soit en sa qualité de Prince héritier ou de Roi aujourd'hui, Mohammed VI est le symbole de ce Maroc meilleur, décidé à rompre définitivement avec son passé. Dans les deux cas, le Souverain incarne l'image profondément marocaine et à la pointe de la modernité qui stimule l'enthousiasme populaire.
Aujourd'hui, alors que le peuple marocain fête, dans une euphorie toute marocaine,
le 41ème anniversaire de SM
le Roi Mohammed VI (appelée communément la Fête de la Jeunesse), la tentation journalistique est grande de vouloir dresser un bilan de ces cinq années de règne. Pourtant, les bilans de gestion politique, économique, administrative et sociales sont plus ou mois faciles à retracer, puisque les réalités y sont chiffrables, mais les bilans d'image sont durs à dresser. L'image du Souverain obeit, en effet, à des critères subjectifs d'évaluation sans compter, comble de la difficulté, que le cas marocain recèle de précieuses originalités. C'est un Roi qui incarne, essentiellement, la beauté, la puissance, la souplesse et le savoir-faire qu'aucun objectif ne pourrait le saisir définitivement.
C'est un peu le produit subtil d'une éducation rigoureuse et d'une personnalité à la sensibilité prononcée. Il a hérité de qualités essentielles: il sait chercher l'inspiration, guetter l'harmonie, mais il n'oublie pas qu'il faut aussi travailler les fondamentaux. C'est pour cela qu'il va, dès son accession au Trône en 1999, s'atteler à rappeler cette dimension profondément humaine du pouvoir qui s'installe. Une expérience nouvelle qui jette une lumière nouvelle sur la tâche du Souverain et le rend à sa propre humanité. Les bains de foule au quotidien feront de lui "le Roi des pauvres" avant de le consacrer plus tard "Roi des cœurs". On va d'ailleurs comprendre très vite que le personnage a décidé d'utiliser le pouvoir pour agir, rendre ce Maroc meilleur, effacer ou limiter les inégalités. Il est à l'écoute des petites gens, il s'intéresse à leur sort.
Dès le départ, il refuse le populisme pragmatique et déploie une énergie sincère pour apporter des réponses concrètes à la misère des hommes. Il ne cache d'ailleurs pas son profond souci pour le social, l'épanouissement des jeunes et l'émancipation de la femme. "S'il faut plusieurs générations pour mettre tous les Marocains à l'abri de la pauvreté matérielle, il est possible de les affranchir, dans des délais prévisibles, du carcan de l'ignorance, de l'analphabétisme intellectuel, de l'ostracisme et d'autres aspects de l'indigence morale", avait souligné le Souverain dans son discours du 20 août 2003.
Réconciliation
En effet, le social ainsi que la jeunesse ont été et sont toujours les deux principaux soucis du Souverain. Que ce soit en sa qualité de Prince héritier hier ou de Roi du Maroc aujourd'hui, le Souverain s'est directement impliqué pour faire bouger les choses. En complet veston, comme en chemisette, souriant et attentif, l'image du Souverain, à la fois profondément marocain et à la pointe de la modernité, stimule l'enthousiasme populaire et une confiance sans réserve chez ceux qui auraient pu être tentés de désespérer de tout. Les jeunes en particulier s'identifient à cette image. La jeunesse marocaine de l'étranger, notamment, s'est de plus en plus réconciliée avec son pays d'origine, s'identifiant d'ailleurs au Souverain qui a voulu qu'elle soit traitée autrement. Qu'elle se sente bien chez elle. Qu'elle se rend compte que le Maroc nouveau est une réalité, et non pas une illusion. Parce que les jeunes immigrés marocains ne doivent pas être considérés uniquement comme une source de devises et de potentiels investisseurs. Ce sont des citoyens méritant plus d'attention. Ils vivent loin des leurs et des fois dans des conditions hostiles. Et ils n'aimeraient pas subir les mêmes affres dans leur propre pays. Ainsi, les campagnes de solidarité et les actions de la Fondation Mohammed V font désormais partie intégrante des priorités du Souverain. Les Jamel Debbouze, Rochdy Zem, Saïd Taghmaoui, Gad El Maleh et autres ne cachent d'ailleurs pas cette référence. La jeunesse marocaine trouve d'ailleurs ses idéologies dans cette image que donne son Souverain. Celle d'un Roi citoyen qui a décider d'en finir avec les vieux clichés. Dernier exemple en date, le mariage royal. Pour ne pas rompre la lune de miel, le Souverain a tenu à inviter les Marocains à sa table. Le Roi a ouvert ses portes, les Marocains ont participé à la fête, au mariage d'un "citoyen ordinaire", comme il se plaît à le répéter. Une proximité qui fait partie du personnage, porteuse de sens. Résultat, "l'effet Mohammed VI" est réel. C'est à la fois un style, une vision et une manière de regarder l'avenir.
Un Roi de proximité
Une vision et un style qui ont scellé définitivement la réconciliation entre la jeunesse marocaine et la famille royale. Depuis son accession au Trône en 1999, et même lorsqu'il était encore Prince héritier, la lutte contre la pauvreté a été, et l'est toujours, la pièce maîtresse de la politique sociale du Souverain qui a effectué plusieurs tournées dans le pays durant ces derniers mois. À Kenitra, Tanger, Tétouan, Chaouen, Al-Hoceima, Nador, Taza, Fès, Meknès, Marrakech, Essaouira, Safi, Agadir, et dans le Tafilalet, le Souverain a pu voir l'attachement émouvant et l'affection respectueuse des jeunes pour sa Personne.
Au cours de ces périples, le Roi a procédé à
de nombreuses inaugurations de projets sociaux et économiques au profit de cette nouvelle génération qui portera le flambeau du développement économique du pays. C'est une monarchie en perpétuel mouvement et un jeune Roi régulièrement sur le terrain. La capitale du Royaume était là où le Souverain se trouvait. A Casablanca comme à Rabat ou à El Hoceïma, le Roi est disponible, visible, et à l'écoute de toutes les doléances de cette jeunesse en mal de stras systems. C'est ce qui a poussé plusieurs organes de presse, de renommée internationale, de baptiser le Souverain "le Roi de proximité ". Un Roi qui va parler aux citoyens sans se soucier du protocole ni d'aucune contrainte s'est vite attiré l'adhésion des cœurs. Les jeunes Marocains ont découvert avec fierté la certitude que les inégalités seraient combattues avec d'autant moins de pitié qu'elles engagent tout le pays, et que le retard terrible accumulé devait être rattrapé avant que le pays n'entre dans quelque hasardeuse tourmente.
Les citoyens les plus humbles rencontrent leur Souverain, inlassable, compatissant, vigilant sur les priorités et la performance des circuits de l'aide. C'est autour de ces principes fondamentaux que Sa Majesté le Roi a articulé sa politique sociale. Et sa politique sociale est l'un des deux pôles essentiels de son action. Dans tous ses discours, Sa Majesté déclare une guerre urgente et sans merci contre le chômage et la pauvreté pour redonner un horizon à sa jeunesse. Une jeunesse longtemps ignorée par les officiels qui la gouvernent.


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