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Visions multiples rend hommage aux plasticiens de Fès
Publié dans La Nouvelle Tribune le 22 - 09 - 2011

« C'est dans le somptueux cadre du Sofitel Palais Jamaî que s'est déroulée, du 16 au 18 septembre la dernière édition de « Multiples Visions ». Organisé par Maroc Premium en partenariat avec Sofitel Luxury Hotel, « Visions Multiples » est un événement itinérant dans les grandes villes du Maroc.
Il s'agit, en effet, d'un rendez-vous artistique de haute facture. Chaque exposition est l'occasion de réunir des artistes plasticiens ou originaires d'une même région. C'est une manière, selon les organisateurs, de montrer la dynamique de création et la subtilité artistique de toutes les villes marocaines. Pour Mme Jolanda Sadni Ziane, directrice générale du Sofitel Palais Jamaî, ce genre d'événements permet, d'un côté de promouvoir les artistes de la ville, de découvrir de nouveaux talents, et d'un autre de créer une animation culturelle distinguée au sein de l'hôtel. « Nous sommes prêts à soutenir tous les événements de qualité. Nous sommes même partant pour un rendez-vous mensuel. », a déclaré Mme Jolanda Sadni Ziane.
En effet, après Essaouira, Rabat et Marrakech, c'était au tour de Fès d'accueillir une nouvelle édition de « Visions Multiples ». Les amoureux d'arts plastiques ont pu découvrir une exposition exceptionnelle rassemblant des artistes marquants de la ville de Fès. Abdelhay Demnati, Abdesslam Lahrach et Cheikh Zidor, tous originaires de Fès, ont accroché leur travaux dans le magnifique cadre du Palais Jamaî. Abdesslam Lahrach, a exposé plusieurs installations originales. On y retrouve une pluralité de dichotomies : plein/vide, visible/invisible, énergie/apathie, vie/mort, force/inertie, le blanc et le noir…Des contrastes qui ne sont que le reflet de notre vie au quotidien, comme le précise l'artiste. Fils de fer, papier, bois, tissus, cordes,… autant d'objets triviaux, sont utilisés par l'artiste pour exprimer une idée, une vision, voire un instant, ou autres. Abdesslam Lahrach, refuse d'orienter la lecture de ses oeuvres. Pour lui chaque personne, selon sa propre histoire, sa culture, son humeur au moment où elle regarde la toile, y verra quelque chose de différent. Le choix de l'installation, comme mode d'expression artistique et de la bichromie, noire/blanc est une manière, selon l'artiste peintre d'accompagner l'évolution de la société moderne et de donner un sens moderne à l'acte de peindre.
Pour sa part, Abdelhay Demnati nous replonge dans l'art antique des miniatures ; A première vue, ses toiles nous rappllent Abdelali Rbat ( l'un des pionniers de cet art au Maroc ), mais Demnati va plus loin que son maître, par la finesse des traits, le foisonnement des détails, la douceur des couleurs, ... Obnibulé par son amour pour Fès, son architecture, la magie de ses rituels, Demnati nous livre des toiles qui respire la vie et les « rites féminins intimistes » au sein des riads, festivités, souks et cafés populaires, Halkas, promenades, ruelles, etc. Le public est transporté dans l'univers des légendes populaires. On a l'impression que l'art de la peinture se substitue à celui de la narration. Enfin les oeuvres de Cheikh Zidor renvoient à la spiritualité qui habite la médina de Fès. Ses oeuvres abstraites reflètent une sensibilité intérieure qui émeut et apaise l'esprit de celui qui les approche.
Leila Ouazry
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2 questions à Mme Jolanda Sadni Ziane, directrice générale du Sofitel Palais Jamaî
Quelle la valeur ajoutée d'un tel événement pour votre établissement ? Mme Jolanda Sadni Ziane : C'est une excellente initiative. Nous soutenons l'art dans toutes ses formes. Nous sommes d'ailleurs partenaires de plusieurs événements qui se tiennent dans la ville (Festival des Musiques Sacrées, du Festival des Arts culinaires, les Escales Littéraires du Sofitel, Jazz in Riads, ...). Nous gardons un très beau souvenir que ce soit pour les Musiques sacrées ou les Escales littéraires. Les débats et les rencontres étaient de très haut vol. Le fait d'accueillir les artistes peintres de la ville de Fès est une fierté pour nous. Nous avons le lieu, ils ont le talent, je pense qu'en associant nos efforts, on peut créer une dynamique culturelle dans la ville, surtout qu'il n'y a pas beaucoup de choses qui s'y passent. Nous sommes prêts à réitérer l'expérience.
Il semble que vous ayez décidé d'éditer un livre sur l'histoire du Palais Jamaî, notamment, celle de Moulay Hassan 1er, et de toutes les autres familles ayant possédé le palais par la suite ou y ayant vécu. Est-ce vrai ? C'est tout à fait vrai. Nous sommes en train de collecter les informations. En effet, l'histoire remonte à 1987. Et notre souhait est de mettre en avant le côté « palais princier » de notre établissement. De démontrer cette richesse de l'art de vivre marocain, la dextérité des artisans marocains à travers la précision du travail à la main, sur des matières nobles comme le bois de cèdre sculpté, le marbre rose, les dentelles de plâtre, ... Bref, la tradition marocaine dans toute son authenticité et un savoir faire transmis de génération en génération, que nous voulons que nos clients mettent en exergue, pour le préserver et pour que la transmission se poursuive. Et c'est pour cela que nous voulons que les gens (nos clients, mais aussi tous les Marocains) prennent conscience de cette richesse.
ropos recueillis par Leila Ouazry


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