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Réponse à mon compatriote “berbère”
Publié dans La Gazette du Maroc le 20 - 05 - 2002

Parler de discrimination raciale au Maroc prêterait à rire, n'eut été la menace que cela préfigure.
Comment traduire, dans le contexte d'une réponse du président de l'association berbériste “ Taminout ” (1), le terme “ houjoume ” ? Agression, attaque ou offensive ? Quoi qu'il en soit, c'est l'un de ces délits que j'aurais commis contre cette association dans le dossier de “ La Gazette ” consacré au mouvement amazigh. Simplement en prenant position nette contre l'extrémisme berbériste.
Je ne sais de quoi se nourrit la paranoïa d'Id Belkacem, et il est libre d'aller puiser ses arguments là où il peut. Mais évoquer la question amazighe en termes de “ peuples autochtones ” (ou “ d'origine ”) –Le Pen dit les Français “ de souche ”- est une démarche éminemment raciste. Et extrêmement dangereuse.
La présentation, ainsi, d'une “ pureté de la race ” opposée à la composante arabe du Royaume, porte en elle les germes de la guerre civile. C'est aussi idiot que cela.
L'appartenance étant à mes yeux essentiellement culturelle, mais étant aussi fermement convaincu de l'hybridité du Maroc, je ne reviendrai pas sur le détail du dossier que le lecteur peut consulter dans “ La Gazette du Maroc ” numéro 259 du 15 avril 2002.
J'en réitérerai cependant les évidences : le Maroc est riche de sa diversité. La culture amazighe y est brimée. Sa reconnaissance constitutionnelle est, à terme, inévitable. C'est une action à mener avec intelligence pour qu'elle fonde solidement le socle du Royaume fédéral. Promouvoir et développer la culture et l'écriture berbères est un droit doublé d'un devoir. Accomplir ce devoir en usant de la langue française, fut-ce à travers l'alphabet latin, au détriment de l'arabe, n'est pas le meilleur service à rendre à la cohésion nationale et au lien social ; à moins que ce ne soit précisément eux la cible. Tenant ce discours, en quoi serais-je raciste ? C'est pourtant ce dont m'accuse Belkacem, qui a visiblement des problèmes de compréhension. Autiste, il souffre apparemment aussi de dyslexie.
Le débat aurait pu être instructif. Las, l'argumentaire du président de l'association “ Taminout ” est tout bonnement incohérent et confus, en se référant à la notion des “ droits des peuples autochtones ” Id Belkacem donne au sujet des dimensions invraisemblables. Il confond l'Australie et le Maroc, les Berbères d'ici et les Indiens des Amériques. À quelle époque et où les tribus berbères auraient-elles subi le sort des aborigènes, et à quel instant de l'histoire des hordes arabes auraient-elles commis des génocides contre elles ?
Parler de discrimination raciale au Maroc par un amalgame aussi grossier prêterait à rire, n'eut été la menace que cela préfigure. Que celui qui a souvenance que le Maroc ait été un jour gouverné par un Peter Botha lève le doigt. J'appelle aussi à la barre tout témoin qui aurait vu les Berbères contenus à l'arrière des bus. Ou dire dans quelle région, et en quelle ère, les enfants berbères avaient à fréquenter des écoles spécifiques, si ce n'est, peut-être, pendant le protectorat, vainement d'ailleurs, lorsque, par le dahir berbère, on voulut créer au Royaume deux sociétés distinctes ?
Trêve de plaisanteries ! Comment affirmer que pendant quarante ans l'Etat s'est construit sur la ségrégation raciale, pratiquant l'exclusion en raison de l'ethnie, de l'origine et de la langue, sans crever le mur de la frivolité intellectuelle ? Si j'en crois mes yeux et mes oreilles, l'arabe est à peine un iota mieux loti dans l'administration et la société marocaine.
C'est vrai, l'Etat -arabo-berbère, il faut le dire- a été bâti sur la discrimination, mais par l'argent. S'appuyant sur des féodalités rurales et des féodalités urbaines déguisées en “ grands groupes économiques modernes ”, il a exclu du partage des richesses, de l'éducation, de la santé, de l'habitat, etc, autant d'Arabes que de Berbères. Je ne crois pas que les pauvres d'Ourika aient beaucoup de choses à envier à leurs coreligionnaires dans la misère de Romani, ou que l'indigent d'un bled de la région de Sidi Slimane ait plus d'eau potable à domicile que son homologue de Boulmane.
Le régionalisme, réel, est une chose, le racisme en est une autre. Le reste n'est qu'ergotage
(1) L'hebdomadaire “ Al Moustakil ” du 26 avril


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