Supporters 12è Gaindé La justice marocaine a rendu son verdict dans l'affaire des supporters sénégalais interpellés à l'issue de la finale de la CAN 2025. Le procès s'est tenu au tribunal de première instance de Rabat, dans une atmosphère décrite comme tendue par plusieurs sources proches du dossier. Les prévenus, poursuivis pour des faits qualifiés de hooliganisme, ont été reconnus coupables d'actes de violence, de dégradations et d'atteintes à l'intégrité physique d'autrui. Des faits considérés comme graves par le parquet marocain Comme nous l'avons indiqué dans une publication sur le réseau social Facebook, les autorités judiciaires ont retenu plusieurs éléments constitutifs des infractions : * violences en réunion ; * voies de fait contre des agents et stadiers ; * jets de projectiles ; * dégradations de biens publics ; * troubles graves à l'ordre public pendant une compétition internationale. Le procureur du Roi avait requis des peines fermes, considérant que les actes reprochés portaient atteinte à la sécurité d'un événement de grande ampleur et avaient mis en danger des personnels mobilisés pour le déroulement de la finale. Des peines de prison ferme, modulées selon le niveau d'implication Le tribunal a rendu une décision alignée sur les réquisitions du ministère public. Les peines prononcées vont de la prison ferme de courte durée à des condamnations plus lourdes pour les prévenus considérés comme les plus impliqués. Des amendes ont également été imposées afin de couvrir une partie des dommages matériels. Cette gradation reflète la volonté de la justice marocaine de distinguer les responsabilités individuelles, en tenant compte des faits, des preuves vidéo et des témoignages recueillis. * 9 supporters ont été condamnés à un an de prison ferme plus une amende d'environ 500€. * 6 écopent de 6 mois de prison ferme et une amende de 200€. * 3 sont condamnés à 3 mois de prison ferme et devront payer 120€ d'amende. Une affaire suivie de près par la Fédération sénégalaise de football La Fédération sénégalaise de football (FSF) a réagi dans un communiqué, soulignant le caractère difficile du procès et la tension ressentie durant l'audience. Elle a également pris acte du jugement tout en rappelant son suivi permanent de la situation depuis les interpellations. Selon la FSF, les prévenus, dont des membres du groupe 12è Gaindé, avaient été accompagnés juridiquement et suivis par ses représentants sur place, dans un souci de protection consulaire et d'assistance administrative. Une décision exécutoire et un dossier désormais clos sur le plan judiciaire Avec ce verdict, le tribunal met un terme à une affaire qui avait suscité une forte attention au Sénégal, au Maroc et dans les médias internationaux. Les condamnations sont exécutoires, ce qui signifie que les peines doivent être purgées conformément à la décision rendue. Ce jugement illustre la ligne adoptée par la justice marocaine : traiter fermement les débordements violents, en particulier lorsqu'ils surviennent dans le cadre d'événements sportifs internationaux où la sécurité est une priorité absolue.