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Publié dans La Gazette du Maroc le 17 - 06 - 2002


Festival Gnaoua d'Essaouira
Pourrait-on manquer le festival Gnaoua et musiques du monde, où les musiques hantent âmes et corps ? Pourrait-on résister aux quatre vents de l'ancienne Mogador, qui insufflent liberté, joie et volupté ? Essaouira ensorcèle ses visiteurs, parsème dans les vents du large
“les murmures enchanteurs”
des maâlems, des musiciens
du monde. La cinquième édition célébra les intimes retrouvailles des musiques, et des publics .
Etre au Festival Gnaoua c'est vivre d'arts, de musiques, vivre aux rythmes des cœurs, étreindre les corps transis, célébrer l'être, s'emmitoufler dans les couleurs chatoyantes des hadras, découvrir l'autre, échanger les regards, les sourires, s'envoler comme l'oiseau pour embrasser les remparts de la ville. Peut-on évoquer la “femme voilée” ou Mogador, sans les sons du guembri et des qraqebs, instruments par excellence des gnaoua ? Cette année, le Groupe de Hamid El Kasri lança la “derdeba”, rite des possessions des gnaoua marocains, le jeudi 13 juin. Le célèbre Maâlem, originaire de Rabat, Hamid el Kasri enchanta le public par sa capacité artistique à fusionner les musiques Gnaoui du Nord et du Sud. La Scène Moulay Hassan vibra aux rythmes des Bauls du Bengales, un groupe hindou, dont le nom dérivé du sanscrit, désigne des poètes-acètes, des fous itinérants qui chantent le divin sous toutes ses formes. Accompagnés d'instruments rudimentaires tels que l'ektara (instrument à corde), le dughi (petite tabla en terre cuite ou en métal), les musiciens Bauls sont des adeptes de la musique “divine” et déambulent d'un village à un autre, quémandant leur riz quotidien en échange de leurs chants. Les maâlems Mustapha et Ahmed Bakbou avec Louis Bertignac, Linley Marthe, Minino Garay et Mokhtar Samba ont annoncé les couleurs des lilas qui ont eu lieu au complexe artisanal, à la place el Khayma et au marché aux grains. Les lilas mises en place dans les différents recoins de la ville débutèrent à 23h30, submergeant Mogador dans une frénésie euphorique qui dura jusqu'au petit matin, puisqu'un autre concert acoustique, animé par Hadouk Trio, était prévu à partir de 24h00 chez Kébir.
Les festivaliers se réveillèrent vendredi dernier sous les cris des mouettes, la rafraîchissante brise souirie et entamèrent les palabres autour de la “Société civile, culture et développement urbain”, prenant à titre d'exemple le cas d'Essaouira. Le colloque programmé les matinées du vendredi et samedi aborda les différentes possibilités de promouvoir la ville par le biais du tourisme et des efforts de la société civile.
En fête, la ville célébrait à partir de 15h00 son festival off, où le public était convié à danser aux rythmes de Houara, Hmadcha, Purple Dolphins (percussions). Les Derga lancèrent les tons rock et rai de la soirée. Ce groupe de jeunes étudiants marocains crée un espace de rencontre de styles autour des rythmes et des vibrations gnaoua. La “Diva du Désert” Dimi Mint Abba perpétua la tradition des griots en chantant les hauts faits de la communauté mauritanienne. Appréciée par le public, la chanteuse avait reçu une chaleureuse ovation lors du Festival des musiques sacrées de Fès. Un accueil qui s'est reproduit agréablement à Essaouira.
Les fraîches nuits d'Essaouira chantent les joies, consolent les âmes et se noient dans l'intimité rassurante des lilas où justement, on ne délecte que musique et on ne respire que liberté et bien-être. Essaouira avait lancé le défi de promouvoir l'économique et le social par le biais du culturel. Un challenge qui se révèle de plus en plus accessible et dont témoigne la forte présence des festivaliers, qui exhaussent l'appel magique des gnaoua et musiques du monde.


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