Les universités seront mobilisées pour former des ingénieurs, des cadres moyens et des techniciens supérieurs selon les besoins spécifiques exprimés par les industriels via la CGEM, l'AMICA et le GIMAS. L'objectif étant de combler le gap quantitatif et qualitatif en formation des ingénieurs, cadres moyens et TS, à l'horizon 2025. C'est l'objet d'une convention cadre qui vient d'être signée, mardi à rabat, entre le gouvernement et la CGEM. L'objectif étant de renforcer la formation d'ingénieurs, de cadres moyens et de techniciens supérieurs dans différents secteurs industriels. Signée entre le gouvernement représenté par les ministère de l'Enseignement supérieur et celui de l'Industrie et du commerce, et, du côté du secteur privé, par la CGEM, l'AMICA et GIMAS, cette convention met le partenariat public-privé au service d'une formation adaptée au besoin croissant et de plus en plus pointu des industriels en compétences spécialisées. Résultat d'une étude lancée par le ministère de l'Industrie et du commerce, avec l'appui de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et en partenariat avec les signataires précités, cette convention, en plus de la mise à niveau de la formation existante, vise l'intégration progressive de modules de formation sur les soft skills, la production durable/décarbonée et l'industrie 4.0, mais aussi l'implication des industriels dans l'amélioration de l'offre de formation des universités, notamment, pour les secteurs automobile et aéronautique. Le Maroc, est-il souligné lors de la signature de cette convention, a entamé un chantier de transformation de portée multidimensionnelle, visant à propulser la qualité de l'écosystème de l'enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation et à rehausser substantiellement son apport au développement. La finalité première de ce chantier structurant, a-t-on soutenu, est de former un capital humain de haute qualité répondant davantage aux besoins actuels et futurs des différents secteurs de l'économie nationale. Ainsi, dans le cadre de cette convention, le ministère de l'Enseignement supérieur s'engage à mobiliser les universités pour former des ingénieurs, des cadres moyens et des techniciens supérieurs selon les besoins spécifiques exprimés par les industriels via la CGEM, l'AMICA et le GIMAS. L'objectif étant de combler le gap quantitatif et qualitatif en formation des ingénieurs, cadres moyens et TS, à l'horizon 2025. Il s'agit de l'adaptation du contenu des filières existantes relatives à 10 macro-filières pour les profils ingénieurs et 8 macro-filières pour les TS et les cadres moyens et la création de 13 nouvelles filières/spécialisations dans les nouveaux métiers de l'industrie. Ce ministère va procéder, ainsi, à l'augmentation du volume consacré aux aspects soft skills et à l'intégration de modules de formation liés à l'industrie 4.0 et à la production durable / décarbonée. Et pour ce faire, il incitera notamment les universités à impliquer les acteurs industriels et leurs représentants (CGEM, AMICA et GIMAS) dans la conception des programmes de formation tout en facilitant les partenariats entreprises/universités pour la création de filières et spécialisations. Quant à la CGEM, l'AMICA et au GIMAS, ils s'engagent à conclure des conventions spécifiques avec les universités pour former des profils déterminés selon leurs besoins (actualisés annuellement), à contribuer à l'amélioration des programmes de formation et à l'insertion des diplômés au sein des entreprises qu'ils représentent. Ils s'engagent, également, à impliquer les entreprises dans la conception des programmes de formation, entre autres.