HCP : La population du Maghreb passera à 131,9 millions en 2050    Le projet solaire Noor Midelt I attribué au consortium mené par EDF Renouvelables    Une troisième recrue pour le Raja    L'ambassadeur du Maroc en Namibie remet ses lettres de créances au Président Geingob    L'ONU rend hommage aux soldats de la paix, dont un Marocain    Marrakech. Le CRT dresse son bilan    La Tribune de Nas : La Coupe du Monde 2022 s'exporte à Casablanca…    2000 : Les Lions de l'Atlas chutent au premier tour    Bahja et Camacho : souvenirs partagés    Coupe d'Afrique. Continental sponsor officiel jusqu'en 2023    Tanger. Trois individus arrêtés, 8.000 comprimés de psychotropes saisis    Education nationale. Un budget en hausse    Once Upon a time in…Hollywood. Une claque tarantinesque !    Azelarab Kaghat, le général…    Lycée Victor Hugo: Première plainte au Maroc, convocation pour harcèlement du proviseur à Paris    Insolite : Trahi par Facebook    Ligue des champions : Les billets du match WAC-EST sont disponibles    Nouveau single : «Ya Denya» lance la carrière de Sara Moullablad    Un regard certain sur le monde    Adil Zaidi : «La 13ème région connaît un accueil extrêmement favorable»    SM le Roi préside la 3e causerie religieuse du Ramadan    SM le Roi inaugure à l'arrondissement Sidi Moumen un Centre médical de proximité    Recherche scientifique au Maroc 2006-2016: le Rapport de Fassi Fehri    Affaire Khadija: Report du procès    Le Maroc compte taxer Facebook et Google    Washington-Téhéran: La tension est à son comble…    BAM: l'immobilier en berne    Le New York Times consacre un long carnet de voyage au Royaume    Baccalauréat 2019. Une nouvelle date pour l'examen régional unifié    Politique de voisinage : Politique de voisinage L'UE se félicite de la coopération avec le Maroc    Pourquoi la Loi sur les travailleurs domestiques n'est pas appliquée    Officialisation de l'amazigh. Qui est responsable du retard ?    Viol et séquestration. Le procès de Khadija enfin lancé    Le Maroc fait sa promo en Espagne    Edito : Avalanche de lois    Tarifs douaniens: Les fabriquants de chaussures contre la procédure de Trump    Nike accusé de contrefaçon    Divers sportifs    Tous les bienfaits santé du poivre    La santé visuelle des chauffeurs professionnels objet d'une campagne médicale    Divers    En Libye, la guerre est aussi économique    L'environnement de la sphère publique marocaine, impact sur la communication    Niki Lauda, miraculé de la F1, meurt paisiblement à 70 ans    Arsenal a une longueur d'avance dans le dossier Ziyech    Ces tournages qui ont tourné au drame : Harry Potter et les Reliques de la mort    La faune et la flore à l'honneur lors de la journée internationale des musées    Adil Fadili : Les séries policières suscitent un intérêt grandissant du public    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





1,2,3, où va l'Algérie ?
Publié dans La Nouvelle Tribune le 21 - 02 - 2019

L'Union du Maghreb Arabe, UMA, vient de célébrer ses trente années d'existence.
Mais, peut-on vraiment célébrer l'anniversaire d'une entité régionale qui, hormis quelques structures bureaucratiques occupées par des diplomates de carrière, n'existe que formellement, sur le seul papier sur lequel est couché le texte fondateur de ce « Traité de Marrakech » ?
Alors que ce trentenaire est passé totalement inaperçu pour les peuples du Maghreb, institutions politiques partisanes et médias, seul le Président algérien Abdelaziz Bouteflika a cru bon de l'évoquer publiquement et officiellement, adressant au Roi du Maroc, SM Mohammed VI, un message en cette occasion.
On épargnera au lecteur la redite des circonvolutions mielleuses qui émaillent ce texte pour uniquement relever la proposition du Chef de l'Etat algérien d'observer en cette occasion « une pause » qui serait dédiée à la réflexion partagée sur les voies et moyens de relancer l'idéel maghrébin commun et, partant, sa construction régionale.
Le mal profond du Pouvoir algérien
Mais comment pourrait-on imaginer, un seul instant, que la volonté de relancer le Maghreb puisse devenir opératoire sans le règlement définitif de préalables incontournables et sur lesquels, bien soigneusement, avec autant de diligence que d'hypocrisie, le Pouvoir algérien fait l'impasse depuis plusieurs décennies ?
L'Union du Maghreb Arabe est une organisation mort-née parce que l'Etat algérien n'a jamais consenti en quasiment un demi-siècle, à cesser ses ingérences et sa politique d'obstruction systématique au parachèvement de l'unité nationale et territoriale du Maroc.
Alger, qui instrumentalise, finance, arme et soutient les séparatistes mercenaires du polisario, est le maître d'œuvre inique et unique de cette politique hypocrite qui consiste à faire l'exact contraire de ses promesses, professions de foi, assurances et engagements officiels !
Et c'est au Président Abdelaziz Bouteflika que revient le rôle principal, celui d'émettre des vœux pieux d'un côté et de poursuivre de l'autre, son dessein viscéralement anti-marocain !
Ce double langage révèle en réalité la schizophrénie du Pouvoir algérien et rien n'indique que ce triste état, souvent accompagné de paranoïa, trouvera rapidement un terme.
Comment pourrait-il d'ailleurs en être autrement alors que le peuple algérien s'apprête à se rendre aux urnes pour des élections présidentielles où Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, affecté par un AVC massif depuis 2013, briguera un cinquième mandat ?
Une démarche absolument surréaliste, qu'un esprit cartésien et logique ne saurait accepter et que l'entourage d'un Président amoindri, incapable de se déplacer, à l'élocution difficile, isolé dans un complexe présidentiel aussi fermé que l'était la Cité interdite sous l'Empire chinois, s'apprête à imposer à des millions de citoyens de ce pays voisin.
Certes, l'avenir du peuple algérien ne nous concerne pas directement car il est seul maître de sa destinée et l'ingérence dans ses affaires intérieures n'est pas permise.
Mais est-ce s'ingérer de s'inquiéter de ce qui se passe en Algérie quand on voit qu'en réalité le pouvoir y est confisqué par une camarilla dominée par la famille même du Président Bouteflika et l'appui de la haute hiérarchie militaire ?
Ne doit-on pas, en toute légitimité née du voisinage et de l'appartenance commune à ce Maghreb, s'interroger sur les conséquences d'un nouveau mandat présidentiel assumé par un homme qui, sans doute, est à peine maître de pensées qu'il ne peut plus exprimer ?
Déjà en Algérie et au sein de la diaspora algérienne, des voix s'expriment pour refuser cette nouvelle mystification seulement permise parce que les différents clans qui s'affrontent pour le pouvoir considèrent encore que la candidature de Bouteflika est la seule qui, par défaut, les arrange tous ?
Le Maroc, droit dans ses bottes !
Mais nous, Marocains, qui observons cette dérive sur laquelle les citoyens algériens n'ont aucune prise, pouvons-nous encore croire qu'il y a quelque espoir à formuler envers le Pouvoir algérien qui, d'un côté, nous propose une UMA, ménopausée ou andropausée (chacun choisira le genre qui lui plaît), et de l'autre, engage ses mercenaires de Tindouf dans la contestation multiforme de notre unité nationale sacrée ?
En fait, dans cette relation où la dyslexie intellectuelle sert de pavement au discours officiel algérien, le Royaume a bien pris soin de mettre en œuvre des politiques destinées à préserver ses acquis et conforter son intégrité territoriale.
Et, si depuis le début de la décennie 70 du siècle dernier, les obstacles ont été systématiquement mis sur notre route, l'Algérie n'a jamais pu empêcher que sur le terrain, dans nos Provinces du Sud, le drapeau national ne flotte sans interruption !
Et, avec les avancées diplomatiques sur la scène continentale, les acquis chaque plus nombreux au sein de l'Union africaine, l'approbation parlementaire européenne massive des accords, agricole et sur la pêche, Maroc-UE, l'affectation par le Budget fédéral américain de crédits pour nos Provinces du Sud qui seront gérés et engagés par Rabat, tout indique que le Royaume récolte de plus en plus fortement les fruits de sa persévérance dans la défense de ses droits inaliénables.
Impossible de prévoir jusqu'où ira le déclin du Pouvoir algérien actuel qui s'enfonce dans les ténèbres de l'irraison et de l'entêtement.
Mais le Maroc ne changera pas de voie et attendra, avec patience et détermination, qu'arrive le vent du changement chez nos voisins.
Alors quand le Président Bouteflika nous suggère une pause, on préfèrera qu'il se repose…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.